Année : 2021

  • Etude de cas : La déminéralisation osseuse

    Etude de cas : La déminéralisation osseuse

    Le Docteur Monique Martinet, neuropsychiatre – pédiatre et fondatrice de AIR, a rencontré de nombreuses situations dans sa carrière. Nous vous proposons de découvrir des études de cas qui pourront vous aider dans votre pratique.

    EXPOSÉ

    Un enfant de dix ans, en situation de polyhandicap, d’origine génétique probable en raison de l’existence chez lui de signes dysmorphiques. Cet enfant est sans langage et a des difficultés de contact.

    Il présente de nombreux troubles, notamment digestifs, mais également musculo-articulaires.

    Une intervention chirurgicale sur luxation de hanche a été réalisée. Dans les suites, dès l’ablation du plâtre, le membre inférieur opéré apparaît très douloureux, l’enfant pleurant dès que quiconque tente de le mobiliser. Le genou est un peu chaud. Le résultat orthopédique est satisfaisant.

    Que recherchez-vous ?

    DÉCISION PRISE ET RESULTATS

    Recherche à titre systématique d’une déminéralisation osseuse. Compte tenu de la situation de l’enfant, choisir des examens complémentaires simples :

    • Examen de la densité osseuse sur les radiographies des membres inférieurs, notamment des pieds.
    • Et dosage sanguin du calcium et de la vitamine D.

    Prescription de vitamine D, d’abord journalière à petite dose. Puis, de façon plus systématique, une à deux prises annuelles.

    RÉFLEXION

    Les personnes alitées, telles les personnes polyhandicapées, mobilisent peu leur masse osseuse ; or celle-ci se renouvelle environ tous les quatre mois. Ce sont les mobilisations, les mises en charge, les vibrations, les tractions qui favorisent une bonne minéralisation des os.

    Une déminéralisation osseuse est source de douleurs et d’augmentation du risque de fractures.

    Aussi, le point sur l’état osseux de chaque personne ne possédant pas la marche,doit êtreréalisé ; et ceci régulièrement. Les études montrent qu’une telle déminéralisation peut être observée dès la petite enfance. Elle est prédominante au niveau des membres inférieurs, des pieds.

    Un tel bilan doit être tout particulièrement envisagé en pré opératoire d’une chirurgie osseuse ; le développement d’une algodystrophie post opératoire étant un réel risque potentiel.

    L’apport en calcium doit être correct ; de même que l’apport en vitamine D, sachant que ces personnes sont peu exposées au soleil (qui permet de transformer le précurseur de la vitamine D en vitamine D).

    Il faut également explorer tout le contexte thérapeutique de la personne, notamment la prise de laxatif, d’antiépileptique, de cortisone…

    Et mobiliser + ces personnes au quotidien : verticalisation, mobilisation passive et active, stimulations sensorielles, notamment vibratoires.


    Rédaction : Monique Martinet
    Crédits image : demisite.fr

  • La réforme de la démarche d’Evaluation Externe des ESSMS

    La réforme de la démarche d’Evaluation Externe des ESSMS

    Un référentiel national unique d’Evaluation des ESSMS

    La Haute Autorité de Santé (HAS) termine l’élaboration d’un Référentiel national unique d’Evaluation des ESSMS (mis sur son site en début d’année 2021 pour recueillir des avis). 

    Ce référentiel à destination des Evaluations Externes sera vraisemblablement également à destination des Evaluations Internes.

    Ce référentiel s’articulera autour de trois chapitres (La personne, Les professionnels, L’établissement / le service social ou médico-social) déclinés en plusieurs objectifs et nombreux critères.

    Les évaluateurs pourront faire appel à trois méthodes d’évaluation (Accompagné traceur, Traceur ciblé, Audit système).

    Il semble prévu que les résultats des Evaluations Externes soient publiés sur Internet.

    L’HAS définira-t-elle une référence sur le nombre de jours nécessaires pour réaliser une Evaluation Externe ?

    Un nouveau cahier des charges d’habilitation des organismes évaluateurs

    La HAS est en cours d’élaboration d’un nouveau cahier des charges d’habilitation des organismes évaluateurs qui sera probablement paru en janvier 2022. 

    Les nouvelles demandes d’habilitation pour devenir organisme évaluateur d’ESSMS seront examinées à compter de la publication de ce nouveau cahier des charges, date à partir de laquelle l’habilitation actuelle de tous les organismes évaluateurs ne sera plus effective. 

    Les organismes qui souhaiteront faire une demande d’habilitation à l’HAS devront obtenir, en amont, une accréditation par le Comité Français d’Accréditation (Cofrac).

    Le calendrier des évaluations externes

    Un décret du 12 novembre 2021, publié au JO du 13 novembre 2021, prévoit le calendrier des évaluations dues par les ESSMS. Ces derniers devront désormais transmettre, tous les 5 ans, les résultats des évaluations de la qualité des prestations qu’ils délivrent. Pour les établissements ayant conclu un contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens (CPOM), cette programmation est établie conformément aux calendriers d’évaluations prévus dans les contrats.

    La première programmation pluriannuelle des évaluations

    La première programmation pluriannuelle des évaluations sera établie, au plus tard, le 1er juillet 2022 et précisera que les évaluations externes devront être établies entre le 1er juillet 2023 et le 31 décembre 2027. 

    Seul régime dérogatoire : les établissements et services dont l’autorisation a été délivrée entre le 1er janvier 2007 et le 31 décembre 2008, et qui n’auront pas transmis leur seconde évaluation externe à la date du 1er janvier 2022, devront adresser les résultats de celle-ci aux autorités compétentes entre le 1er décembre 2022 et le 30 juin 2023.

    AIR évaluateur externe habilité

    AIR est habilité en tant qu’évaluateur externe depuis de nombreuses années et se prépare à repasser son habilitation d’organisme évaluateur à partir de la publication du nouveau cahier des charges.

    Pour plus de renseignements, vous pouvez nous contacter : air@airhandicap.org ou par téléphone : 03 81 50 00 44.


    Pour en savoir plus sur le nouveau référentiel : contact.evaluation-habilitation@has-sante.fr

    Evaluation Externe

    Rédaction : Lucille Blondé

  • Colloque – la santé dentaire et le handicap

    Colloque – la santé dentaire et le handicap

    Les maux de la bouche et le handicap – la santé dentaire

    Le jeudi 12 mai 2022 – AIR, 6 boulevard Diderot – Bâtiment B, 25 000 Besançon

    Pour l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la santé bucco-dentaire se caractérise par « l’absence de douleur buccale ou faciale, de cancer buccal ou pharyngé, d’infection ou de lésion buccale, de parodontopathie, de déchaussement et perte de dents, et d’autres maladies et troubles qui limitent la capacité de mordre, mâcher, de sourire et parler d’une personne, et donc son bien-être psychosocial ».

    Les maladies et les affections bucco-dentaires (caries, gingivites, aphtes, infections, tartre…) de l’enfant / l’adulte handicapé, avec leur corollaire fréquent de douleurs, perte précoce de dents, perte de goût, dénutrition…  sont-elles inéluctables ? Quel accès aux soins dentaires des personnes âgées en perte d’autonomie ? Quelle sensibilisation des soignants aux bonnes pratiques au quotidien ? Quels savoirs pour les professionnels de la santé ? Quel dépistage des besoins de soins bucco-dentaires ? Le réseau dentaire spécialisé en région.

    Manger est un acte universel, quotidien, banal et indispensable pour l’homme ; plusieurs sens et perceptions y contribuent. Préserver cette compétence demande d’être vigilant à maintenir les capacités de mastication et de déglutition. Le repas constitue un temps important dans la journée, c’est un temps de rencontre, d’intégration des règles sociales et culturelles.

    La bouche c’est aussi l’articulation de la parole, avec son impact sur la mobilité de la langue et des lèvres. Parler est un mécanisme permettant à chacun d’exprimer, par le biais des mots et donc du langage, ce qu’il perçoit, ressent, comprend ou encore pense.

    Le baiser est une symbolique culturelle et historique qui détient une place spécifique dans notre vie émotionnelle.

    Qu’en est-il de toutes ces fonctions chez l’enfant et l’adulte ayant un handicap, ou encore chez la personne âgée perdant progressivement la plupart de ces aptitudes ? Les soignants peuvent se trouver confrontés à des questions éthiques, notamment en termes de limites de traitement des dents, du bavage et surtout de l’alimentation orale ; soit, entre autres, le recueil du consentement de la personne.


    Le programme de la journée

    8h30 : Accueil

    9h00 : Introduction

    • AIR – Action Information Recherche, Dr. Monique Martinet, Neuropsychiatre et Pédiatre

    9h00 – 10h00 : Spécificités des soins bucco-dentaires auprès de personnes handicapées – aspects théoriques et retours d’expérience

    • Julien Boyer, Docteur en Chirurgie Dentaire – Mutualité Française Comtoise
    • Professionnels de la Maison d’Accueil Spécialisé (MAS) Georges Pernot, Association d’Hygiène Sociale de Franche-Comté

    Vidéo : Le brossage des dents des personnes handicapées

    Vidéo : Quel matériel choisir ?

    10h00 – 11h00 : Quelle réflexion éthique pouvons-nous porter à propos des difficultés de la fonction oro-buccale ?

    Quelle place à l’autodétermination des personnes par rapport aux dispositifs qui leur sont proposés/imposés : sonde de gastrostomie (troubles de la déglutition, anorexie…), interventions pour diminuer la salivation, alimentation mixée…

    • Walter Hesbeen, Docteur en santé publique et Responsable pédagogique du GEFERS

    11h00 – 11h30 : Pause

    11h30 – 12h30 : Au choix, un atelier parmi les trois

    Atelier 1 : Que faire en cas de refus, face à des situations complexes ?

    Seront abordées plusieurs situations complexes (refus de brossage des dents, saignement de gencives…) et les approches qui peuvent permettre d’y pallier tant en termes techniques que d’attitudes professionnelles.

    • Julien Boyer, Docteur en Chirurgie Dentaire
    • Vidéo : Les situations complexes (boîte à questions / réponses)

    Atelier 2 : La zone buccale, première porte du corps humainImpact d’une mauvaise santé dentaire sur le développement des autres fonctions de la bouche

    • La zone buccale et son rôle d’exploration chez le nouveau-né, le nourrisson
    • La bouche et les perceptions gustatives / olfactives
    • La parole, le langage pour interagir, demander, informer
    • La zone buccale et l’intégration sociale (halitose, bavage, parole, s’aimer)La complexité des fonctions du carrefour oropharyngé qui englobent la nutrition, la respiration et la phonation
    • Gloria Laxer orthophoniste, maître de conférences honoraire en sciences de l’information et de la communication

    Atelier 3 : La personne âgée et la santé dentaire

    La dentition est plus fragile au fur et à mesure de l’avancée en âge. Les troubles bucco-dentaires des seniors peuvent avoir pour conséquence une dénutrition, divers soucis de santé, et ce d’autant plus qu’ils sont associés à des maladies chroniques (diabète…), une médication et une dépendance.

    Il s’agit de veiller à ces gestes simples bucco-dentaires (brossage, alimentation, prévention, hydratation…) faisant partie des tâches quotidiennes du personnel soignant en EHPAD.

    • Jean-Philippe Rollin, président de Handident
    • Vidéo : Le brossage des dents des personnes âgées et leurs prothèses

    12h30 – 14h : Repas

    14h – 14h45 : Retour des ateliers

    • Vidéo : Tout savoir sur la bouche

    14h45 – 15h30 : Un réseau de soins bucco-dentaires en Franche-Comté : Handident

    En 2004, le docteur Eric-Nicolas Bory, Centre Hospitalier Le Vinatier, fonde l’association SOHDEV (Santé Orale, Handicap Dépendance Et Vulnérabilité) spécialisée dans la santé orale des personnes aux besoins spécifiques (accès aux soins, formation des professionnels).

    En 2013, l’association Handident Franche-Comté voit le jour.

    • Jean-Philippe Rollin, président de Handident

    15h30 – 16h30 : Accessibilité, responsabilité, législation de la santé bucco-dentaire pour les personnes handicapées vivant en domicile inclusif

    • Quel accompagnement de la santé bucco-dentaire des personnes vivant chez elles ? 
    • Causes multifactorielles (cannabis, douleur des soins…), non accès aux soins (financiers, dentistes disponibles…). 
    • Qui en est responsable (tuteur…) ?
    • Impact sur l’inclusion.
    • Yann Rondot, Chargé de Mission en Intervention Sociale et Médico-sociale Ingénierie et Sciences Humaines et Sociales
    • Monique Martinet, Neuro-psychiatre Pédiatre, présidente de AIR
    • Résultat d’une enquête menée auprès de travailleurs en ESAT

    16h30 : Conclusion

    AIR – Action Information Recherche, Dr. Monique Martinet, Neuropsychiatre et Pédiatre

    Téléchargez le programme


    [contact-form-7 id= »1545″ title= »Colloque AIR – la santé dentaire et le handicap le 27 janvier 2022 à Besançon »]
  • Pourquoi l’association Marie Moreau adhère à la SCIC AIR ?

    Pourquoi l’association Marie Moreau adhère à la SCIC AIR ?

    M. Chapeau, directeur de l’association Marie Moreau (44), adhère aux valeurs de la SCIC, Société Coopérative d’Intérêt Collectif, AIR – Action Information Recherche. Utilisatrice du logiciel Airmes, l’association Marie Moreau est convaincue des usages et changements importants qu’un outil peut entraîner. Entre valeurs coopératives et enjeux de demain, M. Chapeau nous explique l’importance de créer un collectif représentatif de l’environnement et des personnes en situation de handicap.

    Pouvez-vous nous décrire la SCIC AIR avec vos mots ?

    La SCIC AIR est un outil de gouvernance qui permet de réunir les acteurs du secteur médico-social et de coopérer ensemble autour des valeurs portées par AIR notamment autour de la formation et du logiciel de DUI Airmes.

    Quel est l’avantage de s’investir dans la SCIC AIR ?

    Il y a un véritable enjeu de gouvernance. A travers ses différentes activités, AIR nous propose de créer un collectif d’acteurs prêts à réfléchir, à débattre, à expérimenter, à argumenter, à coopérer autour des personnes en situation de handicap. C’est une opportunité à saisir. Nous avons tous et toutes un intérêt à nous saisir de cette question.

    Par ailleurs, l’association Marie Moreau a choisi le logiciel Airmes car c’est depuis toujours un outil collaboratif. Nous pensons que l’accompagnement doit être coopératif. Donc c’est dans la continuité que Marie Moreau s’engage dans la coopérative AIR. Nous souhaitons par ce biais nous assurer qu’Airmes s’engage dans une stratégie pérenne et s’investir dans la coopérative AIR, c’est contribuer à sa pérennité.

    Quel est l’enjeu pour l’avenir de se réunir en coopérative ?

    La politique globale qui est menée sur le secteur médico-social nous amène à repenser nos manières d’accompagner la personne en situation de handicap. L’association Marie Moreau et moi-même avons la conviction qu’accompagner les personnes doit se faire en mettant en perspective leurs habitudes de vie, leur projet de vie. On ne peut pas accompagner les personnes comme des données uniquement.

    Pour l’avenir, créer une communauté comme la coopérative AIR, c’est se donner les moyens d’agir pour le meilleur accompagnement possible auprès des personnes.

    Vous souhaitez intégrer personnellement la SCIC AIR en tant que membre du CA. Pouvez-vous nous dire pourquoi ?

    Au-delà des mots et du projet collectif, je souhaitais participer concrètement à la gouvernance de ce projet. Donc m’investir en tant que membre du CA est tout naturel pour moi. Je crois au travail partagé et à une vision commune sur le handicap. Je pense que ça se construit, ça se débat, ça s’échange, ça s’argumente, ça s’expérimente et que la logique coopérative est le moyen le plus efficace pour le faire.

    Un message pour les partenaires qui hésitent à s’investir dans la SCIC AIR ?

    Rejoindre un collectif d’acteurs engagés pour les personnes en situation de handicap, c’est garantir notre implication dans les enjeux politiques actuels et à venir. J’aimerais beaucoup que nous rejoignent des utilisateurs, des familles, des partenaires afin d’agrandir les réflexions, ouvrir les perspectives.

    Pour moi, Airmes s’est par exemple construit d’après les suggestions de ses utilisateurs et cette complexité et cette complémentarité en fait un bon outil. La multitude de points de vue permettra de faire évoluer encore l’outil et de proposer des solutions efficaces aux personnes en situation de handicap.

  • [POURVU] Formateur/Formatrice AIRMES (H/F)

    [POURVU] Formateur/Formatrice AIRMES (H/F)

    La SCIC Action Information Recherche (AIR) recrute un formateur ou une formatrice au logiciel Airmes, mobile sur toute la France, afin d’assurer des formations ponctuelles au sein d’établissements médico-sociaux.

    Type de contrat : CDD
    Localisation : déplacements sur toute la France et en Europe francophone
    Secteur : médico-social

    Missions :

    Vous serez formé·e à la prise en main du logiciel Airmes. Vous dispensez ensuite les formations. A ce titre, vous assurez les missions suivantes :

    • vous participez à l’élaboration des formations,
    • vous animez les sessions,
    • vous dispensez les contenus techniques,
    • vous assurez le suivi des stagiaires durant la formation,
    • vous évaluez les formations,
    • vous repérez les besoins et contraintes des structures et pouvez en référer à vos supérieurs,
    • vous accompagnez les acteurs dans leurs changements de pratiques.

    Profil recherché :

    Vous possédez une expérience solide dans le domaine de la formation (métier, animation) et vous savez transmettre vos connaissances.

    Vous êtes un·e très bon communicant·e et un·e excellent·e pédagogue.

    Vous avez une appétence pour les outils informatiques.

    Vous connaissez les fonctions, métiers et postes du secteur médico-social, ou vous en êtes issu·e. 

    Vous maîtrisez les stratégies d’accompagnement au changement.

    Optionnel : vous utilisez vous-même le logiciel Airmes dans le cadre de votre activité professionnelle.

    Qualités humaines requises : enthousiasme, bienveillance, patience, disponibilité, autonomie et adaptabilité.

    Conditions pratiques :

    Journée de 7 heures et 2 heures de préparation : horaires à adapter.

    238 euros brut/jour de formation.

    Déplacements à prévoir entre 1 et 12 jours par mois sur toute la France et en Europe francophone.

    ———————————

    Date d’embauche prévue : décembre 2021

    Envoyer CV et lettre de motivation avant le 10 novembre 2021 par mail :

    marie.noris@airmes.eu

    Retrouvez l’offre sur Pôle-Emploi et le site de www.airmes.eu

  • [POURVU] Assistant de formation (H/F)

    [POURVU] Assistant de formation (H/F)

    L’Action Information Recherche (AIR) recrute un(e)
    Assistant de formation (H/F)
    Le poste est à pourvoir à Besançon, dans le Doubs (25)

    Sous la responsabilité de la responsable de l’organisme de formation, vous avez pour missions de :

    Organisation administrative des formations :

    • Organiser et suivre l’ensemble du processus administratif des formations en lien avec le client : plan de formation, devis, convention, convocations, émargements, attestations de présence, évaluations, bilans.
    • Traduire les souhaits des clients en plan de formation
    • Vérifier que les structures clientes aient toutes les informations en leur possession (horaires, effectifs…)
    • Faire le lien avec les autres pôles en interne pour le lancement des tâches associées (comptabilité, déploiement)
    • Maîtriser les outils bureautiques
    • S’inscrire dans le processus d’amélioration continue de l’organisme de formation

    Organisation logistique des formations : 

    • Organiser les déplacements des formateurs et formatrices
    • Réserver les logements 
    • Préparer et transmettre les documents administratifs à l’équipe de formation (feuilles d’émargement, évaluations, contrat de travail)

    Assurer l’accueil physique et téléphonique :

    • Accueillir et orienter efficacement tout type d’interlocuteur
    • Capter et filtrer les informations de premier niveau
    • Adopter les bonnes attitudes pour communiquer efficacement au téléphone

    Profil nécessaire pour le poste :

    • Expérience professionnelle souhaitée dans le domaine de la formation et/ou du médico-social
    • Gestion du stress
    • Esprit d’équipe
    • Outils bureautiques
    • Rigueur
    • Capacité de synthèse
    • Expression écrite et orale
    • Aisance relationnelle

    Type de contrat : CDI 35h / semaine
    Date prévue d’embauche : dès que possible.
    Rémunération : 1 900 € BRUT mensuel

    Envoyer CV et lettre de motivation au plus tard pour le 3 octobre 2021 à l’adresse mail suivante : formation@airhandicap.org 


    Notre organisation en quelques mots

    Fondée en 1985, l’Association Information Recherche – transformée en Action Information Recherche depuis septembre 2021 – est une Société Coopérative à Intérêt Collectif (SCIC) ayant pour objet de favoriser par tout moyen la relation d’aide, l’information et la recherche sur le handicap et le vieillissement. 

    Véritable Centre Ressources au service des personnes en situation de handicap et vieillissantes, AIR développe/propose :

    • Formations à destination des professionnels des structures médico-sociales et sociales, avec plus de 4300 heures de formation par an
    • Edition du logiciel du Dossier Usager Informatisé AIRMES, conforme aux directives de la CNSA et de l’Agence du Numérique en Santé, utilisé par plus de 700 structures en France, Belgique et Suisse
    • Evaluations Externes (agrément par la HAS)
    • Développement, Audit et Conseil auprès d’ESSMS
    • Interventions ponctuelles sur site (conférence, intervention-débat)
    • Travaux de Recherches-actions et Colloques
    • Consultations-Concertations
    • Centre Ressources

    Télécharger l’offre d’emploi

    Consulter l’offre sur Pôle-Emploi

  • Atelier Conte : une formation en exclusivité chez AIR

    Atelier Conte : une formation en exclusivité chez AIR

    La formation « Atelier Conte » se déroule en exclusivité chez AIR avec Edith Lombardi, psychologue et conteuse. La formation se déroule en stage INTER, les 7 et 8 octobre 2021, à Besançon (25). Qu’apprend-on dans cette formation ? Quel est l’intérêt du conte dans les apports thérapeutiques ? Quelles sont les techniques utilisées ? Edith Lombardi nous en parle en vidéo.

    J’ai grand plaisir à vous parler des contes ! C’est pour moi – et pas seulement pour moi – un sujet très important. On raconte qu’un jour, alors qu’Einstein déjà âgé, qu’à la fin d’une de ses conférences, une dame est venue près de lui et lui a dit : « Professeur, qu’est-ce qu’il faut que je fasse pour que mon petit garçon de 5 ans devienne un génie ? ».Il lui a dit : « dites-lui des contes, dites-lui des contes, et encore des contes ». Parce que les contes sont un éveilleur d’esprit.

    Pour quel public peut-on conter ?

    Il y a des contes pour tous les âges et toutes les situations. J’ai beaucoup utilisé des contes, des grands récits avec des adolescents, handicapés psychiques, handicapés mentaux, psychotiques ou souffrant de troubles organiques.

    Mais j’en ai conté aussi à des personnes qui étaient sur leur lit de malade.

    J’en ai conté à des femmes adultes, tout à fait posées et raisonnables, mais qui étaient en souffrance parce que victimes de souffrances conjugales.

    C’était pas les mêmes contes que j’allais leur dire. Ou ça pouvait être les mêmes contes, mais dits tout à fait autrement.

    Quels sont les bénéfices du conte ?

    Les contes nous parlent à plusieurs niveaux : au niveau du sensible, du raisonnable et du pratique. Mais ils nous parlent aussi au niveau de notre inconscient.

    Avant d’être formatrice AIR, que faisiez-vous ?

    Au cours de mon expérience de psychologue clinicienne, j’ai eu la grande joie de travailler avec des adolescents handicapés mentaux. Avec ces adolescents, on a mis en place des ateliers conte à visée thérapeutique où on a utilisé des mythes et des contes parfois très complexes. Je dirais que ces adolescents, ces adolescentes ont été pour moi très formateurs parce que si jamais il y avait quelque chose de faussé dans ma façon de conter, ou si j’avais une petite hésitation, mes paroles tombaient immédiatement à mes pieds comme du plomb.

    Comment se déroule une formation au conte que vous animez chez AIR ?

    Quand je donne une formation à AIR, je m’attache à comprendre quelles sont les attentes des personnes qui viennent à ces stages. Et il est aussi important de comprendre quel est le public auquel elle s’adresse. Il y a une partie d’échange, il y a une partie d’exposé car j’ai un savoir à transmettre. Et puis il y a des exercices à partir de contes très simples. Je suis très attentive à rendre mes stagiaires sensibles au fait que le conte est un éveilleur d’esprit et au fait que le conte toujours génère un être ensemble, qui est fondamentalement humanisant. Et puis, c’est important pour moi aussi, d’avoir en direct des contes à entendre.

    Retrouvez la vidéo complète : https://youtu.be/s67TFu20kvg

    Informations pratiques

    Programme de la formation Conte
    7 et 8 octobre 2021
    AIR – 6B Boulevard Diderot, 25000 Besançon
    420€ – 14h de formation

    Inscrivez-vous pour les 7 et 8 octobre :

    Découvrez tous nos stages INTER

  • Renouveler sa pièce d’identité pour un majeur protégé

    Dans le contexte induit par la « loi de programmation 2018-2022 et de réforme pour la justice » (droit de vote sans condition particulière et droit au mariage sans avis ni consentement du représentant légal et/ou du juge des contentieux), le législateur a clarifié le point précis relatif au renouvellement d’une pièce d’identité. Le renouvellement d’une pièce d’identité pour une personne majeure protégée peut ainsi être effectué par elle-même directement :

    Tutelle

    L’ « Arrêté du 13 mars 2021 portant application de l’article 4-4 du décret n° 55-1397 du 22 octobre 1955 modifié instituant la carte nationale d’identité » stipule que le majeur en tutelle peut effectuer sa démarche seul à condition d’en avoir informé son tuteur qui lui délivrera :

    • une attestation stipulant qu’il a été informé de cette démarche, datant de moins de 3 mois
    • une photocopie de la pièce d’identité du tuteur
    • le dernier jugement en tutelle

    Dans le cas où le majeur protégé en tutelle ne pourrait pas signer la carte d’identité, et seulement dans ce cas, le tuteur la signe à sa place.

    Cette nouvelle disposition réglementaire vise d’une part à clarifier cet acte pour lequel les représentants légaux étaient en peine de cibler le cadre de leur mission : les pratiques en la matière dépendent souvent des tuteurs eux-mêmes et des services de l’État Civil de chaque mairie. D’autre part, la dynamique sociétale en cours qui favorise le maintien des droits liés à la participation de la vie de la société concourt à réviser et/ou à statuer sur des actes particuliers tels que les démarches de délivrance d’une pièce d’identité.

    Il est probable que cet Arrêté ne se limitera pas à ce seul acte et qu’à l’avenir, le législateur sera amené à préciser d’autres actes particuliers liés non seulement au volet administratif mais également au volet quotidien du majeur protégé. Sans doute peut-on y voir les prémices de la mesure unique qui, contrairement aux mesures actuelles, préciserait clairement ce que le représentant légal peut faire et qui, à défaut, ne pourrait pas intervenir sur ce qui n’est pas stipulé sur l’ordonnance. Un changement de paradigme qui ouvre la voie à une pratique de la protection juridique des majeurs qui reste encore à repenser dans son ensemble.

    Curatelle

    Le protégé peut le faire seul sans demander l’autorisation à son curateur.

    Sauvegarde de justice

    Le protégé peut le faire seul sans demander l’autorisation à une autre personne.


    Sources :

    • Décret n°55-1397 du 22 octobre 1955 relatif à la carte nationale d’identité : article 4-4 – Représentant légal
    • Décret n°2005-1726 du 30 décembre 2005 relatif aux passeports : article 8 – Représentant légal et présence obligatoire
    • Arrêté du 13 mars 2021 concernant la demande de carte d’identité présentée par un majeur sous tutelle
    • www.handiconnect.fr 

    Crédits :

    Rédaction : Lucille Blondé
    Relecture : Yann Rondot

  • Les mesures de protection d’un majeur

    Les mesures de protection d’un majeur

    Lorsque les facultés de décision d’une personne majeure sont altérées, on parle d’une personne vulnérable. Cette personne peut bénéficier d’une mesure de protection, qui, comme son nom l’indique, est destinée à assurer sa protection. Il existe 4 mesures de protection juridique et 1 mandat de protection future. Il est important d’en tenir compte dans les soins proposés à la personne, notamment en ESSMS, tout comme il est important que la personne garde son autodétermination et sa capacité de choix.

    4 niveaux de protection juridique

    Depuis le 1er janvier 2020, le juge des contentieux de la protection a fait son apparition au sein des tribunaux français et remplace le juge des tutelles qui depuis, n’existe plus. Cette nouvelle appellation est issue de la loi n°2019-222 du 23 mars 2019 de programmation 2018-2022 et de réforme pour la justice. L’usage favorise toujours l’emploi du terme Juge des tutelles

    Du plus léger au plus impliquant, il existe 4 niveaux de protection juridique décidées par le juge des tutelles :

    • la sauvegarde de justice : permet de contrôler a posteriori les actes de la personne concernant son patrimoine.
      • souple
      • de courte durée : 1 an, renouvelable une fois
      • immédiat
      • autonome temporaire ou conservatoire (dans l’attente d’une tutelle ou curatelle)
      • missions précises indiquées par le juge des contentieux de la protection
    • l’habilitation familiale (spéciale ou générale) : concerne les actes d’administration ou de disposition. Cette mesure n’englobe pas les actes de disposition à titre gratuit, du type donation. Dans ce cas, l’autorisation du juge est toujours nécessaire.
      • simple
      • accordée à un membre de la famille dans le cas d’un contexte familial serein
    • la curatelle simple : mesure d’assistance permettant de protéger les biens du majeur et/ou sa personne. Cette mesure laisse une autonomie à la personne. Le curateur peut l’assister dans les décisions à prendre, mais ce n’est pas obligatoire car la personne réalise elle-même les actes de la vie courante.
      • contrôle des dépenses et protection des biens / du patrimoine
      • la personne a le droit de gérer elle-même ses comptes bancaires
      • assistance du curateur pour tous les actes dits de disposition : acheter ou vendre un bien immobilier, souscrire un emprunt, faire une donation
      • un curateur désigné
      • curatelle initiale : jusqu’à 5 ans
      • une mainlevée de la mesure peut être demandée avant l’échéance initiale
      • un prolongement de la mesure peut être décidé par le juge
      • souple
    • la curatelle renforcée : mesure d’assistance permettant de protéger les biens du majeur et/ou sa personne, lorsque celui-ci a perdu son autonomie dans la gestion des actes de la vie courante. Le curateur l’assiste dans les décisions à prendre.
      • contrôle des dépenses et protection des biens / du patrimoine par le curateur et il rend des comptes sur sa gestion une fois par an au juge des contentieux de la protection
      • un curateur désigné
      • le curateur perçoit les ressources de la personne sur le compte bancaire et règle les dépenses
      • curatelle initiale : jusqu’à 5 ans
      • une mainlevée de la mesure peut être demandée avant l’échéance initiale
      • un prolongement de la mesure peut être décidé par le juge
    • la tutelle : mesure de représentation et protection complète des biens et de la personne. Un tuteur est désigné.
      • contraignant
      • tutelle initiale : jusqu’à 10 ans
      • une mainlevée de la mesure peut être demandée avant l’échéance initiale
      • un prolongement de la mesure peut être décidé par le juge

    Il existe également une mesure juridique complémentaire :

    • le mandat de protection future : il s’agit d’une protection sur mesure et anticipée des bien et de la personne du majeur en relation avec sa santé. Cette mesure prévaut sur les 4 protections précédentes.

    Santé et social

    Dans le domaine de la santé et du social, il existe deux mesures provisoires qui peuvent être délivrées ponctuellement :

    • la mesure d’accompagnement social personnalisé (MASP) : les capacités du majeur ne sont pas altérées mais la personne peut être en grande difficulté sociale et bénéficier ainsi d’un accompagnement social individualisé (aide à la gestion des prestations sociales par exemple). L’accord de la personne est nécessaire.
    • la sauvegarde de justice médicale : un, voire deux médecins, suggèrent au Procureur de la République, le placement sous sauvegarde de justice de la personne afin de la protéger des actes consentis de façon contraire à ses intérêts. Cette mesure peut également être suggérée au(x) médecin(s) par des tiers. Durée d’un an, renouvelable une fois.

    Consentement préalable

    Le cadre juridique étant posé, abordons maintenant l’information auprès de la personne. Le code de la santé, article L 1111-2, déclare : « Toute personne a le droit d’être informée sur son état de santé », y compris lorsqu’elle est en mesure de protection.

    L’article 429 du code civil précise : « La mesure de protection judiciaire peut être ouverte pour un mineur émancipé comme pour un majeur. »

    La personne a donc le droit de participer à la prise de décision la concernant et le protecteur doit donc s’assurer que la personne est consentante et comprend les enjeux de l’acte médical qui la vise.

    Autonomie graduée

    Le consentement de la personne doit systématiquement être recherché, même lorsque la personne est en tutelle. C’est ainsi qu’elle choisit seule les décisions qui la concernent, dans la mesure où son état de santé le permet. Elle peut donc refuser des soins médicaux et c’est son avis qui prime sur l’avis de sa tutelle.

    L’autonomie est graduée, c’est ce qu’on appelle le régime de l’autonomie graduée (réforme du 23 mars 2019) :

    1. présomption de capacité : quel que soit le régime de protection, la personne est supposée pouvoir prendre les décisions qui la concerne.
    2. tutelle aux biens et à la personne avec mission d’assistance à la personne : si l’état du majeur protégé ne lui permet pas de prendre une décision éclairée, il peut bénéficier de l’assistance d’une personne chargée de sa protection.
    3. tutelle aux biens et à la personne avec mission de représentation : si l’état de la personne nécessite plus qu’une assistance, la personne sera alors représentée pour tous ses actes.

    Important : Si le jugement ne mentionne que protection des biens et de la personne, le protecteur n’a aucun pouvoir pour représenter la personne puisqu’en l’absence de précision, le majeur protégé est présumé prendre seul les décisions qui le concernent.

    En cas de désaccord entre le protecteur et le protégé

    • le juge désigne celui qui pourra prendre la décision entre les deux, mais ne prend pas position sur le sujet de désaccord en lui-même.
    • sauf urgence, l’autorisation du juge est nécessaire pour des actes portant gravement atteinte à l’intimité de la vie privée de la personne protégée (amputation, intrusion au domicile, etc.)

    Cas particuliers

    Certains actes ou situations particulières relèvent d’un système spécifique :

    • les actes relevant de choix strictement personnels (la contraception, la PMA, l’IVG par exemple) dépendent uniquement de la volonté de la personne protégée
    • les actes comme le don de sang et le don d’organes de son vivant sont interdits
    • en cas d’urgence vitale, le médecin doit soigner son patient même si le protecteur ne peut être joint.

    Un majeur en mesure de protection peut renouveler sa carte d’identité, découvrez comment =>


    Sources :

    Crédits :

    • Rédaction : Lucille Blondé
    • Relecture : Yann Rondot

  • Colloque AIR et Pétrarque : « Snoezelen : du matériel au développement de la communication de la personne »

    Colloque AIR et Pétrarque : « Snoezelen : du matériel au développement de la communication de la personne »

    Le 17 mars 2022, à l’Espace Grammont à Besançon (25)

    En France, dans les années 1980/90, l’accompagnement des personnes handicapées s’est développé, et de nombreux travaux ont vu le jour à travers l’Europe, notamment autour de la dimension sensorielle. Si le corps est un moyen de s’exprimer, il est d’abord un dispositif de compétences sensorielles à recevoir ; soit des liens entre la perception et l’accomplissement des actes de la vie quotidienne, mais également la rencontre de l’autre.

    Différentes approches ont vu le jour, notamment autour du concept Snoezelen. Principalement du matériel de stimulations sensorielles lors de sa création, la pratique Snoezelen s’est ouverte rapidement à une étude plus théorique des sens et des perceptions, pour mettre en avant l’écoute centrée sur la personne.

    Ce colloque a pour objectifs de présenter les différentes facettes de cette pratique Snoezelen, en insistant sur la dimension de communication. 


    Programme et informations pratiques

    8 sens Colloque Snoezelen 17 mars 2022
    8 sens Colloque Snoezelen 17 mars 2022