Mois : mai 2024

  • La PCH Enfant actualisée par AIR avec le soutien de la CNSA

    La PCH Enfant actualisée par AIR avec le soutien de la CNSA

    AIR a le soutien de la CNSA pour l’actualisation de l’”Outil d’aide à l’évaluation pour la Prestation de Compensation du Handicap Enfant” à destination des MDPH. Une belle reconnaissance des compétences et expertises de AIR dans le champ du handicap, qui poursuit le travail engagé en 2012 lors de la création de cet outil PCH Enfant par AIR, avec le soutien de la CNSA. Éclairage sur ce travail de recherche mené par notre coopérative en partenariat avec l’Université de Reims et avec le concours des MDPH.

    Ce travail fait suite à la Conférence nationale du handicap qui a eu lieu en février 2020. Elle préfigurait le décret n°2022-570 du 19 avril 2022 qui modifiait l’annexe 2-5 du CASF, et notamment : 

    • les activités à prendre en compte pour l’accès général à la PCH,
    • les domaines d’aide humaine.

    En effet, le décret a notamment introduit un nouveau domaine d’aide humaine, appelé le “soutien à l’autonomie”.

    Priorité de la CNSA, cette refonte a pour objet la “prise en compte de la situation et des besoins des personnes sourdes-aveugles (surdicécité) et des personnes vivant avec une altération des fonctions mentales, psychiques ou cognitives ou des troubles neurodéveloppementaux pour l’accès à la prestation du handicap”.

    Un partenariat avec d’autres acteurs

    Ce projet est mené par AIR, représenté par Monique Martinet, et il est effectué en partenariat avec le Laboratoire Universitaire C2S, Cognition, Santé et Société, Université de Reims Champagne-Ardenne, sous la responsabilité du Professeur Christelle Declercq. Un temps d’expérimentation de l’outil sera également effectué avec et par les MDPH.

    Nous pouvons également citer quelques uns de nos salariés et formateurs : 

    • Monique Martinet, directrice générale déléguée de AIR et neurologue, psychiatre et pédiatre ;
    • Magali Ngawa, neuropsychologue et psychologue du développement et formatrice métier ;
    • Marie-Céline Pister, neuropsychologue chez AIR ;
    • Florence Mathieu-Nicot, chargée de projets de recherche chez AIR, Psychologue clinicienne – Docteure en Psychologie clinique et psychopathologique ;
    • Elena Bayo, neuropsychologue et formatrice métier et AIRMES.

    Parmi nos partenaires, nous pouvons également citer : 

    • Didier Chapeau, consultant formateur et chargé de mission au sein de l’association Marie Moreau ;
    • Christophe Lefebvre, directeur général de l’association Marie Moreau.

    Méthodologie de l’actualisation de la PCH Enfant

    AIR a pour objectif de mettre à jour le guide de la PCH Enfant au regard des nouvelles données de la science et en apportant des repères pour la prise en compte des évolutions réglementaires traduites dans le décret n°2022-570 (cf paragraphe 1). Plusieurs étapes seront nécessaires pour mettre à jour l’outil : 

    • une étude théorique préalable sur les domaines de développement de l’enfant concernés, par des experts confirmés, présentée sous forme de support théorique, auteurs, niveau d’arbitrage, correspondance CIF et CIF-EA (enfants et adolescents) qui sera adaptée aux conditions réglementaires.
    • une grille de correspondance entre les étapes clés du développement et les âges afin d’établir les capacités fonctionnelles et les étapes de développement.

    Seront ainsi précisés pour chaque activité listée, la référence aux étapes de développement habituel d’un enfant, les âges où la cotation reste sans objet, les âges où l’activité est en cours d’acquisition et les âges où l’activité est acquise pour la plupart des enfants. Le niveau de difficulté fait référence à la réalisation de l’activité par une personne du même âge qui n’a pas de problème de santé. Il s’agit également d’apporter les éléments pour établir la cotation des actes essentiels, les besoins de surveillance régulière et les besoins de soutien à l’autonomie. 

    Les attendus à produire

    Il s’agit ainsi de mettre à jour : 

    • l’outil d’aide à l’évaluation pour la PCH de l’enfant
    • la grille d’évaluation
    • l’application en ligne
    • un document explicatif didactique concret et fonctionnel complémentaire aux outils

    💡Le saviez-vous ?

    Ce travail fait suite à un premier guide initié en 2012 par AIR, avec le soutien de la CNSA, apportant des repères sur l’attendu développemental des enfants au titre des différentes activités du référentiel pour l’accès à la prestation de compensation du handicap. Il s’agissait de la cotation de 19 activités listées dans le référentiel, afin d’établir une comparaison avec un enfant du même âge qui n’a pas de problème de santé et en référence aux étapes de développement habituel d’un enfant. 


    Rédaction : Lucille Blondé ; Relecture : Monique Martinet

  • AIR renouvelle sa certification Qualiopi avec succès

    AIR renouvelle sa certification Qualiopi avec succès

    AIR a passé son audit de renouvellement de la certification Qualiopi avec succès les 25 et 26 avril 2024 ! Quels sont les enjeux ? A quel référentiel fait-elle référence ? Quels sont les résultats de AIR ? Réponses et explications.

    Certification Qualiopi : enjeux et objectifs

    C’est un succès collectif qui s’est dessiné jeudi 25 et vendredi 26 avril 2024. Les quatre référentes qualité de AIR, Isabelle Cheviron, Amanda Hajdu, Marie Noris, Aurore Pernin, ainsi que Monique Martinet, Directrice Générale Déléguée, ont répondu aux questions de l’auditeur d’ICPF, organisme de certification des prestataires de formation. L’enjeu ? Renouveler la certification Qualiopi de l’organisme de formation AIR et ainsi rendre plus lisible l’offre de formation : auprès des apprenants, financeurs, institutions, commanditaires. Les commanditaires des formations peuvent ainsi se faire rembourser les frais pédagogiques par les opérateurs de compétences (OPCO), l’Etat, les régions, la Caisse des dépôts et consignations, France Travail ou l’Agefiph.

    L’auditeur qualité, le souligne : “la marque Qualiopi permet également de stimuler l’amélioration continue dans les organisations”. 

    A partir du 6 juillet, date de fin de validité de notre précédente certification Qualiopi, AIR sera donc titulaire pour la deuxième fois de la certification Qualiopi pour une durée de 3 ans. A mi-parcours, un audit de surveillance à distance viendra vérifier le bon respect et la bonne application du référentiel national qualité dans sa version en vigueur. 

    Le référentiel Qualiopi

    Un auditeur ne juge pas et ne donne pas de conseils. C’est la loi de l’auditeur Qualiopi avec laquelle est arrivé l’auditeur pour ICPF, qu’il a appliquée tout au long de l’audit de renouvellement de AIR.

    Qualiopi est une marque de certification qualité des prestataires de formation. Elle fait suite à la loi n°2018-771 du 5 septembre 2018 qui prévoit une obligation de certification, par un organisme tiers, des organismes réalisant des actions concourant au développement des compétences sur la base d’un référentiel national de certification. Organismes de formation, prestataires et formateurs indépendants sont donc concernés par la certification Qualiopi.

    💡 Zoom sur ICPF : ICPF est un organisme accrédité par le COFRAC (Comité français d’accréditation) sur la base du référentiel national qualité. 

    Le référentiel national qualité est organisé autour de 7 critères qualité : 

    1. Conditions d’information du public sur les prestations proposées, les délais pour y accéder et les résultats obtenus ;
    2. Identification précise des objectifs des prestations proposées et l’adaptation de ces prestations aux publics bénéficiaires, lors de la conception des prestations ;
    3. Adaptation aux publics bénéficiaires des prestations et des modalités d’accueil, d’accompagnement, de suivi et d’évaluation mises en œuvre ;
    4. Adéquation des moyens pédagogiques, techniques et d’encadrement aux prestations mises en œuvre.
    5. Qualification et développement des connaissances et compétences des personnels chargés de mettre en œuvre les prestations ;
    6. Inscription et investissement du prestataire dans son environnement professionnel ;
    7. Recueil et prise en compte des appréciations et des réclamations formulées par les parties prenantes aux prestations délivrées.

    Pour chacun des 7 critères, le référentiel précise les indicateurs à mettre en œuvre, en fonction de la catégorie d’action concernée (action de formation, bilan de compétence, VAE, formation par apprentissage). 

    32 points sont décrits dans le guide du référentiel national qualité.

    Un audit qui fait grandir

    Installé face aux portraits des salariés et formateurs de AIR, l’auditeur a relevé les points forts de AIR :

    • très bon fonctionnement de l’organisme de formation
    • bonne organisation entre les équipes
    • personnes engagées

    Dans votre organisme, il y a une âme, on s’y sent bien” indique l’auditeur lors de son rapport d’évaluation final. 

    Après avoir remercié pour l’accueil et la collaboration des équipes auditées, l’auditeur s’est vu remercié pour ses qualités d’écoute. Sébastien Lecomte de conclure : “cet audit va permettre de grandir car on repart avec de vraies pistes d’amélioration”.


    Rédaction : Lucille Blondé ; Relecture : Monique Martinet

  • AIR remporte une treizième place au Raid Handi-Forts 2024 !

    AIR remporte une treizième place au Raid Handi-Forts 2024 !

    Pour la troisième année consécutive, AIR a parrainé une équipe au Raid Handi-Forts le week-end des 4 et 5 mai 2024. Notre équipe qui était jumelée avec le Centre Omnisports Pierre Croppet est arrivée 13ème sur un total de 35 équipes !
    Retour sur cette expérience d’inclusivité unique en son genre, où personnes valides et personnes en situation de handicap se surpassent ensemble par le sport.

    Découvrez la galerie photo en fin d’article !

    Un défi sportif

    Le Raid Handi-Forts, c’est bien plus qu’un seul week-end dans l’année : depuis la réunion de présentation du Raid Handi-Forts au mois de mars, nos salariés participants, Maeva du service avant-vente et Gabriel du service accompagnement des utilisateurs à l’usage du logiciel Airmes, ont préparé cette épreuve en participant à toutes les activités proposées avant la manifestation. Ils ont ainsi pu découvrir le volley assis et le tir para-sportif, deux disciplines paralympiques qu’il sera possible de suivre cet été pendant les Jeux. Ils ont également pu se familiariser avec le kayak sur le canal d’Avanne et ont eu une formation à l’usage de la joëlette, une sorte de fauteuil roulant tout terrain tirée et poussée par deux personnes. Ces activités sont l’occasion de rencontrer les autres membres de l’équipe et de commencer à créer du lien avec celles et ceux qui partageront les joies et les peines pendant tout un week-end.

    C’est dans la fraîcheur matinale du mois de mai que commence le Raid. Alors que le soleil n’est levé que depuis une heure, les deux cents participants se réunissent sur le parking où les attend des bus de ville garés en ligne. C’est un impressionnant convoi qui se met en route et les amène sur la ligne de départ. Après un échauffement et la chorégraphie officielle de l’édition 2024, les équipes s’élancent une à une sur le parcours ponctué d’épreuves de 35 km en deux jours, dans la nature bisontine, l’occasion pour Maeva et Gabriel de découvrir des coins qu’ils ne connaissaient pas !

    Parmi les défis qu’ils ont relevé : jeux de mémoire, course d’orientation, jeux de culture générale, tir à l’arc, volley assis et tir para-sportif, para-escalade, para-athlétisme, gymkhana en kayak, escrime fauteuil, goalball, langue des signes, acrosport…

    Dimanche en fin d’après-midi, l’équipe atteint l’arrivée sous les applaudissements et les acclamations des familles venues profiter du village d’animation sur la Promenade Chamars et surtout de plusieurs de leurs collègues de AIR, un moment plein d’émotions qui récompense pleinement les efforts fournis et la météo capricieuse.

    Enfin, la journée se termine par le classement général et la remise des prix.
    Si l’an dernier, le premier prix était de pouvoir participer à la première édition du Raid Handi-Forts à Avignon, cette année, la Ville de Besançon offre des places pour aller assister aux Jeux Paralympiques, à Paris !
    L’équipe obtient fièrement une treizième place parmi les trente-cinq équipes en lice !

    Une aventure humaine

    L’objectif n’est pas d’être l’équipe la plus rapide mais celle qui remporte le plus de points sur les ateliers. Partant de ce postulat, nul besoin de courir, il vaut mieux partir à point. Le Raid Handi-Forts, c’est une aventure humaine qui favorise les rencontres et l’entraide.
    Pour Gabriel et Maeva, les occasions n’ont pas manqué : toute l’équipe participe au passage des obstacles par la joëlette pour que Nadia puisse profiter du Raid dans le plus grand confort qu’offre ce fauteuil. Les coéquipiers se soutiennent lorsque l’un d’eux fatigue, ressent l’appréhension du vide ou la peur de l’eau. Lorsque ces situations arrivent, ils se posent, se soutiennent, se rassurent et s’encouragent.
    Au-delà de l’équipe, cet esprit bienveillant s’étend à tous les participants. Gabriel explique avoir porté les joëlettes de plusieurs équipes en plus de la sienne.
    Cette entraide lui a permis de se mettre à la place des personnes à mobilité réduite et de prendre conscience de la difficulté de se mouvoir pour une personne à mobilité réduite : “le moindre escalier, pente un peu raide, quand tu peux marcher sans problème, tu ne penses pas à tout ça. J’ai passé deux jours à devoir réfléchir à des questions que je ne m’étais jamais posées, je vois les choses autrement, désormais.” Maeva aussi a ressenti cette même prise de conscience pendant qu’elle participait aux activités : “Pendant l’escrime, je devais à la fois tenir en équilibre sur mon fauteuil et viser avec mon fleuret, c’est beaucoup plus dur que ce que l’on pourrait penser ! Et quand je courais avec les yeux bandés en athlétisme, je n’avais plus aucun repère. Tous mes autres sens étaient en ébullition pour compenser l’absence de la vue : je me suis concentrée sur tout un tas d’autres détails auxquels je ne pense même pas quand je vois.”

    Mathilde, salariée d’une entreprise adaptée de la Fondation Pluriel fait partie de l’équipe AIR – COPC. Elle a un handicap cognitif qui complique son élocution et sa vitesse de compréhension. Le Raid est pour elle l’occasion de prouver qu’elle est capable : “je voulais montrer que les personnes en situation de handicap peuvent faire du sport.” et c’est un défi relevé : comme tous les autres participants, elle est arrivée au bout des 35 kilomètres de marche, fatiguée mais heureuse d’avoir réalisé cet exploit !
    Elle raconte avoir découvert plusieurs sports et qu’elle envisage de s’inscrire à la natation en septembre !

    Les moments d’attente devant un atelier, les passages étroits, les ateliers où plusieurs équipes s’affrontent sont autant de temps où la rencontre est possible : “Les gens voient le logo de AIR, ils nous demandent ce que l’on fait, ça crée le dialogue” nous explique Gabriel. Pour Maeva, fidèle à sa mission de prospection pour la Coopérative, c’est toujours l’occasion de parler des différentes activités de AIR et de faire la promotion d’Airmes ! 

    Elle rentre même avec des contacts à qui elle a envoyé des catalogues de formation et le dépliant du logiciel !

    Quand on demande à nos collègues ce qu’ils ont pensé de cette aventure, ils nous répondent en chœur, des étoiles dans les yeux : “c’était physique mais on a adoré !
    Gabriel salue particulièrement l’organisation de l’évènement : “Chapeau à l’organisation. À chaque carrefour, il y a des bénévoles qui t’applaudissent et t’encouragent. Tout était bien ficelé. Au final, tu ne t’occupes de rien à part marcher et participer aux activités.

    Maeva, elle, a particulièrement apprécié l’expérience personnelle qu’elle a vécu : “J’ai envie de dire aux collègues que c’est plus facile que ce qu’ils croient. Je croyais que j’allais courir pendant 35 km mais comme seules les épreuves comptent, on peut le faire en marchant ! Les ateliers étaient originaux, j’ai découvert plusieurs sports que je ne connaissais pas. J’ai l’habitude de sortir de ma zone de confort, c’est l’occasion pour moi d’éprouver mes repères personnels et ma volonté. Le Raid a été une nouvelle expérience pour moi : je ne suis pas sportive et j’ai peu d’endurance. J’ai dû me battre contre moi-même, ma fatigue. Mais j’ai eu suffisamment de force intérieure, de soutien et de détermination pour arriver jusqu’au bout. J’ai aussi découvert de nouveaux endroits très natures et très agréables.”


    💡Le sport, vecteur de sociabilisation

    Pour beaucoup de participants, le Raid Handi-Forts est une sortie incontournable attendue toute l’année. Il faut dire que tout est mis en œuvre pour rendre cet évènement accessible à tous : tous les sites sont PMR, un interprète LSF est présent pendant toutes les prises de paroles et l’organisation sensibilise les représentants des entreprises.
    Bien que les collectivités multiplient les efforts pour rendre les espaces urbains accessibles, la vie quotidienne et les sorties en extérieures restent de véritables parcours du combattant pour les quelques 9 millions de personnes en situation de handicap en France.


    Selon le Ministère des Solidarités, près de 70% des personnes en situation de handicap de moins de 60 ans se disent favorables à la pratique régulière mais moins de la moitié (47%) le font.
    Le sport permet de se sentir mieux dans son corps, de le découvrir et de l’apprivoiser. C’est aussi un vecteur social qui favorise la rencontre, le travail et la cohésion d’équipe. Il reste donc un bon moyen d’éviter le sentiment d’isolement et de solitude qui touche une personne en situation de handicap sur trois selon la Fondation de France.

    Pour aller plus loin : Mon Parcours Handicap – Quel sport pratiquer ? 
    Caisse d’Allocation Familiale – Handicap et pratique sportive : comment se lancer ?


    Rédaction et réalisation vidéo : Amaury Salles ; Contributeurs : Mathilde, Maeva, Gabriel, Grégory, Estelle, Nadia ; Relectrice : Lucille Blondé.