Année : 2025

  • Inscrivez-vous et réservez vos places : les 30 septembre et 1er octobre 2025

    Inscrivez-vous et réservez vos places : les 30 septembre et 1er octobre 2025

    Célébrons ensemble 40 ans d’engagement coopératif :

    Participez à un événement festif et réflexif réunissant personnes accompagnées, familles, professionnels, partenaires, experts et rejoignez nous autour d’un cocktail – buffet offert par A.I.R. pour marquer ce moment symbolique de reconnaissance et de convivialité.

    Les mardi 30 septembre et mercredi 1er octobre 2025
    à la CCI Saône-Doubs – 46 avenue Villarceau 25000 Besançon.

    Organisé par :
    A.I.R. – Action Information Recherche


    Le programme en un clin d’œil !

    Mardi 30 septembre 2025

    🧠COLLOQUE : Autour des Troubles du Neuro-Développement : définitions, diagnostics, bilans, accompagnements
    Sur inscription – 75 € / personne (finançable par l’OPCO)

    🎁 Offre découverte E-learning pour toute inscription au colloque : UN MODULE OFFERT parmi notre sélection
    (sur demande et selon conditions A.I.R.)

      À l’occasion de ses 40 ans, A.I.R. consacre son colloque aux Troubles du Neuro-Développement (T.N.D.), un enjeu de Santé Publique majeur qui mobilise de plus en plus les acteurs du médico-social, du soin et de la recherche.

    A.I.R. assure, depuis sa création, une mission de diagnostic-conseil à travers une consultation-concertation, ce qui a amené les professionnels de l’équipe clinique à examiner de nombreuses situations d’enfants, d’adolescents et de jeunes adultes en situation de handicap – à la lumière notamment des travaux portant sur les aspects étiologiques et développementaux.

    Ce colloque a pour objectif d’envisager les Troubles du Neuro-Développement de façon concrète, tant en termes de définitions, de diagnostics, d’apports des divers bilans et d’accompagnements spécifiques. Les échanges entre chercheurs universitaires, professionnels du handicap et usagers sont privilégiés.

    🤝 Forum interactif – Un temps fort, gratuit et ouvert à tous (sur inscription)

    Nous avons souhaité que ce 40e anniversaire soit inclusif, ouvert et gratuit.
    Le forum, en libre accès tout au long de la journée du 30 septembre, proposera :
    Stands de partenaires et bénéficiaires • Témoignages et animations • Rétrospective des 40 ans • Espaces de dialogue et de découverte

    🍽️ Cocktail / buffet offert par A.I.R.

    Mercredi 1er octobre 2025

    IA et outils numériques dans le médico-social – Sur inscription – 35 € / personne (finançable par l’OPCO)

    🧠 L’Intelligence Artificielle dans le secteur médico-social : enjeux éthiques

    🧩 Feuille de route de la vague 2 du Ségur numérique : enjeux & perspectives

    💬 Table ronde – Outils numériques déjà en usage : retours d’expérience


    INSCRIVEZ-VOUS :
    2 modalités d’inscription

    L’inscription au Colloque donne accès au forum interactif et au repas- cocktail

    Pour accéder uniquement au forum gratuit, le mardi 30 septembre après-midi
    merci de vous inscrire via le formulaire ci dessous en choisissant : autres modalités d’inscription.

  • Monique Martinet intervient à l’ONU le 17 mars 2025

    Monique Martinet intervient à l’ONU le 17 mars 2025

    Monique Martinet, Directrice Générale Déléguée de AIR, interviendra en visioconférence lundi 17 mars de 18h30 à 20h30 dans le cadre de la 69ème session de la Commission sur le Statut de la Femme (CSW69) pour l’ONU, sur le thème :

    « Le droit des filles à l’éducation et à un environnement sain : un levier pour la santé, la sécurité et l’égalité dans la société. »

    Monique Martinet interviendra pour aborder spécifiquement les enjeux de l’autonomisation / l’inclusion des filles en situation de handicap.

    Cette soirée est organisée par l’Union Européenne des Femmes – section française, et le CNFF, Conseil National des Femmes Françaises.

    🗒️Si vous souhaitez vous inscrire, merci d’envoyer un mail à Pascale Mesnil, pmesnil@gmail.com, organisatrice de la conférence.

    Cette intervention avait déjà eu lieu en 2024, souvenez-vous…

  • [POURVU] Chargé(e) de Communication Événementielle et Digitale (H/F)

    Identification du poste

    • Intitulé du poste : Chargé(e) de Communication Événementielle et Digitale
    • Rattachement hiérarchique : Responsable Communication Externe, Partenariats et Événementiel
    • Lieu de travail : Besançon
    • Type de contrat : CDI
    • Horaires : 35h/semaine

    Mission principale

    Sous la direction de la Responsable Communication, Partenariats et Événementiel, le/la Chargé(e) de Communication contribue activement à l’organisation des 40 ans de l’organisation, à la production des supports de communication, et à la gestion des outils numériques et des réseaux sociaux. Il/elle est également responsable de la conception et de la production des catalogues.

    Responsabilités et activités principales

    1. Gestion événementielle des 40 ans
    • Participer à l’organisation des événements marquant les 40 ans de l’organisation.
    • Coordonner les aspects logistiques : réservation des lieux, gestion des invitations, suivi des prestataires (traiteurs, équipements).
    • Créer et produire les supports dédiés aux événements (affiches, programmes, invitations).
    • Contribuer au bon déroulement des événements en collaboration avec les équipes internes et externes.
    2. Coordination interne et appui graphique
    • Collaborer avec les équipes pour garantir la mise à jour et la cohérence des supports de communication (brochures, affiches, présentations).
    • Apporter des modifications graphiques aux supports existants en respectant la charte graphique.
    • Réaliser des créations visuelles adaptées aux besoins spécifiques des projets et événements.
    3. Production des catalogues
    • Concevoir et produire les catalogues de l’organisation en lien avec les équipes internes.
    • Gérer la mise en page et la cohérence éditoriale des contenus.
    • Préparer les fichiers pour impression ou publication numérique.
    • Travailler en étroite collaboration avec les parties prenantes pour valider les étapes de production.
    4. Mise à jour des sites internet
    • Rédiger et mettre à jour les contenus sur les sites Airmes et Airhandicap.
    • Collaborer avec les équipes techniques pour garantir une expérience utilisateur optimale.
    • Assurer l’actualisation régulière des informations et proposer des améliorations.
    5. Gestion des réseaux sociaux
    • Planifier, créer et publier des contenus sur les réseaux sociaux en lien avec les projets et événements.
    • Animer les communautés en ligne et modérer les interactions.
    • Concevoir des visuels et vidéos pour les campagnes digitales.
    • Analyser les performances des actions sur les réseaux sociaux et proposer des ajustements.

    Profil recherché

    Formation et expérience
    • Bac +2 à Bac +3 en communication, graphisme, événementiel ou domaine connexe.
    • Expérience (stage, alternance ou emploi) en gestion de projets communication et production graphique.
    Compétences techniques
    • Maîtrise des logiciels de conception graphique (InDesign, Photoshop, Illustrator, Canva).
    • Bonne connaissance des outils de gestion de contenu web (CMS, WordPress ou équivalent).
    • Connaissance approfondie des réseaux sociaux (Facebook, LinkedIn) et de leurs spécificités.
    • Compétences en mise en page et gestion éditoriale.
    Qualités personnelles
    • Sens de l’organisation et capacité à respecter les délais.
    • Créativité et souci du détail.
    • Esprit d’équipe et excellentes qualités relationnelles.
    • Polyvalence et capacité à gérer plusieurs projets simultanément.

    Conditions de travail

    • Rémunération : 2280 € BRUT
    • Avantages : intéressement, tickets restaurant, mutuelle prise en charge à 100% et primes éventuelles
    • Déplacements : Occasionnels pour les besoins événementiels
    • Horaires : 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 17h30
    • Date d’embauche prévue : Dès que possible

    Pour postuler, merci d’envoyer votre candidature à rh@airmes.eu

    Notre organisation en quelques mots

    Fondée en 1985, l’Association Information Recherche – transformée en Action Information Recherche depuis septembre 2021 – est une Société Coopérative à Intérêt Collectif (SCIC) ayant pour objet de favoriser par tout moyen la relation d’aide, l’information et la recherche sur le handicap et le vieillissement. 

    Véritable Centre Ressources au service des personnes en situation de handicap et vieillissantes, AIR développe/propose :

    • Formations à destination des professionnels des structures médico-sociales et sociales, avec plus de 4300 heures de formation par an
    • Edition du logiciel du Dossier Usager Informatisé AIRMES, conforme aux directives de la CNSA et de l’Agence du Numérique en Santé, utilisé par plus de 700 structures en France, Belgique et Suisse
    • Evaluations de la Qualité des ESSMS (agrément par la HAS)
    • Développement, Audit et Conseil auprès d’ESSMS
    • Interventions ponctuelles sur site (conférence, intervention-débat)
    • Travaux de Recherches-actions et Colloques
    • Consultations-Concertations
    • Centre Ressources
  • Les psychotraumatismes – La victime d’attentat et sa famille face au traumatisme : traumatisme individuel, répercussions familiales

    Les psychotraumatismes – La victime d’attentat et sa famille face au traumatisme : traumatisme individuel, répercussions familiales

    Dans un monde où la résistance humaine est souvent mise à l’épreuve, comprendre les impacts des traumatismes tels que les attentats, sur les liens familiaux est essentiel. C’est précisément le défi que s’est lancé Julianne Kuhn, doctorante en psychologie clinique à l’Université Marie et Louis Pasteur, à Besançon (25). À travers son projet de recherche FAVITAacronyme de FAmilles – VIctimes – Traumatismes – Attentats – financé par un contrat doctoral, elle explore la manière dont le traumatisme, provoqué par un attentat, bouleverse les dynamiques familiales. Sous les directions de la Professeure Magalie Bonnet et de la Maître de conférences Alexandra Vidal-Bernard, et en collaboration avec la coopérative AIR, Julianne Kuhn aspire à souligner les spécificités du traumatisme à la suite d’un attentat pour mieux appréhender la prise en charge des victimes et travailler sur l’aspect familial autour du traumatisme. Ce travail promet des avancées significatives, non seulement pour les victimes, mais aussi pour les pouvoirs publics et la société dans son ensemble.

    De solides assises scientifiques pour ce travail de recherche : une évidence pour Julianne Kuhn

    Julianne Kuhn effectue sa thèse sous la co-direction de Mme Magalie Bonnet, Directrice du département de psychologie, Professeure en psychologie clinique et psychopathologie, psychologue clinicienne et de Mme Alexandra Vidal-Bernard, Psychologue clinicienne, Maîtresse de Conférences en psychologie clinique et psychopathologie. Elle est également réalisée en collaboration avec AIR, coopérative œuvrant dans le domaine de la vulnérabilité (handicap, vieillissement, protection de l’enfance, etc.). La recherche de Julianne Kuhn s’inscrit dans les thématiques de recherche de AIR, notamment sur les psychotraumatismes. Mme Florence Mathieu-Nicot, Maître de Conférence en psychologie de la Santé, Clinique et en Psychopathologie, Psychologue clinicienne, participe à la méthodologie, aux réunions de travail et au cadre conceptuel de la recherche. Mme Aurore Pernin, de par son expérience, apporte le soutien dans la démarche et le lien quant à la recherche de participants par le biais de l’AfVT (Association française des Victimes du Terrorisme).

    L’attentat, l’attaque d’un humain par un autre humain

    Lorsqu’on lui demande pourquoi, selon elle, le thème de l’attentat et de son impact sur les liens familiaux est si peu abordé dans la littérature jusqu’à présent, Julianne Kuhn répond que les attentats du 13 novembre 2015 ont été un accélérateur : “Il y avait déjà des recherches sur les traumatismes de guerre ou les génocides auparavant. Mais au niveau francophone, ces attentats ont été les premiers dont la violence a été très exposée et médiatisée en direct et qui ne ciblait pas uniquement des groupes spécifiques (journalistes, politiques, etc.). Il n’y avait plus la possibilité de dénier cette violence et je dirais qu’ils ont éveillé les consciences et ouvert la voie à la recherche” évoque Julianne Kuhn. Les premières conclusions des recherches menées sur ces attentats datent en effet de 2019, les recherches ayant débuté dès 20161, notamment concernant la prise en charge de l’immédiat et de l’urgence : le debriefing et le stress post-traumatique. Ce qui était impensable devient alors possible : un humain attaque un autre humain, parce qu’il est humain. L’humain devient alors une cible.

    Répercussions familiales, identité et transmission

    Plusieurs thèmes avaient déjà été abordés par des chercheurs : “L’attentat, la famille dans le traumatisme lorsque tous les membres vivent le traumatisme ou encore le stress post-traumatique ont fait l’objet de recherches par exemple. Il s’agissait de traumatismes vécus en famille : traumatisme intra-familial, faits de violence, cambriolage, accident, attentat, etc. Mais le thème de l’impact indirect sur la famille dans le cas où un seul membre vit un traumatisme, et comment ce traumatisme se répercute sur les autres membres, n’a pas été très abordé à ce jour. Des recherches existent sur le sujet de la guerre, de la shoah, de la déportation par exemple, mais pas du tout sur le thème des attentats” développe Julianne Kuhn. “Un article très récent commence à questionner cette dimension : Fierdepied, S., Motreff, Y., Pirard, P., & Baubet, T. (2024). Impact des attentats du 13 novembre 2015 sur les enfants des civils exposés et sur les relations parents–enfants2” complète-t-elle. En effet, selon Castro (Castro, 2020), lorsqu’une personne subit un traumatisme, elle subit également un bouleversement de l’être, un changement radical de la personnalité, une “transfiguration de la personnalité”. Le sujet doit alors se reconstruire sur de nouvelles bases identificatoires. Il cherche de nouveaux repères, change de comportements, change d’idéal. Alors, le groupe famille peut-il toujours l’accepter en son sein ? Également, la famille est réceptacle de transmissions, conscientes et inconscientes (Lev–Wiesel, 2007). Les séquelles du traumatisme sont transmises inconsciemment aux sujets qu’elles contagionnent. Ils en héritent sous la forme d’un vide irreprésentable. Catherall (1998) décrit la famille après un traumatisme comme un lieu où « chacun des membres peut être physiquement proche, mais dans lequel l’expressivité émotionnelle est restreinte ou absente. Il y a un manque de connexion authentique ou de véritable proximité au sein de la famille ».

    La question du lien et de l’attachement : un sujet qui intéresse et fait sens

    Julianne Kuhn s’intéresse très tôt dans son parcours universitaire à la question du lien et à la notion de l’attachement, très connectée dans la littérature à la question du traumatisme dans une approche intégrative. Après avoir effectué ses trois premières années de licence à l’Université Marie et Louis Pasteur à Besançon, dans le cursus Licence de psychologie où elle rencontre Magalie Bonnet, elle se penche sur la question du traumatisme en Master 1. Puis elle sollicite un Master 2 de recherche en psychologie et s’intéresse particulièrement à la question de l’attachement et à l’aspect groupal, sujets de prédilection de Magalie Bonnet : “La perspective de mener une thèse sur ce sujet venait de mon intérêt pour l’aspect groupal, que Mme Bonnet enseignait pendant mon année de Licence 3. Le thème du traumatisme m’intéressait, donc j’ai recherché un stage sur la thématique du psychotraumatisme que j’ai trouvée en Cellule d’Urgence Médico-Psychologique (CUMP)” explique Julianne Kuhn. Elle s’est intéressée à l’impact du traumatisme sur les liens groupaux. Magalie Bonnet s’intéresse en effet depuis de nombreuses années à l’attachement, vraie valeur ajoutée dans la façon dont la vieillesse, la maladie et le traumatisme peuvent attaquer le sujet et les liens : “On peut poser le postulat de base que sans lien, nous n’existons pas, on meurt. Et donc, j’ai un intérêt pour tout ce qui fait entrave aux liens, mais aussi aux répercussions et impacts de ces attaques des liens” analyse Magalie Bonnet. Le thème spécifique de l’attentat est venu par la suite, notamment lors du stage de Julianne Kuhn en CUMP, avec M. Jérémie Rey, psychologue coordinateur de la CUMP du Haut-Rhin (68) : “je me suis intéressée plus spécifiquement aux attentats par le biais des personnes que j’ai rencontrées” précise-t-elle. Intuition confirmée par deux aspects : d’une part le nombre conséquent de personnes qui ont contacté Julianne Kuhn à la suite de la transmission du flyer parmi les membres de l’AfVT (Association française des Victimes du Terrorisme), preuve que l’attentat et l’impact sur les liens familiaux et du groupe sont des sujets qui intéressent et font sens. D’autre part, “la revue de littérature autour de l’attentat comme événement traumatique n’est pas très riche” s’est rendu compte Julianne Kuhn.

    La recherche : un enjeu pour l’accompagnement des victimes et de leur famille

    Julianne Kuhn formule une problématique de départ qui peut se résumer ainsi : comment l’effraction traumatique modifie la façon d’être du groupe famille ? Plusieurs hypothèses exploratoires en découlent :

    • hypothèse familiale : on suppose que le traumatisme de l’attentat impacte l’ensemble de la famille de la victime, en perturbant l’homéostasie familiale et mettant à mal les liens qui unissent ses membres, qui doivent alors être remaniés, repensés. Nous devrions donc observer : un remaniement des liens familiaux traduit soit par le repli de la famille sur elle-même avec un sentiment de cohésion très fort, soit à l’inverse par une plus grande distanciation entre les membres voire une séparation complète. Cette hypothèse aborde l’impact particulier du traumatisme sur les liens de la victime avec sa descendance et/ou conjoints et la question de la transmission avec ses membres.
    • hypothèse individuelle : on cherche à montrer d’une part la spécificité du traumatisme de l’attentat par rapport à d’autres traumatismes. On s’attend ainsi à voir ressortir des spécificités, des divergences, des symptômes et des réactions qui seraient propres au traumatisme intentionnel, en plus des éléments plus généralisés du traumatisme. On cherche à montrer d’autre part l’enjeu de la qualité d’attachement initial de la victime sur sa capacité à “supporter” le traumatisme, et le remaniement – ou non – de cet attachement suite à l’attentat. On s’attend ici à voir apparaître des différences au niveau des répercussions du traumatisme entre les personnes ayant un attachement initial plutôt sécure ou plutôt insécure. On s’attend à observer un type d’attachement spécifique développé post-traumatisme.

    En effet, nous supposons que le traumatisme individuel effracte tout le groupe famille, ce qui se traduirait par : un sentiment d’insécurité (angoisse des autres, du monde extérieur), un repli sur soi et sur la famille (éloignement social, surinvestissement des autres membres de la famille), le développement de mécanismes de défenses (inhibition de la parole autour de l’attentat), la mise à mal des capacités créatives de la famille (impossibilité à imaginer, à penser).” développe Julianne Kuhn.

    La doctorante a diffusé un flyer de la recherche auprès de l’AfVT (Association française des Victimes de Terrorisme) afin de rechercher des participants.

    Pour participer à la recherche, chaque personne doit : 

    • avoir été victime d’un attentat et avoir été la seule de sa famille
    • être majeure au moment des faits
    • présenter au moins 2 générations pour l’entretien familial ou se présenter seule pour l’entretien familial si la victime témoigne d’une rupture de liens avec sa famille depuis l’attentat (qui doit être identifié comme cause de la rupture)
    • accepter l’entretien familial mais aussi individuel
    • être en capacité de dessiner
    • donner son consentement à la recherche

    Julianne Kuhn privilégie une démarche qualitative. “Mon objectif est d’interroger 5 à 10 victimes en rupture de lien et 5 à 10 familles avec un sentiment de cohésion très fort, soit en tout 10 à 20 victimes au total” ajoute Julianne Kuhn.

    La recherche s’articule autour d’une méthodologie en trois temps :

    • un temps de rencontre avec la victime et le chercheur pour évoquer l’attentat, le traumatisme
    • un temps de rencontre avec la personne et sa famille, ou la personne seule si celle-ci témoigne d’une rupture de lien ayant pour cause l’attentat. L’attentat n’est pas abordé directement, mais la rencontre se fait autour des tests projectifs familiaux (dessins) :
      • questions sur la construction de la famille (ancêtres, rencontre du couple parental, enfants, etc.) : dessin de l’arbre généalogique (génographie projective, Cuynet, 2015)
      • questions autour de l’habitat : dessin de la maison blessée (Derbal et al., 2025) et dessin de la maison de rêve (spatiographie projective, Cuynet, 2017)
    • un temps de rencontre avec la victime qui reprend le temps en famille et lors duquel le chercheur s’attarde davantage sur la question de l’attachement initial et actuel de la victime.

    Pour aller plus loin…

    Une thèse financée durant trois années par un contrat doctoral établissement sur le thème des répercussions de l’attentat pour la famille est l’opportunité de souligner les spécificités du traumatisme à la suite d’un attentat pour mieux appréhender l’accompagnement des victimes et des proches impactés, et de travailler sur la répercussion et la transmission familiale autour de ce traumatisme. La thèse est financée par l’école doctorale SEPT (Sociétés, Espace, Pratiques, Temps). Il s’agit d’un contrat doctoral, CDD de droit public allant du 1er octobre 2024 au 30 septembre 2027. Julianne Kuhn et avec elle, ses deux co-directrices de thèse, Magalie Bonnet et Alexandra Vidal-Bernard, cherchent à apporter des éléments concrets pour évaluer les conséquences à court, moyen et long termes. “Dans le cadre de cette recherche, nous pourrons mettre en place des entretiens de groupe éventuellement, pour confirmer notre hypothèse selon laquelle l’attentat a des répercussions sur le lien groupal” ajoute Julianne Kuhn. “À long terme, nous pouvons imaginer être forces de proposition pour les centres de psychotraumatismes (CUMP, etc.), reconnaître davantage le traumatisme au sein de la famille ou encore donner des outils pour gérer la transmission de l’information au sein du groupe” complète-t-elle. “Nous entendrons encore parler de la thèse de Julianne Kuhn à travers des interventions, des publications scientifiques, des communications scientifiques et des colloques par exemple” précise Magalie Bonnet. “Nous pouvons imaginer également des sujets pour les aidants, des formations, des outils pour les personnes qui entourent les victimes” ajoute-t-elle.

    Plus largement, ce thème contribue à une meilleure compréhension des victimes, notamment dans le cadre judiciaire. Cette thèse permet de développer une meilleure vue d’ensemble de la personne victime d’un traumatisme et d’élargir la réflexion sur les conséquences des psychotraumatismes.

    Depuis de nombreuses années, AIR étudie les psychotraumatismes et a organisé plusieurs colloques et formations sur ce sujet depuis sa création en 1985. Soutenant pleinement la recherche menée par Julianne Kuhn, qui s’inscrit en cohérence avec ses axes de travail, AIR envisage d’organiser prochainement un nouveau colloque dédié à cette thématique dans ses aspects plus spécifiques.


    L’origine de la recherche

    Julianne Kuhn est une brillante doctorante en psychologie à l’Université de Franche-Comté, Sciences du Langage, de l’Homme et de la Société de Besançon, qui porte le projet FAVITA. FAVITA est l’acronyme de la recherche : FAmilles – VIctimes – Traumatismes – Attentats. Elle travaille sur l’attentat comme événement traumatique, et la question du lien, ici avec la famille.

    Après cinq années d’études, elle présente son travail de recherche en Master 2 sur le thème : “Victimes d’attentats : quand le traumatisme effracte la famille”. Le projet de thèse et plus précisément la demande de financement pour le contrat doctoral, a été validé au sein du laboratoire de psychologie (UR3188) de l’Université Marie et Louis Pasteur. Suite aux différentes validations, elle a été convoquée pour présenter le projet devant un jury pluridisciplinaire, membres de l’Ecole doctorale SEPT octroyant le financement, qui regroupe l’ensemble des Sciences Humaines et Sociales. Après une mise au concours de la bourse doctorale, elle est acceptée et obtient un financement de l’Université. Elle se lance alors dans une thèse sur l’impact du traumatisme des victimes d’attentats et leurs familles.

    Si la thèse de Julianne Kuhn a été remarquée parmi celles présentées, c’est parce qu’elle présente un intérêt notable pour la recherche et promet des publications et des chapitres d’ouvrages passionnants. En effet, il est à parier que ce travail de recherche aura des répercussions et un impact pour toutes les victimes d’attentats et leurs familles, mais aussi pour les pouvoirs publics et la société de façon large.

    AIR – Action Information Recherche :

    Fondée en 1985, l’Association AIR (Action Information Recherche), devenue une SCIC en 2021, a été impulsée par le Docteur Monique Martinet, Neurologue Psychiatre Pédiatre, Expert Formateur Européen ayant une expertise notable dans le champ du handicap depuis une quarantaine d’années. AIR s’est fixée comme éthique une obligation de moyens au service des familles par le biais de techniques et d’outils novateurs, en liaison étroite avec la recherche médicale, les professionnels de terrain et les Universités.

    AIR se décline en quatre pôles : Clinique (consultations, audits, expertises, conseils), Formations (handicap, vieillissement), Informatique (au travers du logiciel AIRMES), Recherche (conduites de projets de recherche scientifique, valorisations et colloques).

    AIR, au travers de ses différents services soutient et porte :

    1. Des valeurs de soin et d’accompagnement
    2. La recherche de compétences
    3. La transmission, la disponibilité et le partage
    4. La stimulation scientifique

    1. Thèse de Pirard (Pirard, P. (2022). Recours aux soins de santé mentale pour les personnes civiles exposées aux attentats du 13 novembre 2015. Description des parcours de soins et analyse de leurs déterminants [Thèse de doctorat – Santé publique et épidémiologie]. Université Paris-Saclay.)

      Pirard, P., Motreff, Y., Lavalette, C., Vandentorren, S., Baubet, T., Messiah, A., & Groupe Treize-Novembre. (2019). Enquête de santé publique post-attentats du 13  novembre 2015 (ESPA 13-Novembre) : Trouble de santé  post-traumatique, impact psychologique et soins,  premiers résultats concernant les civils. Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire, 38‑39, 747‑755.

      Fierdepied, S., Pirard, P., Motreff, Y., & Baubet, T. (2024). Étude longitudinale des changements éprouvés par les civils exposés aux attentats de novembre 2015 à Paris. Annales Médico-psychologiques, revue psychiatrique. https://doi.org/10.1016/j.amp.2024.03.011

      Stene LE, « La recherche face au terrorisme : impact sanitaire et social des attentats à Paris en 2015. Connaissances acquises et perspectives », Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire, n°38-39, 2018 (Editorial)

      Vandentorren S., Pirard P., Sanna A., Aubert L., Motreff Y., Vuillermoz C., Lesieur S., Chauvin P., Dantchev N., Baubet T.,  « Etude IMPACTS : Investigations des manifestations traumatiques post-attentats et de la prise en charge thérapeutique et de soutien des personnes impliquées dans les attentats de janvier 2015 en Ile-de-France », Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire, n°38-39, 2018,  pp.738 – 748

      Eustache, F., & Peschanski, D. (2021). Le Programme 13-Novembre : Le cheminement d’une recherche transdisciplinaire. médecine/sciences, 37(11), Art. 11. https://doi.org/10.1051/medsci/2021180 ↩︎
    2. Fierdepied, S., Motreff, Y., Pirard, P., & Baubet, T. (2024). Impact des attentats du 13 novembre 2015 sur les enfants des civils exposés et sur les relations parents–enfants. Neuropsychiatrie de l’Enfance et de l’Adolescence, 72(7), 334‑340. https://doi.org/10.1016/j.neurenf.2024.06.002 ↩︎


    Rédaction : Lucille Blondé ; Relectures : Magalie Bonnet, Julianne Kuhn, Monique Martinet, Aurore Pernin, Florence Mathieu-Nicot

  • Partenariat renouvelé avec l’UNAPEI en 2025

    Partenariat renouvelé avec l’UNAPEI en 2025

    AIR a renouvelé son accord-cadre avec la fédération UNAPEI pour 2025.

    L’Unapei regroupe 330 associations de parents et amis de personnes en situation de handicap intellectuel. Ces associations sont réparties sur l’ensemble du territoire national et gèrent plus de 3 300 établissements spécialisés.
    La société coopérative d’intérêts collectifs Action Information Recherche (AIR) a pour objet d’assurer par tous moyens la relation d’aide et l’information sur le handicap et le vieillissement.
    L’Unapei et AIR se sont rapprochées en 2021 afin de valoriser les services du logiciel Airmes aux associations et établissements affiliés à l’Unapei et ont conclu un partenariat durable.

    Ce partenariat nous donne accès à l’ensemble du réseau UNAPEI et nous identifie en tant que partenaires privilégiés par l’UNAPEI à travers une communication large.

    En retour, nous garantissons des tarifs privilégiés pour les ESSMS du réseau :

    • 8% de remise sur le coût pédagogique des formations cœur de métier en INTRA ou en e-learning
    • 2 places achetées = 1 place offerte sur les colloques
    • les meilleures offres sur le logiciel Airmes
  • [POURVU] Vidéaste formation e-learning (H/F)

    La coopérative Action Information Recherche (AIR) recrute un(e)
    Vidéaste (H/F) pour ses formations en e-learning
    Le poste est à pourvoir à Besançon, dans le Doubs (25)

    En tant que vidéaste e-learning, vous êtes chargé de créer les vidéos au sein des formations e-learning en adéquation avec les objectifs de formations et les scénarios pédagogiques élaborés par le responsable de pôle. Vous déterminez les images à produire, construisez les partenariats avec les différents intervenants et organisez les prises de vue pour obtenir des vidéos didactiques et attrayantes. Vous prenez en charge le montage et l’habillage en post-production pour souligner les notions clés des formations. Vous êtes garant de l’adéquation parfaite entre le contenu de la vidéo et le scénario pédagogique de la formation. 

    En lien direct avec la responsable du pôle e-learning, vous participez au soutien des activités de la coopérative au travers des missions suivantes :

    Scénario pédagogique

    • Création des structures de vidéos à tourner en fonction des objectifs de formation
    • Identification des notions clés de la formation

    Création vidéo

    • Préparation des tournages (réglages caméra, lumière, son)
    • Prise de vue
    • Montage des vidéos 
    • Habillage des vidéos (motion design)

    Relation partenaires

    • Prise de contacts avec les partenaires et les intervenants
    • Accompagnement des intervenants pendant le tournage

    Dans un environnement en perpétuelle évolution et au fur et à mesure de la croissance de la coopérative, vos missions seront potentiellement amenées à évoluer.

    Profil recherché pour le poste 

    • Autonomie
    • Adaptabilité et réactivité
    • Prise de vue (gestion du cadrage, de la lumière, etc.)
    • Maîtrise d’un outil de montage (Adobe Première, iMovie)
    • Notion de motion design 
    • Graphisme et communication visuelle
    • Expression écrite et orale

    Type de contrat : CDI 35 h / semaine

    Date prévue d’embauche : Mars 2024

    Rémunération : 2266€ brut mensuel, intéressement, tickets restaurant, mutuelle prise en charge à 100% et primes éventuelles

    Pour postuler, merci d’envoyer votre candidature à rh@airmes.eu 

    Notre organisation en quelques mots

    Fondée en 1985, l’Association Information Recherche – transformée en Action Information Recherche depuis septembre 2021 – est une Société Coopérative à Intérêt Collectif (SCIC) ayant pour objet de favoriser par tout moyen la relation d’aide, l’information et la recherche sur le handicap et le vieillissement. 

    Véritable Centre Ressources au service des personnes en situation de handicap et vieillissantes, AIR développe/propose :

    • Formations à destination des professionnels des structures médico-sociales et sociales, avec plus de 4300 heures de formation par an
    • Edition du logiciel du Dossier Usager Informatisé AIRMES, conforme aux directives de la CNSA et de l’Agence du Numérique en Santé, utilisé par plus de 700 structures en France, Belgique et Suisse
    • Evaluations de la Qualité des ESSMS (agrément par la HAS)
    • Développement, Audit et Conseil auprès d’ESSMS
    • Interventions ponctuelles sur site (conférence, intervention-débat)
    • Travaux de Recherches-actions et Colloques
    • Consultations-Concertations
    • Centre Ressources