Étiquette : inclusion

  • AIR remporte une treizième place au Raid Handi-Forts 2024 !

    AIR remporte une treizième place au Raid Handi-Forts 2024 !

    Pour la troisième année consécutive, AIR a parrainé une équipe au Raid Handi-Forts le week-end des 4 et 5 mai 2024. Notre équipe qui était jumelée avec le Centre Omnisports Pierre Croppet est arrivée 13ème sur un total de 35 équipes !
    Retour sur cette expérience d’inclusivité unique en son genre, où personnes valides et personnes en situation de handicap se surpassent ensemble par le sport.

    Découvrez la galerie photo en fin d’article !

    Un défi sportif

    Le Raid Handi-Forts, c’est bien plus qu’un seul week-end dans l’année : depuis la réunion de présentation du Raid Handi-Forts au mois de mars, nos salariés participants, Maeva du service avant-vente et Gabriel du service accompagnement des utilisateurs à l’usage du logiciel Airmes, ont préparé cette épreuve en participant à toutes les activités proposées avant la manifestation. Ils ont ainsi pu découvrir le volley assis et le tir para-sportif, deux disciplines paralympiques qu’il sera possible de suivre cet été pendant les Jeux. Ils ont également pu se familiariser avec le kayak sur le canal d’Avanne et ont eu une formation à l’usage de la joëlette, une sorte de fauteuil roulant tout terrain tirée et poussée par deux personnes. Ces activités sont l’occasion de rencontrer les autres membres de l’équipe et de commencer à créer du lien avec celles et ceux qui partageront les joies et les peines pendant tout un week-end.

    C’est dans la fraîcheur matinale du mois de mai que commence le Raid. Alors que le soleil n’est levé que depuis une heure, les deux cents participants se réunissent sur le parking où les attend des bus de ville garés en ligne. C’est un impressionnant convoi qui se met en route et les amène sur la ligne de départ. Après un échauffement et la chorégraphie officielle de l’édition 2024, les équipes s’élancent une à une sur le parcours ponctué d’épreuves de 35 km en deux jours, dans la nature bisontine, l’occasion pour Maeva et Gabriel de découvrir des coins qu’ils ne connaissaient pas !

    Parmi les défis qu’ils ont relevé : jeux de mémoire, course d’orientation, jeux de culture générale, tir à l’arc, volley assis et tir para-sportif, para-escalade, para-athlétisme, gymkhana en kayak, escrime fauteuil, goalball, langue des signes, acrosport…

    Dimanche en fin d’après-midi, l’équipe atteint l’arrivée sous les applaudissements et les acclamations des familles venues profiter du village d’animation sur la Promenade Chamars et surtout de plusieurs de leurs collègues de AIR, un moment plein d’émotions qui récompense pleinement les efforts fournis et la météo capricieuse.

    Enfin, la journée se termine par le classement général et la remise des prix.
    Si l’an dernier, le premier prix était de pouvoir participer à la première édition du Raid Handi-Forts à Avignon, cette année, la Ville de Besançon offre des places pour aller assister aux Jeux Paralympiques, à Paris !
    L’équipe obtient fièrement une treizième place parmi les trente-cinq équipes en lice !

    Une aventure humaine

    L’objectif n’est pas d’être l’équipe la plus rapide mais celle qui remporte le plus de points sur les ateliers. Partant de ce postulat, nul besoin de courir, il vaut mieux partir à point. Le Raid Handi-Forts, c’est une aventure humaine qui favorise les rencontres et l’entraide.
    Pour Gabriel et Maeva, les occasions n’ont pas manqué : toute l’équipe participe au passage des obstacles par la joëlette pour que Nadia puisse profiter du Raid dans le plus grand confort qu’offre ce fauteuil. Les coéquipiers se soutiennent lorsque l’un d’eux fatigue, ressent l’appréhension du vide ou la peur de l’eau. Lorsque ces situations arrivent, ils se posent, se soutiennent, se rassurent et s’encouragent.
    Au-delà de l’équipe, cet esprit bienveillant s’étend à tous les participants. Gabriel explique avoir porté les joëlettes de plusieurs équipes en plus de la sienne.
    Cette entraide lui a permis de se mettre à la place des personnes à mobilité réduite et de prendre conscience de la difficulté de se mouvoir pour une personne à mobilité réduite : “le moindre escalier, pente un peu raide, quand tu peux marcher sans problème, tu ne penses pas à tout ça. J’ai passé deux jours à devoir réfléchir à des questions que je ne m’étais jamais posées, je vois les choses autrement, désormais.” Maeva aussi a ressenti cette même prise de conscience pendant qu’elle participait aux activités : “Pendant l’escrime, je devais à la fois tenir en équilibre sur mon fauteuil et viser avec mon fleuret, c’est beaucoup plus dur que ce que l’on pourrait penser ! Et quand je courais avec les yeux bandés en athlétisme, je n’avais plus aucun repère. Tous mes autres sens étaient en ébullition pour compenser l’absence de la vue : je me suis concentrée sur tout un tas d’autres détails auxquels je ne pense même pas quand je vois.”

    Mathilde, salariée d’une entreprise adaptée de la Fondation Pluriel fait partie de l’équipe AIR – COPC. Elle a un handicap cognitif qui complique son élocution et sa vitesse de compréhension. Le Raid est pour elle l’occasion de prouver qu’elle est capable : “je voulais montrer que les personnes en situation de handicap peuvent faire du sport.” et c’est un défi relevé : comme tous les autres participants, elle est arrivée au bout des 35 kilomètres de marche, fatiguée mais heureuse d’avoir réalisé cet exploit !
    Elle raconte avoir découvert plusieurs sports et qu’elle envisage de s’inscrire à la natation en septembre !

    Les moments d’attente devant un atelier, les passages étroits, les ateliers où plusieurs équipes s’affrontent sont autant de temps où la rencontre est possible : “Les gens voient le logo de AIR, ils nous demandent ce que l’on fait, ça crée le dialogue” nous explique Gabriel. Pour Maeva, fidèle à sa mission de prospection pour la Coopérative, c’est toujours l’occasion de parler des différentes activités de AIR et de faire la promotion d’Airmes ! 

    Elle rentre même avec des contacts à qui elle a envoyé des catalogues de formation et le dépliant du logiciel !

    Quand on demande à nos collègues ce qu’ils ont pensé de cette aventure, ils nous répondent en chœur, des étoiles dans les yeux : “c’était physique mais on a adoré !
    Gabriel salue particulièrement l’organisation de l’évènement : “Chapeau à l’organisation. À chaque carrefour, il y a des bénévoles qui t’applaudissent et t’encouragent. Tout était bien ficelé. Au final, tu ne t’occupes de rien à part marcher et participer aux activités.

    Maeva, elle, a particulièrement apprécié l’expérience personnelle qu’elle a vécu : “J’ai envie de dire aux collègues que c’est plus facile que ce qu’ils croient. Je croyais que j’allais courir pendant 35 km mais comme seules les épreuves comptent, on peut le faire en marchant ! Les ateliers étaient originaux, j’ai découvert plusieurs sports que je ne connaissais pas. J’ai l’habitude de sortir de ma zone de confort, c’est l’occasion pour moi d’éprouver mes repères personnels et ma volonté. Le Raid a été une nouvelle expérience pour moi : je ne suis pas sportive et j’ai peu d’endurance. J’ai dû me battre contre moi-même, ma fatigue. Mais j’ai eu suffisamment de force intérieure, de soutien et de détermination pour arriver jusqu’au bout. J’ai aussi découvert de nouveaux endroits très natures et très agréables.”


    💡Le sport, vecteur de sociabilisation

    Pour beaucoup de participants, le Raid Handi-Forts est une sortie incontournable attendue toute l’année. Il faut dire que tout est mis en œuvre pour rendre cet évènement accessible à tous : tous les sites sont PMR, un interprète LSF est présent pendant toutes les prises de paroles et l’organisation sensibilise les représentants des entreprises.
    Bien que les collectivités multiplient les efforts pour rendre les espaces urbains accessibles, la vie quotidienne et les sorties en extérieures restent de véritables parcours du combattant pour les quelques 9 millions de personnes en situation de handicap en France.


    Selon le Ministère des Solidarités, près de 70% des personnes en situation de handicap de moins de 60 ans se disent favorables à la pratique régulière mais moins de la moitié (47%) le font.
    Le sport permet de se sentir mieux dans son corps, de le découvrir et de l’apprivoiser. C’est aussi un vecteur social qui favorise la rencontre, le travail et la cohésion d’équipe. Il reste donc un bon moyen d’éviter le sentiment d’isolement et de solitude qui touche une personne en situation de handicap sur trois selon la Fondation de France.

    Pour aller plus loin : Mon Parcours Handicap – Quel sport pratiquer ? 
    Caisse d’Allocation Familiale – Handicap et pratique sportive : comment se lancer ?


    Rédaction et réalisation vidéo : Amaury Salles ; Contributeurs : Mathilde, Maeva, Gabriel, Grégory, Estelle, Nadia ; Relectrice : Lucille Blondé.

  • AIR participe au Raid Handi-Forts 2024 !

    AIR participe au Raid Handi-Forts 2024 !

    Le Raid Handi-Forts est de retour et AIR sera présent sur la ligne de départ cette année encore. La plus grande rencontre sportive inclusive de la région se déroulera le week-end des 4 et 5 mai 2024. Zoom sur cet événement unique en France.

    Le Raid Handi-quoi ?

    Le Raid Handi-Forts, c’est une course organisée par la Ville de Besançon et le Centre Omnisports Pierre Croppet depuis 2008. Cette année, c’est la 16ème édition.
    L’objectif est simple : mettre en lien des personnes valides et des sportifs en situation de handicap. Depuis sa création, près de 2 400 personnes valides et handicapées ont participé ensemble au Raid !

    Le concept de cette compétition est unique en son genre : né dans la capitale Comtoise, il s’exporte désormais. Les villes d’Avignon et de Neuchâtel organisent maintenant leurs propres Raid Handi-Forts. 

    L’édition 2024 est bien sûr placée sous le signe des Jeux Olympiques et Paralympiques, qui auront lieu en France l’été prochain. Besançon ayant été labellisée Terre de Jeux 2024, le Raid Handi-Forts s’inscrit pleinement dans l’engagement de la Ville de faire vivre les Jeux au plus grand nombre. Ainsi, le village d’animation et les ateliers de la course mettront à l’honneur les pratiques handisports et sports adaptés.

    Des équipes qui mêlent personnes valides et handicapées

    Chaque équipe est composée de deux salariés d’une même entreprise, d’un représentant d’un club sportif, d’une personne ayant un handicap moteur (physique ou sensoriel) et d’une personne ayant une déficience intellectuelle. 

    Les équipes s’élancent sur un parcours d’une trentaine de kilomètres ponctué d’ateliers sportifs et ludiques, dans une ambiance très conviviale.

    L’édition 2023 comptait parmi ses épreuves : un gymkhana aquatique, de la langue des signes, de l’escalade dans les arbres, du tir à l’arc, de l’initiation au bô -un bâton long d’un mètre quatre-vingt utilisé dans certains arts martiaux Japonais-, etc… Tous les ateliers sont animés par des clubs sportifs bisontins et des structures d’éducation populaire et sont pensés pour être réalisables par tous les participants.

    Ce n’est pas la vitesse qui est déterminante pour le classement mais le nombre de points gagnés aux ateliers.

    Découvrez le Teasing du Raid 2024 :

    (La Fabrica, prestataire vidéo du Raid)

    Et AIR dans tout ça ?

    AIR soutient le Raid Handi-Forts depuis plusieurs années. C’est la deuxième année consécutive que la Coopérative voit ses salariés participer. Cette année, c’est Maeva et Gabriel qui porteront les couleurs de la coopérative. 

    Ils sont tous les deux motivés à l’idée de vivre cette aventure. Chacun y va avec ses motivations propres : Gabriel n’a jamais été en contact avec le milieu du handicap, il y voit l’opportunité de faire des rencontres. C’est aussi l’occasion de vivre d’une autre manière ses valeurs : “Dans mon métier, on œuvre pour les personnes en situation de handicap. Avec le Raid, j’ai la possibilité de m’engager dans cette cause professionnellement et personnellement.”
    Maeva a toujours évolué dans ce monde, ses deux parents éducateurs spécialisés lui ayant régulièrement permis de côtoyer ce public. Elle y participe pour montrer que le sport est accessible à tout le monde : “Je n’ai jamais fait de différence entre personnes valides et personnes en situation de handicap, j’ai découvert tardivement dans ma vie que les gens avaient des a priori. Le fait d’être en équipe mixte dans les rues de Besançon va sensibiliser les gens au fait que faire du sport, avec ou sans handicap, c’est possible.

    Ils sont accompagnés de Grégory et Estelle du Centre Omnisports Pierre Croppet, une association dont l’objectif est de mettre en lien les personnes valides et handicapées par le sport et les loisirs : des valeurs communes avec l’esprit de AIR, donc.
    Leur équipe est complétée par Mathilde, travailleuse dans une des entreprises adaptées de la Fondation Pluriel, un autre acteur majeur du secteur du handicap bisontin, et par Léna, mal-marchante, accompagnée par sa maman, Christine.

    Avant de prendre le départ avec les 200 autres concurrents, notre équipe doit se préparer : un test d’aisance aquatique en piscine, une initiation au kayak et à l’usage de la joëlette (un fauteuil roulant tout terrain) et une journée de préparation mentale sont les étapes nécessaires au bon déroulement du Raid et surtout, des occasions de rencontrer leurs coéquipiers et de faire connaissance avec.
    Ils auront aussi l’occasion de découvrir la pratique du para-tir sportif et du volley assis, deux disciplines des Jeux Paralympiques.

    Profiter du Raid sans être inscrit, c’est possible !

    Vous souhaitez venir les applaudir et partager ce moment heureux avec eux ? C’est possible : l’arrivée des deux jours de compétition se situe au village d’animation, sur la Promenade Chamars, le dimanche 5 mai.
    C’est aussi l’occasion de profiter des cinquante animations ludiques gratuites prévues toute la journée pour toute la famille !

    Cet article vous a donné envie de participer au Raid Handi-Forts ? Le film de l’édition 2023 vous convaincra définitivement.

    (La Fabrica, prestataire vidéo du Raid)

    Rédaction : Amaury Salles ; Relecture :

    Rédaction : Amaury Salles ; Relecture : Maeva Betermin et Gabriel Grojean.

  • Les colloques AIR en 2022

    AIR réalise des colloques en 2022 et 2023 sur les thèmes suivants :

    • le 12 mai 2022 : Les maux de la bouche et handicap, la santé dentaire

    Lieu : AIR – 6 boulevard Diderot – Bâtiment B, 25 000 Besançon

    • le 17 mars 2022 : L’approche Snozelen, du matériel au développement de la communication de la personne. Qu’en est-il aujourd’hui ?
    • le 6 octobre 2022 : Les troubles de l’attachement et des apprentissages chez l’enfant
    • en 2023 : L’inclusion des travailleurs en ESAT

    Lieu : Espace Grammont, 20 rue Megevand, 25 000 Besançon


    Le 17 mars 2022 – Espace Grammont, 20 rue Megevand, 25 000 Besançon

    L’approche Snoezelen : Du matériel au développement de la communication de la personne
    Qu’en est-il aujourd’hui ?

    Organisé par :
    AIR – Action Information Recherche, Dr. Monique Martinet, Neuropsychiatre et Pédiatre
    Patrice d’Arfeuille – Pétrarque
    Stéphane Maris – Neuropsychologue – Docteur en psychologie
    Samir Salman – Médecin, Formateur et Enseignant sur les déficiences mentales

    En France, dans les années 1980/90, l’accompagnement des personnes handicapées s’est développé, et de nombreux travaux ont vu le jour à travers l’Europe, notamment autour de la dimension sensorielle. Si le corps est un moyen de s’exprimer, il est d’abord un dispositif de compétences sensorielles à recevoir ; soit des liens entre la perception et l’accomplissement des actes de la vie quotidienne, mais également la rencontre de l’autre.

    Différentes approches ont vu le jour, notamment autour du concept Snoezelen. Principalement matériel de stimulations sensorielles lors de sa création, la pratique Snoezelen s’est ouverte rapidement à une étude plus théorique des sens et des perceptions, pour mettre en avant l’écoute centrée sur la personne, restant « une véritable philosophie de vie fondée sur un accompagnement relationnel humaniste et bien traitant ».

    Ce colloque a pour objectifs de présenter les différentes facettes de cette pratique Snoezelen, en insistant sur la dimension de communication.

    8 sens Colloque Snoezelen 17 mars 2022
    8 sens Colloque Snoezelen 17 mars 2022

    Le 12 mai 2022 – AIR, 6 boulevard Diderot – Bâtiment B, 25 000 Besançon

    Les maux de la bouche et le handicap – La santé dentaire

    Organisé par :
    AIR – Action Information Recherche, Dr. Monique Martinet, Neuropsychiatre et Pédiatre
    Julien Boyer – Docteur en chirurgie dentaire
    Avec la participation de Handident Franche-Comté

    Pour l’Organisation mondiale de la santé (OMS) la santé bucco-dentaire se caractérise par « l’absence de douleur buccale ou faciale, de cancer buccal ou pharyngé, d’infection ou de lésion buccale, de parodontopathie, de déchaussement et perte de dents, et d’autres maladies et troubles qui limitent la capacité de mordre, mâcher, de sourire et parler d’une personne, et donc son bien-être psychosocial ».

    Les maladies et les affections bucco-dentaires (caries, gingivites, aphtes, infections, tartre…) de l’enfant / l’adulte handicapé, avec leur corollaire fréquent de douleurs, perte précoce de dents, perte de goût, dénutrition…  sont-elles inéluctables ? Quel accès aux soins dentaires des personnes âgées en perte d’autonomie ? Quelle sensibilisation des soignants aux bonnes pratiques au quotidien ? Quels savoirs pour les professionnels de la santé ? Quel dépistage des besoins de soins bucco-dentaires ? Le réseau dentaire spécialisé en région.

    Manger est un acte universel, quotidien, banal et indispensable pour l’homme ; plusieurs sens et perceptions y contribuent. Préserver cette compétence demande d’être vigilant à maintenir les capacités de mastication et de déglutition.

      Le repas constitue un temps important dans la journée, c’est un temps de rencontre, d’intégration des règles sociales et culturelles. 

    La bouche c’est aussi l’articulation de la parole, avec son impact sur la mobilité de la langue et des lèvres. Parler est un mécanisme permettant à chacun d’exprimer, par le biais des mots et donc du langage, ce qu’il perçoit, ressent, comprend ou encore pense. 

    Le baiser est une symbolique culturelle et historique qui détient une place spécifique dans notre vie émotionnelle.

    Qu’en est-il de toutes ces fonctions chez l’enfant et l’adulte ayant un handicap, ou encore chez la personne âgée perdant progressivement la plupart de ces aptitudes ? Les soignants peuvent se trouver confrontés à des questions éthiques, notamment en termes de limites de traitement des dents, du bavage et surtout de l’alimentation orale ; soit, entre autres, le recueil du consentement de la personne.


    Le 6 octobre 2022 – Espace Grammont, 20 rue Megevand, 25 000 Besançon

    Les troubles de l’attachement et des apprentissages chez l’enfant

    Organisé par :
    AIR – Action Information Recherche, Dr. Monique Martinet, Neuropsychiatre et Pédiatre

    Les connaissances actuelles proposent une vision du développement plus intégrée, mettant en relation les troubles de l’attachement avec les problèmes de socialisation tant de l’enfant que de l’adolescent. Le jeune enfant peut présenter très tôt des difficultés de comportement et l’adolescent mal adapté socialement souffre aussi de difficultés d’attachement, avec tout ce que cela implique pour le traitement de l’un et de l’autre. 

    Les professionnels, quel que soit leur niveau d’intervention, ont besoin de disposer d’un corpus de savoirs fondamentaux constitué de données issues notamment de la psychologie, de la médecine, des sciences sociales (le développement physique et psychomoteur de l’enfant, ses besoins fondamentaux, les signes de la souffrance infantile, les compétences parentales, les indicateurs de maltraitance, ou encore les causes des difficultés d’apprentissage), pour conduire leur action auprès d’enfants / adolescents en grande difficulté familiale et/ou sociale.

    L’Observatoire National de la Protection de l’Enfance en 2020 insiste également sur la nécessité pour les professionnels de réaliser un travail réflexif pour renforcer leur capacité à répondre aux besoins des enfants, soit à davantage considérer le caractère désorganisant des troubles graves de la parentalité et de la pathologie du lien.


    En 2023 – Espace Grammont, 20 rue Megevand, 25 000 Besançon

    L’inclusion des travailleurs en ESAT

    Organisé par :
    AIR – Action Information Recherche, Dr. Monique Martinet, Neuropsychiatre et Pédiatre

    Le projet d’accompagnement des personnes en situation de handicap fait actuellement l’objet d’une vaste réflexion en France, autour des normes et procédures de la Démarche Qualité Française et ONUsienne, des notions d’autodétermination, d’inclusion et de parcours de vie – Qu’en est-il de l’inclusion professionnelle ?

    Ce colloque a pour objectifs d’approfondir les conditions d’une ouverture plus large vers un travail en droit commun de personnes travaillant en ESAT : développement de l’autodétermination (autoévaluation et autoréalisation) des personnes, évaluation et développement des compétences utiles pour s’insérer dans l’emploi, soutien indispensable, ou encore outils juridiques nécessaires – à partir de situations vécues.

    ESAT Inclusion