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  • AIR remporte une treizième place au Raid Handi-Forts 2024 !

    AIR remporte une treizième place au Raid Handi-Forts 2024 !

    Pour la troisième année consécutive, AIR a parrainé une équipe au Raid Handi-Forts le week-end des 4 et 5 mai 2024. Notre équipe qui était jumelée avec le Centre Omnisports Pierre Croppet est arrivée 13ème sur un total de 35 équipes !
    Retour sur cette expérience d’inclusivité unique en son genre, où personnes valides et personnes en situation de handicap se surpassent ensemble par le sport.

    Découvrez la galerie photo en fin d’article !

    Un défi sportif

    Le Raid Handi-Forts, c’est bien plus qu’un seul week-end dans l’année : depuis la réunion de présentation du Raid Handi-Forts au mois de mars, nos salariés participants, Maeva du service avant-vente et Gabriel du service accompagnement des utilisateurs à l’usage du logiciel Airmes, ont préparé cette épreuve en participant à toutes les activités proposées avant la manifestation. Ils ont ainsi pu découvrir le volley assis et le tir para-sportif, deux disciplines paralympiques qu’il sera possible de suivre cet été pendant les Jeux. Ils ont également pu se familiariser avec le kayak sur le canal d’Avanne et ont eu une formation à l’usage de la joëlette, une sorte de fauteuil roulant tout terrain tirée et poussée par deux personnes. Ces activités sont l’occasion de rencontrer les autres membres de l’équipe et de commencer à créer du lien avec celles et ceux qui partageront les joies et les peines pendant tout un week-end.

    C’est dans la fraîcheur matinale du mois de mai que commence le Raid. Alors que le soleil n’est levé que depuis une heure, les deux cents participants se réunissent sur le parking où les attend des bus de ville garés en ligne. C’est un impressionnant convoi qui se met en route et les amène sur la ligne de départ. Après un échauffement et la chorégraphie officielle de l’édition 2024, les équipes s’élancent une à une sur le parcours ponctué d’épreuves de 35 km en deux jours, dans la nature bisontine, l’occasion pour Maeva et Gabriel de découvrir des coins qu’ils ne connaissaient pas !

    Parmi les défis qu’ils ont relevé : jeux de mémoire, course d’orientation, jeux de culture générale, tir à l’arc, volley assis et tir para-sportif, para-escalade, para-athlétisme, gymkhana en kayak, escrime fauteuil, goalball, langue des signes, acrosport…

    Dimanche en fin d’après-midi, l’équipe atteint l’arrivée sous les applaudissements et les acclamations des familles venues profiter du village d’animation sur la Promenade Chamars et surtout de plusieurs de leurs collègues de AIR, un moment plein d’émotions qui récompense pleinement les efforts fournis et la météo capricieuse.

    Enfin, la journée se termine par le classement général et la remise des prix.
    Si l’an dernier, le premier prix était de pouvoir participer à la première édition du Raid Handi-Forts à Avignon, cette année, la Ville de Besançon offre des places pour aller assister aux Jeux Paralympiques, à Paris !
    L’équipe obtient fièrement une treizième place parmi les trente-cinq équipes en lice !

    Une aventure humaine

    L’objectif n’est pas d’être l’équipe la plus rapide mais celle qui remporte le plus de points sur les ateliers. Partant de ce postulat, nul besoin de courir, il vaut mieux partir à point. Le Raid Handi-Forts, c’est une aventure humaine qui favorise les rencontres et l’entraide.
    Pour Gabriel et Maeva, les occasions n’ont pas manqué : toute l’équipe participe au passage des obstacles par la joëlette pour que Nadia puisse profiter du Raid dans le plus grand confort qu’offre ce fauteuil. Les coéquipiers se soutiennent lorsque l’un d’eux fatigue, ressent l’appréhension du vide ou la peur de l’eau. Lorsque ces situations arrivent, ils se posent, se soutiennent, se rassurent et s’encouragent.
    Au-delà de l’équipe, cet esprit bienveillant s’étend à tous les participants. Gabriel explique avoir porté les joëlettes de plusieurs équipes en plus de la sienne.
    Cette entraide lui a permis de se mettre à la place des personnes à mobilité réduite et de prendre conscience de la difficulté de se mouvoir pour une personne à mobilité réduite : “le moindre escalier, pente un peu raide, quand tu peux marcher sans problème, tu ne penses pas à tout ça. J’ai passé deux jours à devoir réfléchir à des questions que je ne m’étais jamais posées, je vois les choses autrement, désormais.” Maeva aussi a ressenti cette même prise de conscience pendant qu’elle participait aux activités : “Pendant l’escrime, je devais à la fois tenir en équilibre sur mon fauteuil et viser avec mon fleuret, c’est beaucoup plus dur que ce que l’on pourrait penser ! Et quand je courais avec les yeux bandés en athlétisme, je n’avais plus aucun repère. Tous mes autres sens étaient en ébullition pour compenser l’absence de la vue : je me suis concentrée sur tout un tas d’autres détails auxquels je ne pense même pas quand je vois.”

    Mathilde, salariée d’une entreprise adaptée de la Fondation Pluriel fait partie de l’équipe AIR – COPC. Elle a un handicap cognitif qui complique son élocution et sa vitesse de compréhension. Le Raid est pour elle l’occasion de prouver qu’elle est capable : “je voulais montrer que les personnes en situation de handicap peuvent faire du sport.” et c’est un défi relevé : comme tous les autres participants, elle est arrivée au bout des 35 kilomètres de marche, fatiguée mais heureuse d’avoir réalisé cet exploit !
    Elle raconte avoir découvert plusieurs sports et qu’elle envisage de s’inscrire à la natation en septembre !

    Les moments d’attente devant un atelier, les passages étroits, les ateliers où plusieurs équipes s’affrontent sont autant de temps où la rencontre est possible : “Les gens voient le logo de AIR, ils nous demandent ce que l’on fait, ça crée le dialogue” nous explique Gabriel. Pour Maeva, fidèle à sa mission de prospection pour la Coopérative, c’est toujours l’occasion de parler des différentes activités de AIR et de faire la promotion d’Airmes ! 

    Elle rentre même avec des contacts à qui elle a envoyé des catalogues de formation et le dépliant du logiciel !

    Quand on demande à nos collègues ce qu’ils ont pensé de cette aventure, ils nous répondent en chœur, des étoiles dans les yeux : “c’était physique mais on a adoré !
    Gabriel salue particulièrement l’organisation de l’évènement : “Chapeau à l’organisation. À chaque carrefour, il y a des bénévoles qui t’applaudissent et t’encouragent. Tout était bien ficelé. Au final, tu ne t’occupes de rien à part marcher et participer aux activités.

    Maeva, elle, a particulièrement apprécié l’expérience personnelle qu’elle a vécu : “J’ai envie de dire aux collègues que c’est plus facile que ce qu’ils croient. Je croyais que j’allais courir pendant 35 km mais comme seules les épreuves comptent, on peut le faire en marchant ! Les ateliers étaient originaux, j’ai découvert plusieurs sports que je ne connaissais pas. J’ai l’habitude de sortir de ma zone de confort, c’est l’occasion pour moi d’éprouver mes repères personnels et ma volonté. Le Raid a été une nouvelle expérience pour moi : je ne suis pas sportive et j’ai peu d’endurance. J’ai dû me battre contre moi-même, ma fatigue. Mais j’ai eu suffisamment de force intérieure, de soutien et de détermination pour arriver jusqu’au bout. J’ai aussi découvert de nouveaux endroits très natures et très agréables.”


    💡Le sport, vecteur de sociabilisation

    Pour beaucoup de participants, le Raid Handi-Forts est une sortie incontournable attendue toute l’année. Il faut dire que tout est mis en œuvre pour rendre cet évènement accessible à tous : tous les sites sont PMR, un interprète LSF est présent pendant toutes les prises de paroles et l’organisation sensibilise les représentants des entreprises.
    Bien que les collectivités multiplient les efforts pour rendre les espaces urbains accessibles, la vie quotidienne et les sorties en extérieures restent de véritables parcours du combattant pour les quelques 9 millions de personnes en situation de handicap en France.


    Selon le Ministère des Solidarités, près de 70% des personnes en situation de handicap de moins de 60 ans se disent favorables à la pratique régulière mais moins de la moitié (47%) le font.
    Le sport permet de se sentir mieux dans son corps, de le découvrir et de l’apprivoiser. C’est aussi un vecteur social qui favorise la rencontre, le travail et la cohésion d’équipe. Il reste donc un bon moyen d’éviter le sentiment d’isolement et de solitude qui touche une personne en situation de handicap sur trois selon la Fondation de France.

    Pour aller plus loin : Mon Parcours Handicap – Quel sport pratiquer ? 
    Caisse d’Allocation Familiale – Handicap et pratique sportive : comment se lancer ?


    Rédaction et réalisation vidéo : Amaury Salles ; Contributeurs : Mathilde, Maeva, Gabriel, Grégory, Estelle, Nadia ; Relectrice : Lucille Blondé.

  • AIR, organisme accrédité évaluateur de la qualité des ESSMS par la HAS

    AIR a passé avec succès, l’accréditation d’organisme évaluateur de la qualité des ESSMS. Organisme auparavant habilité à réaliser des évaluations externes d’après le précédent référentiel HAS, AIR a candidaté à l’accréditation du nouveau référentiel HAS. AIR a obtenu la recevabilité opérationnelle du 1er septembre 2022 au 1er mars 2024, étape qui précède l’audit d’évaluation finale. Retour sur un grand pas pour AIR et pour les équipes qui ont relevé le défi avec brio.

    👉Retrouvez la Liste des organismes accrédités, dont AIR dans le Doubs (25).

    La loi du 24 juillet 2019

    Depuis la loi 2002-2, tous les établissements et services sociaux et médico-sociaux (ESSMS) ont l’obligation d’être évalués sur la qualité des activités et prestations délivrées aux personnes accueillies. La loi du 24 juillet 2019 a missionné la HAS pour élaborer une nouvelle procédure d’évaluation nationale commune à tous les ESSMS et un nouveau cahier des charges fixant les exigences requises pour être accrédité comme organisme autorisé à réaliser ces évaluations.

    Ce nouveau référentiel concerne tous les ESSMS mentionnés à l’article L312-1 du CASF dans les secteurs : 

    • personnes âgées,
    • personnes en situation de handicap,
    • les enfants protégés
    • personnes confrontées à des situations de grande précarité ou concernées par des addictions

    Soit environ 40 000 ESSMS en France.

    Cette accréditation est accordée sur la base :

    • de la norme EN ISO/IEC 17020 – Évaluation de la conformité – Exigences pour le fonctionnement de différents types d’organismes procédant à l’inspection ;
    • du document INS REF 02 (traduction internationale ILAC P15) ;
    • de toutes règles définies par l’organisme d’accréditation ;
    • des exigences complémentaires fixées par le cahier des charges de la HAS.

    Le nouveau référentiel

    Un nouveau référentiel commun à tous les ESSMS a donc été élaboré par la HAS. Il est centré sur la personne accompagnée à travers des entretiens pour évaluer les pratiques et les organisations au plus proche du terrain : entretiens avec les personnes accompagnées, les membres du conseil de la vie sociale, les professionnels et la gouvernance des ESSMS.

    Ce nouveau référentiel répond à trois enjeux majeurs : 

    • permettre à la personne d’être actrice de son parcours ;
    • renforcer la dynamique qualité au sein des établissements et services ;
    • promouvoir une démarche porteuse de sens pour les ESSMS et leurs professionnels.

    Il s’attache à quatre valeurs fondamentales : 

    • le pouvoir d’agir de la personne ;
    • le respect des droits fondamentaux ;
    • l’approche inclusive des accompagnements ;
    • la réflexion éthique des professionnels.

    Il est organisé en trois chapitres : 

    1. Chapitre 1 : La personne
    2. Chapitre 2 : Les professionnels
    3. Chapitre 3 : L’ESSMS

    Il se décline en 9 thématiques : 

    1. Bientraitance et éthique
    2. Droits de la personne accompagnée
    3. Expression et participation de la personne accompagnée
    4. Co-construction et personnalisation du projet d’accompagnement
    5. Accompagnement à l’autonomie
    6. Accompagnement à la santé
    7. Continuité et fluidité des parcours
    8. Politique ressources humaines
    9. Démarche qualité et gestion des risques

    Il répond à 42 objectifs déclinés en 157 critères d’évaluation. Pour chacun des critères, sont précisés son champ d’application, son niveau d’exigence, ses éléments d’évaluation (entretiens / consultation documentaire / observations) et les référencements associés. Parmi ces 157 critères : 

    • 129 sont génériques et communs à tous les ESSMS,
    • 28 sont applicables selon le secteur d’activité, le type de structure ou le public accompagné.

    Sur ces 157 critères : 

    • 139 correspondent au niveau “standard” attendu,
    • 18 sont dits “impératifs” car ils impliquent la mise en place d’un plan d’actions spécifiques dans la continuité immédiate de la visite d’évaluation.

    Le rapport d’évaluation final doit être écrit sur une trame définie, commune à l’ensemble des établissements et services sociaux et médico-sociaux. Les résultats de l’évaluation sont ensuite transmis à l’autorité de tarification et de contrôle, et à la HAS. Les résultats de l’évaluation feront également l’objet d’une diffusion publique.

    Passant de 7 à 5 ans, l’intervalle entre deux évaluations d’un ESSMS est réduit afin de correspondre à la durée du projet d’établissement. Une auto-évaluation par l’établissement peut être organisée en amont de l’évaluation quinquennale réalisée par un organisme tiers accrédité.

    Le référentiel est accompagné d’un manuel d’évaluation qui répertorie l’ensemble des fiches critères et présente des fiches pratiques utiles à la mise en œuvre de l’évaluation : 

    Le nouveau cahier des charges pour devenir organisme accrédité

    Le nouveau cahier des charges pour devenir organisme évaluateur de la qualité des ESSMS accrédité est exigeant. Il garantit la probité et l’intégrité de l’organisme évaluateur et donc la qualité globale des 40 000 ESSMS en France. Le challenge a été relevé par Yann Rondot, Responsable des évaluations chez AIR, et Monique Martinet, Directrice Générale Déléguée. Épaulés par Thierry Parmantier, Consultant qualité, ils ont su mettre en place l’organisation nécessaire à la bonne application du nouveau référentiel.

    Le cahier des charges est exigeant et nécessite une organisation rigoureuse et solide” explique Yann Rondot. “L’un des critères important est par exemple l’impartialité et l’indépendance” poursuit-il : 

    • Les intervenants qui évaluent les structures doivent être indépendants.
    • Ils ne doivent par exemple pas agir en tant que conseiller dans les 24 mois précédant la visite et les 12 mois suivant la visite.
    • Ils ne doivent pas avoir de conflit d’intérêts avec la structure qu’ils évaluent, c’est-à-dire ne pas avoir exercé d’activité dans l’ESSMS ou l’OG, depuis 5 ans, ou ne pas avoir d’intérêt direct ou indirect dans l’ESSMS et l’OG évalué.
    • Ils ne doivent pas exercer leur activité au sein d’un ESSMS du même département que l’ESSMS évalué. 
    • Ils ne doivent enfin pas exercer au sein des autorités d’autorisation, de tarification et de contrôle des ESSMS, ni au sein de la HAS.

    “Pour autant, les intervenants doivent avoir de l’expérience et des compétences dans le secteur du social et du médico-social” ajoute Monique Martinet : 

    • Il faut que les intervenants assurent 4 missions d’évaluation minimum en ESSMS en moyenne par an sur un cycle d’évaluation (5 ans).
    • Il est impératif d’avoir une expérience de 3 ans minimum dans le secteur social et médico-social et que les compétences soient si possible liées à l’organisation des soins dans le secteur médico-social.

    La confidentialité est en outre obligatoire dans ce nouveau référentiel” conclut Thierry Parmantier : 

    • Le rapport de visite ne doit pas être divulgué.
    • Il doit garantir l’anonymat des personnes qui ont pris part à l’évaluation.

    D’autres critères viennent étoffer ce cahier des charges. Pour le consulter en intégralité : Cahier des charges.


    Rédaction : Lucille Blondé ; Relecture : Monique Martinet

  • Des formations au handicap pour les Transports de l’Ain

    Des formations au handicap pour les Transports de l’Ain

    AIR réalise des formations pour les Transports de l’Ain, un acteur public qui transporte chaque jour des milliers de voyageurs, notamment des enfants valides et en situation de handicap. Dans le cadre du plan de développement des compétences, l’entreprise a fait le choix de confier leur projet de formation à AIR, centre ressources et de formation dédié au handicap. Zoom sur ce projet symbole d’inclusion dans la société.

    Un projet de formation…

    L’entreprise des Transports de l’Ain assure le transport scolaire et adapté de 18 000 élèves du primaire au BTS, en passant par le collège et le lycée, sur plus de 600 communes du territoire de l’Ain. Parmi ces élèves, l’entreprise estime qu’environ 700 enfants sont en situation de handicap. Dans le cadre du plan de développement des compétences, la société a sollicité AIR pour réaliser des formations sur le handicap : “Nous avions besoin d’avoir des éléments de compréhension par rapport aux pathologies afin d’accompagner au mieux les élèves, notamment dans la gestion des crises” explique Alexandre Giroud, à l’origine du projet. Lui-même gestionnaire du transport adapté, il était sensibilisé à la thématique et a su mettre en œuvre l’écoute nécessaire pour faire remonter les besoins du terrain.

    … symbole d’inclusion dans la société

    C’est ensuite à Ophélie Grégoire, gestionnaire du service formation, qu’a été confiée la mise en place concrète. Un programme a ensuite été élaboré avec AIR : “Nous avions besoin d’avoir des informations sur les raisons possibles d’une crise que peut faire un enfant dans le bus, afin de pouvoir mettre en place l’environnement adapté pour lui”. Des outils ont par exemple été proposés pour gérer la crise lorsqu’elle survient : un baromètre d’humeur permet instantanément de sentir comment est l’enfant à l’arrivée dans le bus. 180 chauffeurs de bus et cadres du siège participent aux formations. AIR soutient et accompagne ce projet, symbole d’inclusion des enfants en situation de handicap dans la société, fer de lance de la coopérative.


    Interview de la formatrice, Elena Bayo

    Elena Bayo est neuropsychologue et formatrice pour AIR. Elle réalise les formations pour les chauffeurs et cadres des Transports de l’Ain qui ont démarré en 2024. Contenus pédagogiques personnalisés, rythme adapté et questionnements, cette formation est un signal très positif pour l’inclusion des personnes en situation de handicap dans le monde dit “ordinaire”.

    Le trajet : premier pas dans le monde ordinaire de milliers d’enfants chaque jour

    2024 signe le début des formations pour les Transports de l’Ain, une entreprise publique qui transporte quotidiennement des milliers d’enfants à l’école. Parmi eux, des enfants en situation de handicap. Les chauffeurs ont souhaité se former à l’accueil et l’accompagnement de ce public afin que le premier et le dernier pas de ces enfants hors de leur famille soit un moment agréable et positif. 12 journées ont ainsi été programmées et Elena nous en a parlé :

    Quelles sont les formations que vous réalisez pour les Transports de l’Ain ?

    Je réalise les formations à destination des chauffeurs. L’objectif est d’avoir des réflexes et une méthodologie pour savoir réagir en cas de crise ou d’agitation. Je dispense donc des formations scindées en deux moments forts : 

    • Qu’est-ce que le handicap ? (matin)
      • les différents types de handicap : TSA, TND, TDAH, etc.
      • les comportements et signes pour les reconnaître : communication, particularités, etc.
      • le développement de l’enfant
      • les pistes les plus courantes pour arriver à distinguer les différences, comprendre les essentiels modes de fonctionnement, etc.
    • Etudes de cas (après-midi)
      • échanges concrets sur les situations rencontrées
      • la réponse immédiate à une crise
      • la gestion de la crise lorsqu’elle est un peu désamorcée (communication, verbal, émotionnel, physique)
      • la réflexion à froid, les recommandations de bonnes pratiques, etc.

    En quoi cette formation est-elle différente de ce que vous réalisez habituellement ?

    Pour moi, cette formation est très enrichissante car elle se déroule en milieu ordinaire. Les professionnels que je forme ne sont pas des experts du handicap, ils sont en dehors des institutions médico-sociales. Ils ont des problématiques différentes et une envie de bien faire qui donne de l’espoir. Ils ont la volonté de bien accueillir, ils sont motivés. Pour eux, c’est une vocation de transporter des enfants, et de le faire bien.

    Par ailleurs, j’apprends plein d’anecdotes sur ce qu’ils vivent. De véritables liens d’attachement se sont créés avec ces enfants. Ils ont une humanité récente et belle qui est leur moteur.

    En quoi de ce type de formations préfigure l’avenir ?

    On se dirige progressivement vers une désinstitutionnalisation des personnes en situation de handicap. L’accompagnement se fait aussi en dehors des centres médico-sociaux, la personne est au centre. C’est un signal positif pour l’avenir, mais il faut continuer à accompagner ces professionnels. Ils doivent assurer le bien-être et la sécurité des enfants, mais ils sont parfois démunis et ils manquent de moyens. L’Etat et la société sont démunis, ils n’ont pas les ressources et les moyens économiques pour accompagner. Il faut continuer à former, c’est la clé pour l’inclusion dans la société.


    Rédaction : Lucille Blondé ; Relecture : Ophélie Grégoire et Alexandre Giroud

  • Zoom sur l’intervention de Monique Martinet à l’ONU

    Zoom sur l’intervention de Monique Martinet à l’ONU

    Lundi 18 mars 2024, de 18h30 à 20h30, Monique Martinet – neurologue psychiatre et pédiatre, directrice générale déléguée de AIR – est intervenue pour la 68ème Commission sur le Statut de la Femme, organisée par l’ONU des Femmes et par l’European Union of Women. Le thème : L’impact de la pauvreté sur la vie des Femmes et des enfants. Ce webinaire était accessible en visioconférence.

    Le handicap, définition

    Monique a commencé son intervention en citant la définition du handicap inscrite dans la loi 2005-102 : « Constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant. » La différence avec les précédentes conceptions du handicap réside, d’une part dans la prise en compte des retentissements des problèmes organiques et fonctionnels en termes de participation sociale, et d’autre part sur la place donnée à l’environnement. Actuellement en France, 2,22 millions de personnes bénéficient de l’Allocation Adulte Handicapé (AAH) – environ 1000€ par mois – et 410 000 enfants bénéficient de l’Allocation d’Education de l’Enfant Handicapé – environ 150€ par mois.

    Handicap et pauvreté en France

    Le niveau de pauvreté en France est calculé en pourcentage du niveau de vie médian, après impôts et prestations sociales, pour une personne vivant seule ou collectivement (INSEE). Il s’appuie sur 4 niveaux : le niveau de revenu, le seuil de pauvreté, les critères de privation en termes de conditions de vie, le train de vie minimum. En France, le seuil de pauvreté est de 1010€. Le niveau de pauvreté prend donc en compte les aides sociales et les avantages sociaux et il faut alors considérer le “reste à vivre”. Comment donc mesurer ce “reste à vivre” et le faire évoluer ? La loi n°2023-1196 du 18 décembre 2023 vise l’inclusion des personnes handicapées dans la société, y compris en ESAT et en ateliers protégés, à travers différentes mesures : droit de grève, droit d’adhérer à un syndicat, prise en charge d’une partie des frais de transport, droit plus large d’accès au chômage. Les personnes handicapées peuvent également bénéficier, comme tout citoyen, d’un patrimoine. Comment concilier alors solidarité nationale (aides sociales) et solidarité de proximité (patrimoine) ? La pauvreté est multidimensionnelle, influant directement sur la qualité de vie des personnes, notamment en termes de « conception universelle » pour les personnes en condition de situation de handicap.

    Nécessité de changer de paradigme

    Le premier pas est de considérer la personne handicapée comme une personne à part entière. L’association Down Up à Arras propose par exemple des appartements à des personnes handicapées, qui vivent, travaillent et sont indépendantes au sein de la cité. L’inclusion et l’autodétermination sont des réflexions émergentes en France qui favorisent la possibilité de choix, renforce le sens de sa vie, favorise l’estime de soi, permet la reconnaissance sociale pour soi et pour le collectif, l’accès aux évolutions technologiques. Un enrichissement non financier, net et mesurable pour tous les citoyens.


    Rédaction : Lucille Blondé ; Relecture : Monique Martinet

  • AIR participe au Raid Handi-Forts 2024 !

    AIR participe au Raid Handi-Forts 2024 !

    Le Raid Handi-Forts est de retour et AIR sera présent sur la ligne de départ cette année encore. La plus grande rencontre sportive inclusive de la région se déroulera le week-end des 4 et 5 mai 2024. Zoom sur cet événement unique en France.

    Le Raid Handi-quoi ?

    Le Raid Handi-Forts, c’est une course organisée par la Ville de Besançon et le Centre Omnisports Pierre Croppet depuis 2008. Cette année, c’est la 16ème édition.
    L’objectif est simple : mettre en lien des personnes valides et des sportifs en situation de handicap. Depuis sa création, près de 2 400 personnes valides et handicapées ont participé ensemble au Raid !

    Le concept de cette compétition est unique en son genre : né dans la capitale Comtoise, il s’exporte désormais. Les villes d’Avignon et de Neuchâtel organisent maintenant leurs propres Raid Handi-Forts. 

    L’édition 2024 est bien sûr placée sous le signe des Jeux Olympiques et Paralympiques, qui auront lieu en France l’été prochain. Besançon ayant été labellisée Terre de Jeux 2024, le Raid Handi-Forts s’inscrit pleinement dans l’engagement de la Ville de faire vivre les Jeux au plus grand nombre. Ainsi, le village d’animation et les ateliers de la course mettront à l’honneur les pratiques handisports et sports adaptés.

    Des équipes qui mêlent personnes valides et handicapées

    Chaque équipe est composée de deux salariés d’une même entreprise, d’un représentant d’un club sportif, d’une personne ayant un handicap moteur (physique ou sensoriel) et d’une personne ayant une déficience intellectuelle. 

    Les équipes s’élancent sur un parcours d’une trentaine de kilomètres ponctué d’ateliers sportifs et ludiques, dans une ambiance très conviviale.

    L’édition 2023 comptait parmi ses épreuves : un gymkhana aquatique, de la langue des signes, de l’escalade dans les arbres, du tir à l’arc, de l’initiation au bô -un bâton long d’un mètre quatre-vingt utilisé dans certains arts martiaux Japonais-, etc… Tous les ateliers sont animés par des clubs sportifs bisontins et des structures d’éducation populaire et sont pensés pour être réalisables par tous les participants.

    Ce n’est pas la vitesse qui est déterminante pour le classement mais le nombre de points gagnés aux ateliers.

    Découvrez le Teasing du Raid 2024 :

    (La Fabrica, prestataire vidéo du Raid)

    Et AIR dans tout ça ?

    AIR soutient le Raid Handi-Forts depuis plusieurs années. C’est la deuxième année consécutive que la Coopérative voit ses salariés participer. Cette année, c’est Maeva et Gabriel qui porteront les couleurs de la coopérative. 

    Ils sont tous les deux motivés à l’idée de vivre cette aventure. Chacun y va avec ses motivations propres : Gabriel n’a jamais été en contact avec le milieu du handicap, il y voit l’opportunité de faire des rencontres. C’est aussi l’occasion de vivre d’une autre manière ses valeurs : “Dans mon métier, on œuvre pour les personnes en situation de handicap. Avec le Raid, j’ai la possibilité de m’engager dans cette cause professionnellement et personnellement.”
    Maeva a toujours évolué dans ce monde, ses deux parents éducateurs spécialisés lui ayant régulièrement permis de côtoyer ce public. Elle y participe pour montrer que le sport est accessible à tout le monde : “Je n’ai jamais fait de différence entre personnes valides et personnes en situation de handicap, j’ai découvert tardivement dans ma vie que les gens avaient des a priori. Le fait d’être en équipe mixte dans les rues de Besançon va sensibiliser les gens au fait que faire du sport, avec ou sans handicap, c’est possible.

    Ils sont accompagnés de Grégory et Estelle du Centre Omnisports Pierre Croppet, une association dont l’objectif est de mettre en lien les personnes valides et handicapées par le sport et les loisirs : des valeurs communes avec l’esprit de AIR, donc.
    Leur équipe est complétée par Mathilde, travailleuse dans une des entreprises adaptées de la Fondation Pluriel, un autre acteur majeur du secteur du handicap bisontin, et par Léna, mal-marchante, accompagnée par sa maman, Christine.

    Avant de prendre le départ avec les 200 autres concurrents, notre équipe doit se préparer : un test d’aisance aquatique en piscine, une initiation au kayak et à l’usage de la joëlette (un fauteuil roulant tout terrain) et une journée de préparation mentale sont les étapes nécessaires au bon déroulement du Raid et surtout, des occasions de rencontrer leurs coéquipiers et de faire connaissance avec.
    Ils auront aussi l’occasion de découvrir la pratique du para-tir sportif et du volley assis, deux disciplines des Jeux Paralympiques.

    Profiter du Raid sans être inscrit, c’est possible !

    Vous souhaitez venir les applaudir et partager ce moment heureux avec eux ? C’est possible : l’arrivée des deux jours de compétition se situe au village d’animation, sur la Promenade Chamars, le dimanche 5 mai.
    C’est aussi l’occasion de profiter des cinquante animations ludiques gratuites prévues toute la journée pour toute la famille !

    Cet article vous a donné envie de participer au Raid Handi-Forts ? Le film de l’édition 2023 vous convaincra définitivement.

    (La Fabrica, prestataire vidéo du Raid)

    Rédaction : Amaury Salles ; Relecture :

    Rédaction : Amaury Salles ; Relecture : Maeva Betermin et Gabriel Grojean.

  • Monique Martinet intervenante pour le CSW 68 de l’ONU

    Monique Martinet intervenante pour le CSW 68 de l’ONU

    Lundi 18 mars 2024, de 18h30 à 20h30, Monique Martinet – neurologue psychiatre et pédiatre, directrice générale déléguée de AIR – interviendra pour la 68ème Commission sur le Statut de la Femme, organisée par l’ONU des Femmes et par l’European Union of Women. Le thème : L’impact de la pauvreté sur la vie des Femmes et des enfants. Ce webinaire sera accessible en visioconférence.

    L’Union Européenne des Femmes (ONU) – section française et l’European Union of Women organisent la 68ème Commission sur le Statut de la Femme. Le thème : l’impact de la pauvreté sur la vie des Femmes et des enfants. Cet événement se tiendra en webinaire le 18 mars 2024 de 18h30 à 20h30. Pour s’inscrire :

    ID de réunion : 893 9657 6348 / Code secret : 192567

    Le programme

    Introduction

    • Pascale Mesnil : Présidente de l’Union Européenne des Femmes Section Française, Présidente internationale de la commission des affaires internationales de l’European Union of Women, Membre du Comité exécutif du CNFF, Secrétaire Générale de la section française WISTA (Women’s Leaders in Maritime)
    • Margaret Hales : Présidente internationale de l’European Union of Women

    Modératrice

    • Christiane Tricot : Vice-présidente internationale de l’EUW, vice-présidente du CNFF, Law adviser du CIF.

    Intervenant(e)s

    • Marie-Claude Bertrand : Présidente du Conseil National des Femmes Françaises, Membre du bureau du Conseil International des Femmes, membre du Conseil National de l’UEF section française – Vice-présidente du CECIF – « L’impact de la pauvreté sur l’éducation des enfants ».
    • Alice Benhamou Panetta : Présidente de Vivent Les Femmes, Vice-présidente internationale de la Commission du développement durable de l’EUW, Membre du Conseil national de l’UEF, Membre du Comité exécutif du CNFF : « Les effets du changement climatique sur la santé des femmes »
    • Dr Monique Martinet : Docteur en médecine, neurologue et pédopsychiatre, Présidente fondatrice de AIR : « Handicap et Aide Sociale en France, facteur de pauvreté ? Questionnement autour des enjeux actuels ».
    • Dr Paule Nathan : Docteur en médecine, Présidente du Cercle Olympe de Gouges, Présidente d’Avenirs de femmes, membre du Conseil national de l’UEF : « La précarité alimentaire ».
    • Dr Jean-Baptiste Renard : Docteur en astronomie et techniques spatiales, Directeur de recherche au CNRS : « Le renforcement des normes européennes sur la qualité de l’air et son impact sur la santé ».

    Conclusion

    • Christiane TRICOT
  • Un partenariat avec l’Algérie

    Un partenariat avec l’Algérie

    Monique Martinet a participé à un colloque sur l’autisme en Algérie le 2 novembre 2023 (voir https://www.airhandicap.org/un-colloque-sur-lautisme-a-alger/). Organisé par l’association Djisr El Wafa, ce colloque s’inscrit dans un partenariat de longue date entre AIR et l’association, dont l’objectif est de développer la recherche et les pratiques sur l’autisme.

    Association Djisr el wafa et AIR

    Former pour diffuser les bonnes pratiques

    Si AIR participe au développement des pratiques en Algérie, c’est grâce à un partenariat initié depuis des années entre Rani Abdouch, président de l’Union Franco-Algérienne de Lorraine, Antoine Bressand, directeur général d’ESSMS, et Monique Martinet : « il s’agit de participer à la formation des professionnels algériens qui travaillent auprès des personnes en situation de handicap, afin de diffuser les bonnes pratiques et aider à la création d’une offre médico-sociale en Algérie » explique Monique. « Je propose également des outils aux professionnels pour diagnostiquer eux-mêmes les personnes autistes ».

    Comprendre la méthode

    En 10 ans, beaucoup d’avancées ont été faites dans ce domaine : « Il y a par exemple une évolution sur les causes neurologiques de l’autisme ou sur les aspects psychomoteurs » explique Monique. Cependant, les pouvoirs publics soutiennent encore peu ce secteur. C’est la raison pour laquelle la formation et l’information sont essentielles. Stéphane Maris, formateur métier à AIR, va y passer 5 jours pour accompagner le développement des pratiques. « Il y a une carte à jouer sur la diffusion des bonnes pratiques à distance, en profitant d’internet par exemple, ou en passant par des webinaires, des conférences en ligne, etc. » ajoute Monique. « Le but est toujours de comprendre la méthode plutôt que de l’appliquer à la lettre » conclut-elle.


    Rédaction : Lucille Blondé ; Relecture : Monique Martinet ; Crédits image : Logo Association Djisr El Wafa

  • Les colloques et publications : un véritable ancrage scientifique

    Les colloques et publications : un véritable ancrage scientifique

    AIR participe régulièrement à des colloques et prépare des publications et communications qui font rayonner notre expertise. Véritables paradis des amoureux et amoureuses de l’éthique, ces colloques internationaux sont des références importantes. Zoom sur les retombées de ces participations et les projets à venir.

    Colloque francophone du GEFERS à Avignon les 20 et 21 octobre 2022

    AIR a participé aux XXèmes Journées Itinérantes francophones d’éthique des soins de santé à Avignon les 20 et 21 octobre 2022. Le thème : « Le questionnement éthique face au refus d’aide et de soins« . AIR est intervenu sur le thème :

    « L’interdisciplinarité, pierre angulaire de l’analyse des situations complexes et des tensions éthiques que soulève le refus de soins. Les émotions comme outils d’analyse ». Cette intervention, portée par Florence Mathieu-Nicot, Aurore Pernin et Monique Martinet pour AIR, a permis d’apporter un éclairage supplémentaire aux interventions riches de l’ensemble des deux journées.

    Publications :
    • Mathieu-Nicot, F., Martinet, M., Pernin, A., Boyer, J. « L’approche interdisciplinaire des situations de refus de soins» In Face au refus d’aide et de soin. » Editions Seli Arslan. Mai 2023
    • Mathieu-Nicot, F., Martinet, M., Pernin, A., Boyer, J. « L’approche interdisciplinaire des situations de refus de soins » In Perspective soignante, p 76 (Avril 2023)

    Colloque International à Clermont-Ferrand les 5 et 6 juin 2023

    Organisé par l’Université de Clermont-Ferrand sur le thème “La mort, et si on s’éduquait ?”, notre participation à ce colloque a suscité l’attention des organisateurs, qui nous ont proposé deux publications pour un ouvrage grand public qui sera vendu en librairie. Florence Mathieu-Nicot a commencé l’écriture et doit soumettre pour le mois de mars.

    Nous étions intervenus sur deux thématiques : 

    • Accueillir une demande active d’aide à mourir en EHPAD. L’analyse du discours offre des clés de compréhension pour les soignants. Présentation des résultats d’une étude de recherche scientifique.
      • présenté par Florence Mathieu-Nicot, en tant que Docteure en psychologie, psychologue clinicienne en Equipe Mobile de soins palliatifs au CHU de Besançon
      • Des collègues du CHU de Besançon, de l’Université de Franche-Comté et du CH du Haut Bugey à Oyonnax ont été associés à ce travail.
      • AIR a été affilié à ce travail par Florence
    • Parler de la mort dans les établissements accueillant des personnes atteintes de handicap sévère. Travailler avec l’incertitude de la temporalité de fin de vie.
      • présenté sur place par Florence Mathieu-Nicot en tant que chercheuse chez AIR
      • Monique Martinet en co-autrice en tant que médecin neurologue, psychiatre pédiatre chez AIR.

    Lire l’article de la Maison des Sciences de l’Homme : https://msh.uca.fr/content/la-mort-et-si-seduquait#:~:text=Le%20colloque%20international%20et%20interdisciplinaire,soci%C3%A9tales%20sur%20la%20fin%20de

    Colloque Francophone du GEFERS au Mans les 19 et 20 octobre 2023 

    Suite au colloque du GEFERS “Inclusion, exclusion et vulnérabilités sociales : quelle éthique pour un juste accompagnement ?” auquel Aurore Pernin, Florence Mathieu-Nicot, Monique Martinet et les formateurs métier Franck Stepien et Didier Chapeau étaient intervenus en plénière et en atelier, AIR a été retenue pour figurer dans deux publications : 

    • dans un ouvrage qui paraîtra en librairie auprès du grand public
    • et/ou dans une revue diffusée sur abonnement auprès des ESSMS (médico-sociaux, sociaux et sanitaires)

    Les communications sont en cours d’écriture par les principaux intéressés.

    Nous étions intervenus sur deux thématiques : 

    • Franck Stepien et Didier Chapeau, formateurs à AIR sur l’autodétermination, sont intervenus dans un atelier sur le thème de : “l’exclusion et la vulnérabilité : faire évoluer les pratiques et les mentalités”. Ils ont abordé l’autodétermination et l’inclusion des personnes accompagnées et les préalables nécessaires à la transformation de l’accompagnement par les professionnels du médico-social. Didier Chapeau a pu appuyer son intervention sur la transformation de l’offre conduite au sein de l’association Marie Moreau depuis 7 ans. Franck Stepien a pu mettre en valeur de nombreuses pistes à explorer pour travailler la posture professionnelle en utilisant l’approche éthique.
    • Florence Mathieu-Nicot, chercheuse à AIR et psychologue clinicienne à l’Université de Franche-Comté et au CHU de Besançon, et Aurore Pernin, responsable de formation à AIR, ont présenté en plénière la réflexion suivante : “le professionnel soumis à des affects difficiles lors de la confrontation à la fin de vie : en quoi l’analyse de sa posture est essentielle à l’ajustement professionnel et au sentiment de sécurité ?”. Leurs regards multiples et complémentaires (clinique, scientifique et de formatrice) ont permis d’apporter des exemples concrets aux situations rencontrées par les professionnels et de rebondir sur les interventions précédentes.
    Publications de AIR dans des revues scientifiques à comité de lecture :
    • Mathieu-Nicot, F., Pernin, A., Martinet, M. La vulnérabilité des professionnels accompagnant les personnes en fin de vie. Savoir analyser ses émotions pour ajuster sa posture professionnelle. Coord. Walter Hesbeen : « Inclusion, exclusion et vulnérabilités sociales. ». Broché, Paris. Ed. Seli Arslan. (En cours d’édition)
    • Chapeau, D., Stepien, F, Martinet, M., Pernin, A., Mathieu-Nicot, F. L’autodétermination et l’inclusion des personnes en situation de handicap : quels préalables nécessaires à la transformation de l’accompagnement par les professionnels médico-sociaux. Coord. Walter Hesbeen : « Inclusion, exclusion et vulnérabilités sociales. ». Broché, Paris. Ed. Seli Arslan. (En cours d’édition)

    Lire l’article sur le site du GEFERS : https://www.gefers.fr/actualite/inclusion-exclusion-et-vulnerabilites-sociales/

    Colloque Francophone du GEFERS à Louvain-la-Neuve les 23 et 24 mai 2024

    En prévision du colloque du GEFERS sur le thème “Le choix de vie des personnes âgées : quel projet vous fait envie ?”, AIR a soumis une communication qui a été acceptée. Florence Mathieu-Nicot, Monique Martinet et Aurore Pernin iront donc à Louvain-la-Neuve en Belgique pour évoquer le lieu de fin de vie dans les établissements accueillant des personnes atteintes de handicap sévère ou vieillissantes et la démarche palliative. 

    De plus, Florence Mathieu-Nicot et sa collègue au CHU, le Dr Mathilde Giffard, ont soumis une communication sur le choix des lieux de fin de vie des personnes atteintes de cancer. Celle-ci a été acceptée. Florence a associé AIR a ce travail.

    Publication de AIR dans des revues scientifiques à comité de lecture :
    • Mathieu-Nicot, F., Giffard, M. « L’interdisciplinarité au cœur des situations complexes : La place du psychologue d’Équipe Mobile de Soins Palliatifs à l’hôpital. » IN PRESS printemps 2024

    Lire l’article sur le site du GEFERS : https://www.gefers.fr/actualite/le-choix-des-lieux-de-vie-des-personnes-agees/

    Véritable enjeux scientifiques, les publications issues de ces colloques montrent le dynamisme de AIR dans la recherche et nous placent d’emblée en tant qu’experts.


    Rédaction : Lucille Blondé ; Contributrice : Florence Mathieu-Nicot

  • Un colloque sur l’autisme à Alger

    Un colloque sur l’autisme à Alger

    Monique Martinet, Présidente Directrice Déléguée et fondatrice de AIR, a participé au Colloque Scientifique II de Haut Niveau sur l’Autisme, à Alger. Organisé par l’association Djisr El Wafa et l’UFAL (Union franco-algérienne de Lorraine), avec le précieux concours de l’APC (Mairie) de Bir Mourad Raïs et l’INVA (amphithéâtre de l’Institut National de la Vulgarisation Agricole), AIR a été invitée en tant qu’expert international et partenaire depuis dix ans, pour aborder l’évolution de la prise en charge des personnes autistes au cours des dernières années en France et en Europe.

    Un colloque enrichissant

    Le jeudi 2 novembre 2023 de 13h à 17h30 à Alger, s’est tenu le colloque international et scientifique II de haut niveau sur l’autisme, auquel Monique Martinet s’est rendue pour AIR afin de témoigner de l’expérience française et européenne dans le domaine. Le thème du colloque : “Diagnostiquer, accompagner et contribuer à l’autonomisation et à la qualité de vie des personnes autistes de la petite enfance au grand âge : voies et moyens. Où en est-on en Algérie et en Europe ?”. Les intervenants ont pu aborder des sujets scientifiques mais également très pragmatiques :

    • Le Docteur Hanane HASSI, médecin généraliste, a abordé une méthodologie de prise en charge adaptée pour enfants avec autisme au sein du CPP (Centre Pédo-Psychiatrique) de Aïn Bénian
    • Le Docteur Mounia ROUICHI, pédopsychiatre, a présenté le service de pédopsychiatrie de l’EHS (Etablissement Hospitalier Spécialisé) Chéraga
    • Le Docteur Ramdane CHOUIKRAT, épidémiologiste, a fait des propositions de mesures pour l’amélioration de la prise en charge de l’enfant autiste en Algérie
    • Le Docteur Monique MARTINET a proposé des regards et perspectives de l’évolution de la prise en charge des personnes autistes au cours de ces dernières années en Europe et a dressé un état des lieux des leviers incontournables.

    Des professionnels de la santé, des médecins psychiatres, pédiatres et généralistes, des psychologues, des orthophonistes, des éducateurs spécialisés, des familles de personnes autistes ou trisomiques, des aidants, des associations spécialisées et des bénévoles étaient présents à cette rencontre. Cette journée a été l’occasion de débats très enrichissants au cours desquels chacun a fait part de ses connaissances, exprimé son point de vue, témoigné de son expérience, formulé des attentes et interpellé les pouvoirs publics.

    En raison des spécificités de ce handicap qui requiert des investigations parfois lourdes pour la réalisation d’un diagnostic, un traitement et un accompagnement médico-psycho-social prolongé et donc, faisant intervenir de multiples professionnels, la prise en charge est très souvent une autre épreuve longue et éprouvante pour les parents qui se considèrent esseulés.Devant l’absence d’institutions spécialisées, des associations de parents se sont créées pour aider les familles dans la prise en charge de leurs enfants autistes et surtout sensibiliser les autorités à la mise en place de structures adaptées.

    Extrait de l’intervention du Docteur Ramdane CHOUIKRAT, épidémiologiste

    C’est connu, l’enfant autiste a besoin d’une prise en charge quotidienne multidisciplinaire, allant de pair avec une activité régulière, d’activités de loisirs adaptées, jusqu’à un certain âge.C’est précisément ce que nous nous efforçons de leur offrir dans notre CPP à Aïn Bénian. Ma communication visera à présenter le parcours de l’enfant autiste depuis son admission dans notre établissement, jusqu’à l’insertion à la vie sociale et professionnelle.

    Extrait de l’intervention du Docteur Hanane HASSI, généraliste active au sein du CPP de Aïn Bénian

    L’expérience française

    L’objectif du colloque est de rendre visible la prise en charge des personnes autistes en Algérie. “Des progrès ont été faits en termes de diagnostic”, affirment des participants du colloque, “mais beaucoup reste à faire”, estiment d’autres.

    Monique Martinet, en tant que neurologue-psychiatre-pédiatre et fondatrice de AIR, mais aussi professionnelle de terrain, a apporté son expertise internationale et l’expérience française sur le sujet. Elle a notamment fait un état des lieux des leviers incontournables pour la prise en charge des personnes autistes, en s’appuyant sur son évolution au cours de ces dernières années en Europe.

     “Cette intervention a pour objectif de faire le point sur les nouveautés autour de la prise en charge des personnes autistes depuis dix à quinze ans en Europe, d’en décrire les apports et limites, et d’en dégager ce qui peut faire levier sur l’autonomisation et la qualité de vie des personnes autistes

    explique Monique Martinet en préambule

    Monique Martinet a notamment abordé : 

    • les aspects diagnostics (évolution du diagnostic, identification des causes, précocité du diagnostic),
    • les particularités et complications habituellement rencontrées (notamment en termes de cognition sociale et de difficultés psychoaffectives),
    • l’information / formation des personnes concernées et de leurs proches, des professionnels, les thérapeutiques et accompagnements disponibles selon les âges et les problématiques observées (dont les principaux outils et méthodes existants, l’autodétermination),
    • les axes de compétence à travailler chez la personne autiste,
    • l’évolution du regard de la société sur ces personnes,
    • les conditions de l’inclusion sociale.

    Une intervention appréciée qui a permis d’échanger des points de vue et des regards sur l’accompagnement des personnes ayant des Troubles du Spectre de l’Autisme. Monique Martinet a clôturé sur les axes à envisager en termes de Santé Publique avec notamment la formation des professionnels, l’évolution de la législation, les Recommandations de Bonnes Pratiques Professionnelles et la création des Instituts de Recherche.


    2023-2027 – Les six engagements de la stratégie nationale française sur la prise en charge des troubles du neurodéveloppement, l’autisme, les Dys, TDAH, TDI : 

    • Engagement 1 : Amplifier la dynamique de recherche et accélérer la diffusion des connaissances auprès de tous les acteurs
    • Engagement 2 : Garantir une solution d’accompagnement à chaque personne, des interventions de qualité tout au long de la vie et intensifier la formation des professionnels
    • Engagement 3 : Avancer l’âge du repérage et des diagnostics et intensifier les interventions précoces
    • Engagement 4 : Adapter la scolarité de la maternelle à l’enseignement supérieur
    • Engagement 5 : Accompagner les adolescents et les adultes
    • Engagement 6 : Faciliter la vie des personnes, des familles et faire connaître les troubles du neurodéveloppement dans la société

    Pour en savoir plus : chrome-extension://efaidnbmnnnibpcajpcglclefindmkaj/https://handicap.gouv.fr/sites/handicap/files/2023-11/DP%20strat%C3%A9gie%20nationale%20TND%202023_2027.pdf

    Details


    2018 – 2022 – Les cinq engagements de la stratégie nationale française sur la prise en charge de l’autisme et des troubles du neuro-développement : 

    • Engagement 1 : Remettre la science au coeur de la politique publique en dotant la France d’une recherche d’excellence
    • Engagement 2 : Intervenir précocement auprès des enfants présentant des écarts inhabituels de développement
    • Engagement 3 : Rattraper le retard en matière de scolarisation et faciliter l’inclusion dans l’enseignement supérieur
    • Engagement 4 : Soutenir la pleine citoyenneté des adultes
    • Engagement 5 : Soutenir les familles et reconnaître leur expertise

    Pour engager cette stratégie, le gouvernement a organisé une concertation nationale le 6 juillet 2017, qui s’est articulée autour de 5 axes de travail : 

    • l’inclusion scolaire des enfants et jeunes atteints d’autisme,
    • l’inclusion sociale et le plein exercice de la citoyenneté des adultes avec autisme,
    • l’appui aux familles, la réponse à ses besoins ainsi que la prise en compte de son expertise dans l’ensemble des parcours et l’accès aux soins, 
    • la recherche, l’innovation et l’enseignement universitaire,
    • la qualité des interventions, la formation des professionnels et l’accompagnement au changement.

    L’objectif principal de cette stratégie est de contribuer à l’amélioration de l’accompagnement pluridisciplinaire des personnes atteintes d’autisme ou autres troubles envahissants du développement, conjuguant interventions éducatives, pédagogiques, thérapeutiques et sociales.

    Pour consulter la stratégie dans son ensemble : chrome-extension://efaidnbmnnnibpcajpcglclefindmkaj/https://handicap.gouv.fr/sites/handicap/files/2022-03/DP%20Strat%C3%A9gie%20Autisme%20mars%202022_FINAL_1.pdf

    Pour aller plus loin : https://handicap.gouv.fr/la-strategie-nationale-autisme-et-troubles-du-neurodeveloppement-2018-2022 

  • Le colloque du GEFERS avec AIR

    Le colloque du GEFERS avec AIR

    Florence Mathieu-Nicot, chercheuse à AIR, et Aurore Pernin, responsable formation à AIR, ainsi que Franck Stepien et Didier Chapeau, formateurs à AIR sur l’autodétermination, ont communiqué aux XXIIèmes Journées Itinérantes Francophones d’Éthique des Soins de Santé. Organisé par le GEFERS, Groupe Francophone d’Études et de Formations en Éthique de la Relation de Service et de Soin, ce colloque international francophone s’est déroulé à l’Université du Mans les 19 et 20 octobre 2023. Zoom sur un thème porteur : Inclusion, exclusion et vulnérabilités sociales. Quelle éthique pour un juste accompagnement ?

    Les liens entre le GEFERS et AIR

    Depuis 2022, AIR a noué un partenariat avec le GEFERS, Groupe Francophone d’Études et de Formations en Éthique de la Relation de Service et de Soin. M. Walter Hesbeen, responsable pédagogique du GEFERS, était venu au colloque sur la santé dentaire organisé par AIR en 2022. AIR avait participé aux XXIèmes Journées Itinérantes Francophones d’Ethique des Soins de Santé à Avignon en octobre 2022. Cette année, le GEFERS a organisé son colloque international à l’Université du Mans, les 19 et 20 octobre sur le thème suivant : Inclusion, exclusion et vulnérabilités sociales. Quelle éthique pour un juste accompagnement ? AIR et ses partenaires y intervenaient.

    Les interventions de AIR

    Jeudi 19 octobre, Franck Stepien et Didier Chapeau, formateurs à AIR sur l’autodétermination, sont intervenus dans un atelier sur le thème de : “l’exclusion et la vulnérabilité : faire évoluer les pratiques et les mentalités”. Ils ont abordé l’autodétermination et l’inclusion des personnes accompagnées et les préalables nécessaires à la transformation de l’accompagnement par les professionnels du médico-social. Didier Chapeau a pu appuyer son intervention sur la transformation de l’offre conduite au sein de l’association Marie Moreau depuis 7 ans. Franck Stepien a pu mettre en valeur de nombreuses pistes à explorer pour travailler la posture professionnelle en utilisant l’approche éthique.

    Vendredi 20 octobre, Florence Mathieu-Nicot, chercheuse à AIR et psychologue clinicienne à l’Université de Franche-Comté et au CHU de Besançon, et Aurore Pernin, responsable de formation à AIR, ont présenté en plénière la réflexion suivante : “le professionnel soumis à des affects difficiles lors de la confrontation à la fin de vie : en quoi l’analyse de sa posture est essentielle à l’ajustement professionnel et au sentiment de sécurité ?”. Leurs regards multiples et complémentaires (clinique, scientifique et de formatrice) ont permis d’apporter des exemples concrets aux situations rencontrées par les professionnels et de rebondir sur les interventions précédentes.

    Objectifs et perspectives

    Ces colloques sont l’occasion pour AIR d’avoir une vision globale et pluri-professionnelle, essentielle à l’amélioration continue de nos pratiques professionnelles, de se faire connaître et d’être identifiés par nos partenaires professionnels.

    AIR avait été identifié l’année dernière. Ce colloque a été l’occasion de refaire du lien avec les partenaires rencontrés l’année dernière et d’enrichir notre réflexion” explique Florence. “Les colloques sont aussi une façon de représenter AIR par nos thématiques choisies mais aussi une réelle opportunité de faire évoluer nos contenus dans notre offre de formation métier et des nouvelles connaissances. Être en lien avec les actualités professionnelles de nos secteurs peut nous démarquer en terme qualitatif au niveau de l’offre de formation.” indique Aurore.

    Cette présentation fera l’objet par la suite d’une publication scientifique qui accroîtra encore les messages que nous souhaitons diffuser.

    Le prochain colloque du GEFERS se tiendra en Belgique à l’Université de Louvain-la-Neuve. Le thème portera sur le choix des lieux de vie des personnes âgées. Un sujet passionnant qui promet de nouveaux échanges riches de toutes parts : https://www.gefers.fr/wp-content/uploads/2023/09/JIFESS-LLN-Appel-a-communication.pdf

    Publication scientifique de AIR suite au colloque 2023 du GEFERS : 

    Résumé : L’accompagnement d’une personne malade en fin de vie est un processus dynamique qui engage les différents professionnels dans un projet au service de la personne, soucieux de son intimité et de ses propres valeurs. L’accompagnement en fin de vie ne se limite pas à l’approche spécifique de la phase terminale, même si c’est souvent le cas, mais il concerne la continuité du cheminement de la personne. Cet accompagnement est ainsi dynamique et participatif et il justifie des dispositifs d’écoute, de concentration, d’analyse, de connaissance de ses propres représentations afin de favoriser une évaluation constante et évolutive des options envisagées singulièrement à chaque situation. Cette pratique est donc coûteuse psychiquement et peut rendre le professionnel qui accompagne vulnérable face à ses propres affects.

    Ce propos est issu d’une réflexion de terrain d’une psychologue d’Équipe Mobile de Soins Palliatifs (EMSP) et d’une professionnelle de santé-formateur intervenant auprès des soignants (médicaux et paramédicaux) à l’accompagnement des personnes et de leur proches et des proches dans le soin.

    Cette publication fait suite à celle parue à l’issue du colloque du GEFERS de 2022 : “Face au refus d’aide et de soins. Penser en équipe le questionnement éthique” – Editions Seli Arslan. https://www.leslibraires.fr/editeur/seli-arslan/


    Cette publication fait suite à celle parue à l’issue du colloque du GEFERS de 2022 : “Face au refus d’aide et de soins. Penser en équipe le questionnement éthique” – Editions Seli Arslan.

    Le comité d’organisation et le comité scientifique ont élaboré un programme de qualité faisant intervenir des professionnels de divers horizons et de spécialités différentes apportant ainsi des compétences pertinentes et complémentaires. 

    En effet, “la volonté du GEFERS est de contribuer à une éthique concrète qui imprègne les rapports humains du quotidien, professionnels ou non. Cette visée incite à la réflexion, tant individuelle que collective, sur nos manières d’être au monde et d’y mener notre existence en se montrant attentifs à l’humanité des humains que l’on côtoie et en étant soucieux de ne pas les blesser dans leur dignité. Une telle éthique, précisément car elle se veut concrète, nous oblige et interpelle notre sens du bien commun. Elle nous rappelle, au fond, que l’éthique nous concerne tous dans tout.

    Le comité scientifique et d’organisation du GEFERS

    Ces réflexions et ces différents apport prennent forme dans la revue “perspective soignante” ainsi que dans des ouvrages régulièrement publiés aux éditions Seli Arslan.

    • Editions Seli Arslan : https://www.linkedin.com/in/seli-arslan-ba9912276/
    • GEFERS : https://www.linkedin.com/company/gefers-association/

    Rédaction : Lucille Blondé ; Relecture : Florence Mathieu-Nicot et Aurore Pernin ; Crédits photos : GEFERS, AIR.