Étiquette : handicap

  • Etude de cas : Monsieur est angoissé

    Etude de cas : Monsieur est angoissé

    Le Docteur Monique Martinet, neuropsychiatre – pédiatre et fondatrice de AIR, a rencontré de nombreuses situations dans sa carrière. Nous vous proposons de découvrir des études de cas qui pourront vous aider dans votre pratique.

    EXPOSÉ

    Monsieur, âgé d’une petite quarantaine d’années, vivant en Maison d’Accueil Spécialisé depuis quelques années en raison d’un handicap sévère, notamment cognitif, d’étiologie génétique probable. Il a également une petite souffrance périnatale.

    Ce Monsieur a quelque autonomie, se déplace seul à l’intérieur de l’établissement, s’exprime oralement, bien qu’ayant un retard de langage notable. Il est repéré dans le temps et dans l’espace. Il apprécie la relation duelle avec les professionels.

    Depuis quelques mois, Monsieur supporte mal les autres résidents, les percevant facilement intrusifs. Il a des crises d’angoisse et des troubles du comportement tels que se griffer au visage ou encore serrer très fort un autre résident. Son humeur est variable, parfois il pleure. Il a du mal à se fixer à une activité, et la responsabilité d’une tâche est devenue difficile à gérer pour lui ; alors qu’il semble s’ennuyer.

    Son traitement comporte deux neuroleptiques (Risperidone et Loxapine prescrit depuis peu), trois anxiolytiques (Bromazépam, Oxazépam et Hydroxyzine dichlorhydrate), et un antiépileptique (Oxcarbazépine). Et un neuroleptique (Cyamémazine) en cas de crise.

    Un avis auprès du psychiatre de l’établissement est demandé en raison de la dangerosité potentielle de ce Monsieur.

    Quel diagnostic portez-vous ? Que faites-vous ?

    DÉCISION PRISE ET RÉSULTATS

    Le diagnostic évoqué est celui de l’apparition d’un état dépressif avec une forte composante anxieuse.

    L’attitude thérapeutique est dans un premier temps :

    • Introduction d’un antidépresseur (Amitriptyline) à dose efficace
    • Augmentation de la médication anxiolytique en choisissant un neuroleptique à forte composante anxiolytique (Lévomépromazine)
    • Ajout d’un correcteur des effets secondaires des neuroleptiques dans l’éventualité d’une participation de ce mécanisme à symptomatologie
    • Proposition à l’équipe d’insister sur la Qualité de Vie offerte à ce Monsieur, qui semble avoir mis en place des mécanismes de défense par rapport à la vie qui lui est offerte actuellement
    • Et travailler sur son identité, notamment recherche d’un éventuel vécu traumatique antérieur

    Monsieur a beaucoup pleuré dans la semaine suivant le changement thérapeutique ; et a commencé à aller mieux. Il a pu être à nouveau au milieu de tous. La peau de son visage ne présente plus de griffures récentes.

    Progressivement une diminution thérapeutique des autres médications est réalisée en commençant par la suppression de l’Oxcarbazépine sur quelques semaines. Avec maintien de l’amélioration clinique.

    RÉFLEXION

    • Penser à l’existence d’un état dépressif chez la Personne Handicapée, se manifestant souvent sur un mode agressif (comme observé chez les adolescents ou encore les personnes âgées)
    • Ajuster les neuroleptiques selon leur mode d’action. Ici il a été insisté sur la composante anxiolytique du neuroleptique introduit

  • Membre de la coopérative AIR : pourquoi pas vous ?

    Membre de la coopérative AIR : pourquoi pas vous ?

    Faire partie d’une coopérative, c’est participer aux engagements pris par la société et enrichir les services proposés. La volonté de AIR est de créer une vraie force autour du handicap et du vieillissement en intégrant les partenaires dans sa gouvernance. AIR aide à créer une équipe autour de la personne handicapée et crée ainsi un réseau d’entraide pour toujours améliorer la qualité de vie des personnes accompagnées.

    La coopérative AIR appartiendra en partie aux partenaires, donc potentiellement vous !

    Les valeurs de la coopérative

    Ce projet fédère autour de valeurs communes d’humanisme, d’expertise et de partage au service d’une coopérative engagée.

    • ouverture et partage
    • humanisme
    • coopération
    • expertise

    Quel est le mode de gouvernance de la SCIC ?

    Une SCIC appartient à ses coopérateurs et coopératrices et s’organise en différents collèges. Les coopérateurs et coopératrices ont une voix en Assemblée Générale et élisent des représentant-es au Conseil d’Administration.
    Ce mode de fonctionnement foncièrement démocratique permet de co-construire les actions et l’avenir de AIR.

    6 catégories et 4 collèges représentés

    Une SCIC appartient à ses coopérateurs et coopératrices et s’organise en différents collèges :

    • garant-es des valeurs constitutives (Sébastien Lecomte, Johan Cappi, Blandine Clerget)
    • salarié-es (2 représentant-es)
    • utilisateurs et utilisatrices des services : associations, organismes gestionnaires, ESSMS (2 représentant-es)
    • expert-es (2 représentant-es)
    • bénévoles / personnes en situation de fragilité ou membres de leur famille, partenaires et sympathisants personnes physiques
    • collectivités publiques et sympathisants personnes morales

    Chaque collège dispose de voix en Assemblée Générale (AG).

    Chaque part vaut 50€. Si vous décidez de partir, vos parts vous seront restituées.*

    Qu’est-ce qui change pour vous ?

    • Vous pouvez maintenant vous investir dans la SCIC et être partie prenante des décisions prises
    • Les documents reçus porteront le logo de AIR et non plus celui de Boréas : AIR et Boréas ont fusionné par transmission universelle de patrimoine, ce qui permet à AIR de reprendre automatiquement toutes les activités de Boréas sans changement pour vous
    • Les contrats de concession restent les mêmes
    • Le RIB reste le même
    • Les tarifs restent inchangés et n’évolueront pas
    • Vos interlocuteurs et interlocutrices restent à votre service

    Pourquoi s’investir dans la SCIC AIR ?

    1. Pour s’investir dans un projet qui a du sens
    2. Pour accompagner le développement d’Airmes sur les fonctionnalités socles souhaitées par l’Agence du Numérique en Santé (ANS)
    3. Pour donner votre soutien à une coopérative porteuse de valeurs
    4. Pour apporter votre soutien à une coopérative porteuse de valeurs ayant besoin de fonds pour soutenir son développement
    5. Pour participer pleinement à la gouvernance d’une organisation d’intérêt collectif
    6. Pour échanger autour des bonnes pratiques avec d’autres professionnels

    Plus nous serons nombreux dans cette aventure collective, plus nous pourrons proposer des services de qualité aux personnes handicapées, à leurs proches et aux professionnels qui les accompagnent.

    Comment investir dans la SCIC AIR ?

    1. Notez qu’il faut :
    • investir au minimum 250€ pour intégrer le collège des utilisateurs (50€ la part, minimum 5 parts)
    • avoir l’accord d’une instance décisionnaire
    • lire les statuts annexés au présent dossier

    2. En parler à votre instance décisionnaire (Conseil d’Administration par exemple)

    3. Remplir le bulletin de souscription annexé au présent dossier

    4. Envoyer le bulletin de souscription et la décision de l’instance décisionnaire à cooperation@airhandicap.org

    Délai de remboursement

    Les anciens associés et leurs ayants droit ne peuvent exiger, avant un délai de cinq ans, le règlement des sommes leur restant dues sur le remboursement de leurs parts.

    Le Conseil d’Administration peut décider des remboursements anticipés dûment motivés par des circonstances particulières.

    Le montant dû aux anciens associés ne porte pas intérêt.

    AIR en quelques mots

    Télécharger le guide de coopérateur

    *Les anciens associés et leurs ayants droit ne peuvent exiger, avant un délai de cinq ans, le règlement des sommes leur restant dues sur le remboursement de leurs parts. Le Conseil d’Administration peut décider des remboursements anticipés dûment motivés par des circonstances particulières. Le montant dû aux anciens associés ne porte pas intérêt. Voir statuts – Article 17

    ___________________________________________

    Rédaction : Lucille Blondé
    Crédits images : Lucille Blondé

  • Inscrivez-vous au colloque – Les troubles de l’attachement et des apprentissages chez l’enfant

    Inscrivez-vous au colloque – Les troubles de l’attachement et des apprentissages chez l’enfant

    Le jeudi 6 octobre 2022 – Espace Grammont, 20 rue Mégevand, 25000 Besançon

    Organisé par :
    AIR – Action Information Recherche

    Les connaissances actuelles proposent une vision du développement plus intégrée, mettant en relation les troubles de l’attachement avec les problèmes de socialisation tant de l’enfant que de l’adolescent, avec tout ce que cela implique pour le traitement de l’un et de l’autre.

    Les professionnels ont besoin de disposer d’un corpus de savoirs fondamentaux constitué de données issues notamment de la psychologie, de la médecine, des sciences sociales (le développement socio-affectif et psychomoteur de l’enfant, ses besoins fondamentaux, les signes de la souffrance infantile, les compétences parentales, les indicateurs de maltraitance, ou encore les causes des difficultés d’apprentissage), pour conduire leur action auprès d’enfants / adolescents en grande difficulté familiale et/ou sociale, et de leurs parents.

    L’objectif de ce colloque est de diffuser les travaux récents dans le domaine de la prévention et du traitement des difficultés psychosociales et cognitives développementales des petits enfants.

    L’étude des difficultés d’apprentissage d’un enfant nécessite d’explorer ses compétences en termes de fonctionnement intellectuel et adaptatif (capacité à utiliser des compétences conceptuelles, sociales et pratiques dans son environnement social), dans l’objectif de déterminer d’éventuels facteurs en jeu, tels qu’un déficit instrumental et/ou une déficience cognitive. L’étude de l’impact du contexte psychosocial intervient dans un deuxième temps, une difficulté dans ce domaine peut se surajouter à un Trouble Neuro-Développemental.

    Le développement socio-émotionnel chez le petit enfant, les neurosciences affectives :

    De nombreuses recherches portent sur le développement émotionnel et affectif de l’enfant, étudiant notamment l’intelligence émotionnelle, son support cérébral, la capacité à identifier et réguler ses propres émotions, à établir des relations ; mais également l’impact de l’environnement, notamment du maternage et de l’éducation sur la façon d’être, d’établir des interactions harmonieuses ou encore de réagir aux évènements – soit porter une attention toute particulière aux « 1000 premiers jours » de chaque enfant.

    Les besoins fondamentaux Universels de l’enfant dont le méta-besoin la sécurité :

    Pour le petit enfant, disposer d’un lien stable et sécurisant avec une figure maternelle répondant à ses besoins est primordial : besoins vitaux (physiologiques et de santé, de protection, affectif et relationnel) dont un méta-besoin (la sécurité), et encore besoins d’un cadre de règles et de limites, d’identité, d’estime de soi et de valorisation de soi, d’expérience et d’exploration du monde. Ce lien d’attachement, en devenant intériorisé, servira par la suite de modèle à toutes les relations intimes et sociales de l’individu.

    Des troubles de l’attachement persistants sont fréquemment observés chez les personnes ayant vécu des expériences pathogènes pendant la petite enfance, faisant s’interroger sur les soins à développer.

    Les troubles de l’attachement, les psychotraumatismes :

    Savoir déterminer si le lien / les interactions observées entre la figure d’attachement (la mère / le substitut maternel) et l’enfant est pathologique, soit pouvant entraver le développement de l’enfant est primordial en termes de Santé Publique. Les conséquences de carences sévères, de violences sont plus graves si elles sont survenues très précocement car l’enfant se construit alors avec les symptômes consécutifs au traumatisme (psychotraumatismes) et la mise en place d’un système de règles sociales non conformes.

    Développer un accompagnement socio-éducatif et thérapeutique auprès de la relation parent-enfant – « les parents compétents »– le Projet Personnalisé de l’Enfant construit avec ses parents et les partenaires.

    La fragilité de l’enfant est en lien avec le peu de ressources propres pour y faire face compte tenu que l’acquisition des fonctions cognitives, de raisonnement, et langagières n’est pas terminée.

    Il nous faut donc réfléchir aux caractéristiques du soutien à des parents aux comportements inadaptés / en échec avec leurs enfants à mettre en place, base de toute évolution vers une compétence parentale.


    Le programme de la journée

    8h30 : Accueil

    9h00 : Accueil, Introduction

    • Sébastien Lecomte, Président Directeur Général SCIC Action Information Recherche

    9h30 – 12h30 : Développement des capacités cognitives et socio-émotionnelles chez l’enfant

    9h30 – 10h30 – Table ronde – Capacités cognitives

    Place et apports du Bilan Neuropsychologique dans les troubles de l’apprentissage de l’enfant

    • Marie Céline Pister, Psychologue du Développement, Formation Neuropsychologue, Besançon

    10h30 – 11h00 : Pause

    11h30 – 12h30 – Table ronde – Capacités socio-émotionnelles

    – Les capacités socio-émotionnelles : support cérébral et sa mise en place, impact de l’environnement du petit enfant sur son développement harmonieux. « Les 1000 premiers jours »

    • Monique Martinet, Neuro-Psychiatre Pédiatre, AIR

    – Les besoins fondamentaux Universels de l’enfant dont le méta-besoin la sécurité, les conditions d’un attachement sécure, soit les bases d’un développement harmonieux de l’enfant. Les principales manifestations d’un trouble de l’attachement

    • Universitaire, Université de Franche-Comté

    – Les psychotraumatismes, caractéristiques chez les enfants

    • Marie-France Calderone Psychologue Clinicienne en Psychopathologie, Diplôme Universitaire de Psychiatrie Légale, Praticienne EMDR Europe, Nice

    12h30 – 14h00 : Déjeuner

    14h00 – 16h00 – Table ronde – Caractéristiques du travail socio-éducatif et thérapeutique auprès de la relation parent-enfant – « les parents compétents » à répondre aux besoins de leur enfant

    L’objectif de cette table ronde est de travailler sur le thème de « comment se positionner et agir auprès de parents en difficultés avec leur enfant », sous la forme d’un large échange entre les participants, afin de développer une réflexion théorique et pragmatique. Les différents intervenants animeront le débat par leurs apports :

    1. Peut-on décrire des étapes dans le cheminement des parents après le placement de leur enfant ?
    2. Le support neurologique au changement de comportement de l’enfant, des attitudes parent / enfant.
    3. Quelle est la place de l’intégration corporelle (respiration et cohérence cardiaque…) dans la diminution du stress pour le parent mais également pour l’enfant ?
    4. L’approche systémique.
    5. Comment donne-t-on aux parents la possibilité de modifier leur façon d’être ? L’aide sous contrainte ?
    6. Quelle posture professionnelle adopter ?
    7. L’interdisciplinarité, pierre angulaire de l’analyse des situations complexes.
    8. Développer l’autodétermination de l’enfant et du parent, l’empowerment psychologique
    9. La participation de la famille dans le processus d’évaluation et de synthèse
    10. Le développement d’attitudes éducatives nouvelles (ne pas dire non à l’enfant mais le faire agir, apprendre à développer la tendresse inconnue…
    11. Exemple de l’approche Theraplay, thérapie par le jeu basée sur l’attachement enfant-parent

    Intervenants :

    • Pédopsychiatre : Monique Martinet
    • Psychologue Clinicienne : Marie France Calderone
    • Psychologue clinicienne, Docteure en Psychologie : Florence Mathieu-Nicot
    • Psychologue systémique : Directeur d’un Pôle handicap
    • Educateur, Master 2 inclusion sociale : Franck Stepien
    • Orthophoniste : Sandra Dumont
    • Educatrice libérale : Celia Jeannerod
    • Parent et jeune

    16h00 – 16h30 : Clôture

    Téléchargez le programme


    [contact-form-7 id= »2330″ title= »Colloque – Les troubles de l’attachement et des apprentissages chez l’enfant le 6 octobre 2022 à Besançon »]

  • Inscrivez-vous au colloque – L’approche Snoezelen

    Inscrivez-vous au colloque – L’approche Snoezelen

    L’approche Snoezelen : du matériel au développement de la communication. Qu’en est-il aujourd’hui ?

    Le jeudi 17 mars 2022 – Espace Grammont, 20 rue Megevand, 25000 Besançon

    Organisé par :
    AIR – Action Information Recherche – Dr Monique Martinet, Neuropsychiatre et Pédiatre
    Patrice d’Arfeuille – Pétrarque
    Stéphane Maris – Neuropsychologue – Docteur en psychologie
    Samir Salman – Médecin, Formateur et Enseignant sur les déficiences mentales

    En France, dans les années 1980/90, l’accompagnement des personnes handicapées s’est développé, et de nombreux travaux ont vu le jour à travers l’Europe, notamment autour de la dimension sensorielle. Si le corps est un moyen de s’exprimer, il est d’abord un dispositif de compétences sensorielles à recevoir ; soit des liens entre la perception et l’accomplissement des actes de la vie quotidienne, mais également la rencontre de l’autre.

    Différentes approches ont vu le jour, notamment autour du concept Snoezelen. Principalement matériel de stimulations sensorielles lors de sa création, la pratique Snoezelen s’est ouverte rapidement à une étude plus théorique des sens et des perceptions, pour mettre en avant l’écoute centrée sur la personne, restant « une véritable philosophie de vie fondée sur un accompagnement relationnel humaniste et bien traitant ».

    Ce colloque a pour objectifs de présenter les différentes facettes de cette pratique Snoezelen, en insistant sur la dimension de communication.


    Le programme de la journée

    8h30 : Accueil

    9h00 : Introduction

    • AIR – Action Information Recherche – Dr. Monique Martinet, Neuropsychiatre et Pédiatre

    9h00 – 10h00 : L’approche Snoezelen en 2022 : concept et objectifs

    Aborder et comprendre la nature profonde de la relation Snoezelen : capacités perceptives, lecture sensorielle des comportements, dialogue tonique, intentionnalité bienveillante. Les points essentiels à prendre en considération dans le développement d’une approche Snoezelen.

    • Stéphane Maris, Neuropsychologue, Docteur en Psychologie, Formateur
    • Samir Salman, Médecin, Formateur et Enseignant sur les déficiences mentales

    10h00 – 10h45 : Le Snoezelen en établissement

    Mise en place d’une approche Snoezelen en structure médico-sociale : objectifs, pré requis, moyens, difficultés, apports.

    Situer Snoezelen par rapport aux autres approches sensorielles complémentaires.

    • Témoignage d’un établissement qui a mis en place la pratique du Snoezelen

    10h45 – 11h15 : Pause

    11h15 – 12h30 : Au choix, un atelier parmi les trois

    Atelier 1 : Les canaux sensoriels

    Entrer en relation sur le mode sensoriel nécessite une observation très fine de la personne et de sa façon d’utiliser les différents canaux sensoriels, permettant d’établir un « Mini profil sensoriel », à la base du travail relationnel. Parce qu’elle peut s’établir, à l’extrême, sans aucun langage parlé, la relation snoezelen par sa nature sensorielle est particulièrement adaptée dans les situations où la communication habituelle, verbale n’est pas possible.

    Cet atelier est axé sur la lecture sensorielle de communication de la personne : comment observer et évaluer les différents canaux sensoriels ouverts et fermés.

    • Stéphane Maris, Neuropsychologue, Docteur en Psychologie, Formateur

    Atelier 2 : Apport de la démarche Snoezelen auprès de personnes en difficultés comportementales

    Cet atelier traite de ces situations où les personnes présentant des comportements atypiques, voire d’opposition, interpellent par leur étrangeté, leur inconfort. Lorsque le langage est absent ou défaillant, des difficultés spécifiques apparaissent et le comportement lui-même est impacté.

    Cet atelier porte sur l’intérêt et la force de la situation snoezelen dans de telles situations.

    Intervention à court terme, effets à moyen terme.

    • Samir Salman, Médecin, Formateur et Enseignant sur les déficiences mentales

    Atelier 3 : Bien réfléchir à l’agencement de la salle Snoezelen afin qu’elle serve les objectifs du projet, les erreurs à ne pas commettre

    Démonstration de matériels agencés sur place.

    • Patrice d’Arfeuille, Pétrarque

    12h30 – 14h : Repas

    14h – 14h30 : Retour des ateliers

    • Présentation de l’iSnoezz®, Patrice d’Arfeuille, Pétrarque

    14h30 – 15h : Lancement de la formation de formateur Snoezelen

    15h – 15h30 : Le Snoezelen à domicile

    Le chariot Snoezelen, valide, sac à dos : indications, méthodologie, résultats.

    • Stéphane Maris, Neuropsychologue, Docteur en Psychologie, Formateur
    • Samir Salman, Médecin, Formateur et Enseignant sur les déficiences mentales
    • Patrice d’Arfeuille, Pétrarque

    15h30 – 16h30 : Les ateliers socio-esthétiques, une approche sensorielle également de communication

    Prendre soin dans une dynamique de bien-être physique, psychique, en douceur et de lien social.

    • Claire Ogrodowski, socio-esthéticienne et Aide Médico-Psychologique

    16h30 : Conclusion

    • AIR – Action Information Recherche – Dr. Monique Martinet, Neuropsychiatre et Pédiatre

    Téléchargez le programme


    [contact-form-7 id= »2253″ title= »Colloque – L’approche Snoezelen le 17 mars 2022 à Besançon »]
    8 sens Colloque Snoezelen 17 mars 2022
    Colloque Snoezelen 17 mars 2022
  • Etude de cas : La déminéralisation osseuse

    Etude de cas : La déminéralisation osseuse

    Le Docteur Monique Martinet, neuropsychiatre – pédiatre et fondatrice de AIR, a rencontré de nombreuses situations dans sa carrière. Nous vous proposons de découvrir des études de cas qui pourront vous aider dans votre pratique.

    EXPOSÉ

    Un enfant de dix ans, en situation de polyhandicap, d’origine génétique probable en raison de l’existence chez lui de signes dysmorphiques. Cet enfant est sans langage et a des difficultés de contact.

    Il présente de nombreux troubles, notamment digestifs, mais également musculo-articulaires.

    Une intervention chirurgicale sur luxation de hanche a été réalisée. Dans les suites, dès l’ablation du plâtre, le membre inférieur opéré apparaît très douloureux, l’enfant pleurant dès que quiconque tente de le mobiliser. Le genou est un peu chaud. Le résultat orthopédique est satisfaisant.

    Que recherchez-vous ?

    DÉCISION PRISE ET RESULTATS

    Recherche à titre systématique d’une déminéralisation osseuse. Compte tenu de la situation de l’enfant, choisir des examens complémentaires simples :

    • Examen de la densité osseuse sur les radiographies des membres inférieurs, notamment des pieds.
    • Et dosage sanguin du calcium et de la vitamine D.

    Prescription de vitamine D, d’abord journalière à petite dose. Puis, de façon plus systématique, une à deux prises annuelles.

    RÉFLEXION

    Les personnes alitées, telles les personnes polyhandicapées, mobilisent peu leur masse osseuse ; or celle-ci se renouvelle environ tous les quatre mois. Ce sont les mobilisations, les mises en charge, les vibrations, les tractions qui favorisent une bonne minéralisation des os.

    Une déminéralisation osseuse est source de douleurs et d’augmentation du risque de fractures.

    Aussi, le point sur l’état osseux de chaque personne ne possédant pas la marche,doit êtreréalisé ; et ceci régulièrement. Les études montrent qu’une telle déminéralisation peut être observée dès la petite enfance. Elle est prédominante au niveau des membres inférieurs, des pieds.

    Un tel bilan doit être tout particulièrement envisagé en pré opératoire d’une chirurgie osseuse ; le développement d’une algodystrophie post opératoire étant un réel risque potentiel.

    L’apport en calcium doit être correct ; de même que l’apport en vitamine D, sachant que ces personnes sont peu exposées au soleil (qui permet de transformer le précurseur de la vitamine D en vitamine D).

    Il faut également explorer tout le contexte thérapeutique de la personne, notamment la prise de laxatif, d’antiépileptique, de cortisone…

    Et mobiliser + ces personnes au quotidien : verticalisation, mobilisation passive et active, stimulations sensorielles, notamment vibratoires.


    Rédaction : Monique Martinet
    Crédits image : demisite.fr

  • La réforme de la démarche d’Evaluation Externe des ESSMS

    La réforme de la démarche d’Evaluation Externe des ESSMS

    Un référentiel national unique d’Evaluation des ESSMS

    La Haute Autorité de Santé (HAS) termine l’élaboration d’un Référentiel national unique d’Evaluation des ESSMS (mis sur son site en début d’année 2021 pour recueillir des avis). 

    Ce référentiel à destination des Evaluations Externes sera vraisemblablement également à destination des Evaluations Internes.

    Ce référentiel s’articulera autour de trois chapitres (La personne, Les professionnels, L’établissement / le service social ou médico-social) déclinés en plusieurs objectifs et nombreux critères.

    Les évaluateurs pourront faire appel à trois méthodes d’évaluation (Accompagné traceur, Traceur ciblé, Audit système).

    Il semble prévu que les résultats des Evaluations Externes soient publiés sur Internet.

    L’HAS définira-t-elle une référence sur le nombre de jours nécessaires pour réaliser une Evaluation Externe ?

    Un nouveau cahier des charges d’habilitation des organismes évaluateurs

    La HAS est en cours d’élaboration d’un nouveau cahier des charges d’habilitation des organismes évaluateurs qui sera probablement paru en janvier 2022. 

    Les nouvelles demandes d’habilitation pour devenir organisme évaluateur d’ESSMS seront examinées à compter de la publication de ce nouveau cahier des charges, date à partir de laquelle l’habilitation actuelle de tous les organismes évaluateurs ne sera plus effective. 

    Les organismes qui souhaiteront faire une demande d’habilitation à l’HAS devront obtenir, en amont, une accréditation par le Comité Français d’Accréditation (Cofrac).

    Le calendrier des évaluations externes

    Un décret du 12 novembre 2021, publié au JO du 13 novembre 2021, prévoit le calendrier des évaluations dues par les ESSMS. Ces derniers devront désormais transmettre, tous les 5 ans, les résultats des évaluations de la qualité des prestations qu’ils délivrent. Pour les établissements ayant conclu un contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens (CPOM), cette programmation est établie conformément aux calendriers d’évaluations prévus dans les contrats.

    La première programmation pluriannuelle des évaluations

    La première programmation pluriannuelle des évaluations sera établie, au plus tard, le 1er juillet 2022 et précisera que les évaluations externes devront être établies entre le 1er juillet 2023 et le 31 décembre 2027. 

    Seul régime dérogatoire : les établissements et services dont l’autorisation a été délivrée entre le 1er janvier 2007 et le 31 décembre 2008, et qui n’auront pas transmis leur seconde évaluation externe à la date du 1er janvier 2022, devront adresser les résultats de celle-ci aux autorités compétentes entre le 1er décembre 2022 et le 30 juin 2023.

    AIR évaluateur externe habilité

    AIR est habilité en tant qu’évaluateur externe depuis de nombreuses années et se prépare à repasser son habilitation d’organisme évaluateur à partir de la publication du nouveau cahier des charges.

    Pour plus de renseignements, vous pouvez nous contacter : air@airhandicap.org ou par téléphone : 03 81 50 00 44.


    Pour en savoir plus sur le nouveau référentiel : contact.evaluation-habilitation@has-sante.fr

    Evaluation Externe

    Rédaction : Lucille Blondé

  • Colloque – la santé dentaire et le handicap

    Colloque – la santé dentaire et le handicap

    Les maux de la bouche et le handicap – la santé dentaire

    Le jeudi 12 mai 2022 – AIR, 6 boulevard Diderot – Bâtiment B, 25 000 Besançon

    Pour l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la santé bucco-dentaire se caractérise par « l’absence de douleur buccale ou faciale, de cancer buccal ou pharyngé, d’infection ou de lésion buccale, de parodontopathie, de déchaussement et perte de dents, et d’autres maladies et troubles qui limitent la capacité de mordre, mâcher, de sourire et parler d’une personne, et donc son bien-être psychosocial ».

    Les maladies et les affections bucco-dentaires (caries, gingivites, aphtes, infections, tartre…) de l’enfant / l’adulte handicapé, avec leur corollaire fréquent de douleurs, perte précoce de dents, perte de goût, dénutrition…  sont-elles inéluctables ? Quel accès aux soins dentaires des personnes âgées en perte d’autonomie ? Quelle sensibilisation des soignants aux bonnes pratiques au quotidien ? Quels savoirs pour les professionnels de la santé ? Quel dépistage des besoins de soins bucco-dentaires ? Le réseau dentaire spécialisé en région.

    Manger est un acte universel, quotidien, banal et indispensable pour l’homme ; plusieurs sens et perceptions y contribuent. Préserver cette compétence demande d’être vigilant à maintenir les capacités de mastication et de déglutition. Le repas constitue un temps important dans la journée, c’est un temps de rencontre, d’intégration des règles sociales et culturelles.

    La bouche c’est aussi l’articulation de la parole, avec son impact sur la mobilité de la langue et des lèvres. Parler est un mécanisme permettant à chacun d’exprimer, par le biais des mots et donc du langage, ce qu’il perçoit, ressent, comprend ou encore pense.

    Le baiser est une symbolique culturelle et historique qui détient une place spécifique dans notre vie émotionnelle.

    Qu’en est-il de toutes ces fonctions chez l’enfant et l’adulte ayant un handicap, ou encore chez la personne âgée perdant progressivement la plupart de ces aptitudes ? Les soignants peuvent se trouver confrontés à des questions éthiques, notamment en termes de limites de traitement des dents, du bavage et surtout de l’alimentation orale ; soit, entre autres, le recueil du consentement de la personne.


    Le programme de la journée

    8h30 : Accueil

    9h00 : Introduction

    • AIR – Action Information Recherche, Dr. Monique Martinet, Neuropsychiatre et Pédiatre

    9h00 – 10h00 : Spécificités des soins bucco-dentaires auprès de personnes handicapées – aspects théoriques et retours d’expérience

    • Julien Boyer, Docteur en Chirurgie Dentaire – Mutualité Française Comtoise
    • Professionnels de la Maison d’Accueil Spécialisé (MAS) Georges Pernot, Association d’Hygiène Sociale de Franche-Comté

    Vidéo : Le brossage des dents des personnes handicapées

    Vidéo : Quel matériel choisir ?

    10h00 – 11h00 : Quelle réflexion éthique pouvons-nous porter à propos des difficultés de la fonction oro-buccale ?

    Quelle place à l’autodétermination des personnes par rapport aux dispositifs qui leur sont proposés/imposés : sonde de gastrostomie (troubles de la déglutition, anorexie…), interventions pour diminuer la salivation, alimentation mixée…

    • Walter Hesbeen, Docteur en santé publique et Responsable pédagogique du GEFERS

    11h00 – 11h30 : Pause

    11h30 – 12h30 : Au choix, un atelier parmi les trois

    Atelier 1 : Que faire en cas de refus, face à des situations complexes ?

    Seront abordées plusieurs situations complexes (refus de brossage des dents, saignement de gencives…) et les approches qui peuvent permettre d’y pallier tant en termes techniques que d’attitudes professionnelles.

    • Julien Boyer, Docteur en Chirurgie Dentaire
    • Vidéo : Les situations complexes (boîte à questions / réponses)

    Atelier 2 : La zone buccale, première porte du corps humainImpact d’une mauvaise santé dentaire sur le développement des autres fonctions de la bouche

    • La zone buccale et son rôle d’exploration chez le nouveau-né, le nourrisson
    • La bouche et les perceptions gustatives / olfactives
    • La parole, le langage pour interagir, demander, informer
    • La zone buccale et l’intégration sociale (halitose, bavage, parole, s’aimer)La complexité des fonctions du carrefour oropharyngé qui englobent la nutrition, la respiration et la phonation
    • Gloria Laxer orthophoniste, maître de conférences honoraire en sciences de l’information et de la communication

    Atelier 3 : La personne âgée et la santé dentaire

    La dentition est plus fragile au fur et à mesure de l’avancée en âge. Les troubles bucco-dentaires des seniors peuvent avoir pour conséquence une dénutrition, divers soucis de santé, et ce d’autant plus qu’ils sont associés à des maladies chroniques (diabète…), une médication et une dépendance.

    Il s’agit de veiller à ces gestes simples bucco-dentaires (brossage, alimentation, prévention, hydratation…) faisant partie des tâches quotidiennes du personnel soignant en EHPAD.

    • Jean-Philippe Rollin, président de Handident
    • Vidéo : Le brossage des dents des personnes âgées et leurs prothèses

    12h30 – 14h : Repas

    14h – 14h45 : Retour des ateliers

    • Vidéo : Tout savoir sur la bouche

    14h45 – 15h30 : Un réseau de soins bucco-dentaires en Franche-Comté : Handident

    En 2004, le docteur Eric-Nicolas Bory, Centre Hospitalier Le Vinatier, fonde l’association SOHDEV (Santé Orale, Handicap Dépendance Et Vulnérabilité) spécialisée dans la santé orale des personnes aux besoins spécifiques (accès aux soins, formation des professionnels).

    En 2013, l’association Handident Franche-Comté voit le jour.

    • Jean-Philippe Rollin, président de Handident

    15h30 – 16h30 : Accessibilité, responsabilité, législation de la santé bucco-dentaire pour les personnes handicapées vivant en domicile inclusif

    • Quel accompagnement de la santé bucco-dentaire des personnes vivant chez elles ? 
    • Causes multifactorielles (cannabis, douleur des soins…), non accès aux soins (financiers, dentistes disponibles…). 
    • Qui en est responsable (tuteur…) ?
    • Impact sur l’inclusion.
    • Yann Rondot, Chargé de Mission en Intervention Sociale et Médico-sociale Ingénierie et Sciences Humaines et Sociales
    • Monique Martinet, Neuro-psychiatre Pédiatre, présidente de AIR
    • Résultat d’une enquête menée auprès de travailleurs en ESAT

    16h30 : Conclusion

    AIR – Action Information Recherche, Dr. Monique Martinet, Neuropsychiatre et Pédiatre

    Téléchargez le programme


    [contact-form-7 id= »1545″ title= »Colloque AIR – la santé dentaire et le handicap le 27 janvier 2022 à Besançon »]
  • Pourquoi l’association Marie Moreau adhère à la SCIC AIR ?

    Pourquoi l’association Marie Moreau adhère à la SCIC AIR ?

    M. Chapeau, directeur de l’association Marie Moreau (44), adhère aux valeurs de la SCIC, Société Coopérative d’Intérêt Collectif, AIR – Action Information Recherche. Utilisatrice du logiciel Airmes, l’association Marie Moreau est convaincue des usages et changements importants qu’un outil peut entraîner. Entre valeurs coopératives et enjeux de demain, M. Chapeau nous explique l’importance de créer un collectif représentatif de l’environnement et des personnes en situation de handicap.

    Pouvez-vous nous décrire la SCIC AIR avec vos mots ?

    La SCIC AIR est un outil de gouvernance qui permet de réunir les acteurs du secteur médico-social et de coopérer ensemble autour des valeurs portées par AIR notamment autour de la formation et du logiciel de DUI Airmes.

    Quel est l’avantage de s’investir dans la SCIC AIR ?

    Il y a un véritable enjeu de gouvernance. A travers ses différentes activités, AIR nous propose de créer un collectif d’acteurs prêts à réfléchir, à débattre, à expérimenter, à argumenter, à coopérer autour des personnes en situation de handicap. C’est une opportunité à saisir. Nous avons tous et toutes un intérêt à nous saisir de cette question.

    Par ailleurs, l’association Marie Moreau a choisi le logiciel Airmes car c’est depuis toujours un outil collaboratif. Nous pensons que l’accompagnement doit être coopératif. Donc c’est dans la continuité que Marie Moreau s’engage dans la coopérative AIR. Nous souhaitons par ce biais nous assurer qu’Airmes s’engage dans une stratégie pérenne et s’investir dans la coopérative AIR, c’est contribuer à sa pérennité.

    Quel est l’enjeu pour l’avenir de se réunir en coopérative ?

    La politique globale qui est menée sur le secteur médico-social nous amène à repenser nos manières d’accompagner la personne en situation de handicap. L’association Marie Moreau et moi-même avons la conviction qu’accompagner les personnes doit se faire en mettant en perspective leurs habitudes de vie, leur projet de vie. On ne peut pas accompagner les personnes comme des données uniquement.

    Pour l’avenir, créer une communauté comme la coopérative AIR, c’est se donner les moyens d’agir pour le meilleur accompagnement possible auprès des personnes.

    Vous souhaitez intégrer personnellement la SCIC AIR en tant que membre du CA. Pouvez-vous nous dire pourquoi ?

    Au-delà des mots et du projet collectif, je souhaitais participer concrètement à la gouvernance de ce projet. Donc m’investir en tant que membre du CA est tout naturel pour moi. Je crois au travail partagé et à une vision commune sur le handicap. Je pense que ça se construit, ça se débat, ça s’échange, ça s’argumente, ça s’expérimente et que la logique coopérative est le moyen le plus efficace pour le faire.

    Un message pour les partenaires qui hésitent à s’investir dans la SCIC AIR ?

    Rejoindre un collectif d’acteurs engagés pour les personnes en situation de handicap, c’est garantir notre implication dans les enjeux politiques actuels et à venir. J’aimerais beaucoup que nous rejoignent des utilisateurs, des familles, des partenaires afin d’agrandir les réflexions, ouvrir les perspectives.

    Pour moi, Airmes s’est par exemple construit d’après les suggestions de ses utilisateurs et cette complexité et cette complémentarité en fait un bon outil. La multitude de points de vue permettra de faire évoluer encore l’outil et de proposer des solutions efficaces aux personnes en situation de handicap.

  • Les mesures de protection d’un majeur

    Les mesures de protection d’un majeur

    Lorsque les facultés de décision d’une personne majeure sont altérées, on parle d’une personne vulnérable. Cette personne peut bénéficier d’une mesure de protection, qui, comme son nom l’indique, est destinée à assurer sa protection. Il existe 4 mesures de protection juridique et 1 mandat de protection future. Il est important d’en tenir compte dans les soins proposés à la personne, notamment en ESSMS, tout comme il est important que la personne garde son autodétermination et sa capacité de choix.

    4 niveaux de protection juridique

    Depuis le 1er janvier 2020, le juge des contentieux de la protection a fait son apparition au sein des tribunaux français et remplace le juge des tutelles qui depuis, n’existe plus. Cette nouvelle appellation est issue de la loi n°2019-222 du 23 mars 2019 de programmation 2018-2022 et de réforme pour la justice. L’usage favorise toujours l’emploi du terme Juge des tutelles

    Du plus léger au plus impliquant, il existe 4 niveaux de protection juridique décidées par le juge des tutelles :

    • la sauvegarde de justice : permet de contrôler a posteriori les actes de la personne concernant son patrimoine.
      • souple
      • de courte durée : 1 an, renouvelable une fois
      • immédiat
      • autonome temporaire ou conservatoire (dans l’attente d’une tutelle ou curatelle)
      • missions précises indiquées par le juge des contentieux de la protection
    • l’habilitation familiale (spéciale ou générale) : concerne les actes d’administration ou de disposition. Cette mesure n’englobe pas les actes de disposition à titre gratuit, du type donation. Dans ce cas, l’autorisation du juge est toujours nécessaire.
      • simple
      • accordée à un membre de la famille dans le cas d’un contexte familial serein
    • la curatelle simple : mesure d’assistance permettant de protéger les biens du majeur et/ou sa personne. Cette mesure laisse une autonomie à la personne. Le curateur peut l’assister dans les décisions à prendre, mais ce n’est pas obligatoire car la personne réalise elle-même les actes de la vie courante.
      • contrôle des dépenses et protection des biens / du patrimoine
      • la personne a le droit de gérer elle-même ses comptes bancaires
      • assistance du curateur pour tous les actes dits de disposition : acheter ou vendre un bien immobilier, souscrire un emprunt, faire une donation
      • un curateur désigné
      • curatelle initiale : jusqu’à 5 ans
      • une mainlevée de la mesure peut être demandée avant l’échéance initiale
      • un prolongement de la mesure peut être décidé par le juge
      • souple
    • la curatelle renforcée : mesure d’assistance permettant de protéger les biens du majeur et/ou sa personne, lorsque celui-ci a perdu son autonomie dans la gestion des actes de la vie courante. Le curateur l’assiste dans les décisions à prendre.
      • contrôle des dépenses et protection des biens / du patrimoine par le curateur et il rend des comptes sur sa gestion une fois par an au juge des contentieux de la protection
      • un curateur désigné
      • le curateur perçoit les ressources de la personne sur le compte bancaire et règle les dépenses
      • curatelle initiale : jusqu’à 5 ans
      • une mainlevée de la mesure peut être demandée avant l’échéance initiale
      • un prolongement de la mesure peut être décidé par le juge
    • la tutelle : mesure de représentation et protection complète des biens et de la personne. Un tuteur est désigné.
      • contraignant
      • tutelle initiale : jusqu’à 10 ans
      • une mainlevée de la mesure peut être demandée avant l’échéance initiale
      • un prolongement de la mesure peut être décidé par le juge

    Il existe également une mesure juridique complémentaire :

    • le mandat de protection future : il s’agit d’une protection sur mesure et anticipée des bien et de la personne du majeur en relation avec sa santé. Cette mesure prévaut sur les 4 protections précédentes.

    Santé et social

    Dans le domaine de la santé et du social, il existe deux mesures provisoires qui peuvent être délivrées ponctuellement :

    • la mesure d’accompagnement social personnalisé (MASP) : les capacités du majeur ne sont pas altérées mais la personne peut être en grande difficulté sociale et bénéficier ainsi d’un accompagnement social individualisé (aide à la gestion des prestations sociales par exemple). L’accord de la personne est nécessaire.
    • la sauvegarde de justice médicale : un, voire deux médecins, suggèrent au Procureur de la République, le placement sous sauvegarde de justice de la personne afin de la protéger des actes consentis de façon contraire à ses intérêts. Cette mesure peut également être suggérée au(x) médecin(s) par des tiers. Durée d’un an, renouvelable une fois.

    Consentement préalable

    Le cadre juridique étant posé, abordons maintenant l’information auprès de la personne. Le code de la santé, article L 1111-2, déclare : « Toute personne a le droit d’être informée sur son état de santé », y compris lorsqu’elle est en mesure de protection.

    L’article 429 du code civil précise : « La mesure de protection judiciaire peut être ouverte pour un mineur émancipé comme pour un majeur. »

    La personne a donc le droit de participer à la prise de décision la concernant et le protecteur doit donc s’assurer que la personne est consentante et comprend les enjeux de l’acte médical qui la vise.

    Autonomie graduée

    Le consentement de la personne doit systématiquement être recherché, même lorsque la personne est en tutelle. C’est ainsi qu’elle choisit seule les décisions qui la concernent, dans la mesure où son état de santé le permet. Elle peut donc refuser des soins médicaux et c’est son avis qui prime sur l’avis de sa tutelle.

    L’autonomie est graduée, c’est ce qu’on appelle le régime de l’autonomie graduée (réforme du 23 mars 2019) :

    1. présomption de capacité : quel que soit le régime de protection, la personne est supposée pouvoir prendre les décisions qui la concerne.
    2. tutelle aux biens et à la personne avec mission d’assistance à la personne : si l’état du majeur protégé ne lui permet pas de prendre une décision éclairée, il peut bénéficier de l’assistance d’une personne chargée de sa protection.
    3. tutelle aux biens et à la personne avec mission de représentation : si l’état de la personne nécessite plus qu’une assistance, la personne sera alors représentée pour tous ses actes.

    Important : Si le jugement ne mentionne que protection des biens et de la personne, le protecteur n’a aucun pouvoir pour représenter la personne puisqu’en l’absence de précision, le majeur protégé est présumé prendre seul les décisions qui le concernent.

    En cas de désaccord entre le protecteur et le protégé

    • le juge désigne celui qui pourra prendre la décision entre les deux, mais ne prend pas position sur le sujet de désaccord en lui-même.
    • sauf urgence, l’autorisation du juge est nécessaire pour des actes portant gravement atteinte à l’intimité de la vie privée de la personne protégée (amputation, intrusion au domicile, etc.)

    Cas particuliers

    Certains actes ou situations particulières relèvent d’un système spécifique :

    • les actes relevant de choix strictement personnels (la contraception, la PMA, l’IVG par exemple) dépendent uniquement de la volonté de la personne protégée
    • les actes comme le don de sang et le don d’organes de son vivant sont interdits
    • en cas d’urgence vitale, le médecin doit soigner son patient même si le protecteur ne peut être joint.

    Un majeur en mesure de protection peut renouveler sa carte d’identité, découvrez comment =>


    Sources :

    Crédits :

    • Rédaction : Lucille Blondé
    • Relecture : Yann Rondot

  • Colloque AIR et Pétrarque : « Snoezelen : du matériel au développement de la communication de la personne »

    Colloque AIR et Pétrarque : « Snoezelen : du matériel au développement de la communication de la personne »

    Le 17 mars 2022, à l’Espace Grammont à Besançon (25)

    En France, dans les années 1980/90, l’accompagnement des personnes handicapées s’est développé, et de nombreux travaux ont vu le jour à travers l’Europe, notamment autour de la dimension sensorielle. Si le corps est un moyen de s’exprimer, il est d’abord un dispositif de compétences sensorielles à recevoir ; soit des liens entre la perception et l’accomplissement des actes de la vie quotidienne, mais également la rencontre de l’autre.

    Différentes approches ont vu le jour, notamment autour du concept Snoezelen. Principalement du matériel de stimulations sensorielles lors de sa création, la pratique Snoezelen s’est ouverte rapidement à une étude plus théorique des sens et des perceptions, pour mettre en avant l’écoute centrée sur la personne.

    Ce colloque a pour objectifs de présenter les différentes facettes de cette pratique Snoezelen, en insistant sur la dimension de communication. 


    Programme et informations pratiques

    8 sens Colloque Snoezelen 17 mars 2022
    8 sens Colloque Snoezelen 17 mars 2022