Auteur/autrice : admin

  • AIR vous accompagne à préparer votre Évaluation de la qualité de votre ESSMS

    AIR vous accompagne à préparer votre Évaluation de la qualité de votre ESSMS

    AIR – Action Information Recherche, organisme autorisé pour l’évaluation des ESSMS par l’HAS, vous propose une formation certifiée Qualiopi pour préparer votre prochaine évaluation. Zoom sur ce dispositif.

    AIR a la particularité d’être à la fois :

    • Organisme évaluateur de la qualité autorisé pour l’évaluation des ESSMS par l’HAS
    • et Organisme de formation certifié Qualiopi

    À ce titre, AIR bénéficie d’une double expertise vous garantissant :

    • les compétences des évaluateurs mandatés par AIR
    • la formation des évaluateurs par AIR
    • la qualité de la formation
    • des techniques pédagogiques innovantes

    Objectifs de la formation

    • Se préparer à la visite d’Évaluation de la qualité
    • Associer l’ensemble des professionnels à la démarche d’Évaluation de la HAS
    • Co-construire ensemble un plan d’amélioration de la qualité de l’accompagnement au regard des résultats de l’auto-évaluation

    Pourquoi se préparer à l’évaluation❓

    4 enjeux principaux :

    1. Répondre aux obligations réglementaires
    2. Permettre à la personne accompagnée d’être actrice de son parcours
    3. Renforcer la dynamique qualité au sein de votre ESSMS
    4. Promouvoir une démarche porteuse de sens pour votre ESSMS et vos professionnels

    Comment se préparer à l’évaluation ? 🎯

    4 engagements à atteindre :

    1. Comprendre et maîtriser la démarche d’évaluation de la HAS
    2. Connaître et maîtriser la méthodologie de l’évaluation
    3. Analyser, repérer les axes forts et les axes d’amélioration
    4. Construire le plan d’amélioration de la qualité au regard des axes d’amélioration repérés

    Comment se déroule la formation ? 🪜

    3 étapes distinctes :

    1. Temps de formation fondamentale sur la méthode d’Evaluation de la HAS
    2. Temps d’accompagnement à l’auto-évaluation
    3. Temps de co-construction du plan d’amélioration de la qualité (actions)

    Déroulé de l’accompagnement 📅

    2 jours sur site avec 2 évaluateurs qui permettent de rencontrer :

    • l’équipe de direction – qualité
    • une personne accompagnée
    • un professionnel référent de la personne accompagnée
    • des professionnels de l’accompagnement au quotidien
    • des professionnels concernés dans la gouvernance
    • des membres du CVS

    Prix 🪙

    Le coût pédagogique est de 1060 € par jour de formation

    Toutes nos formations sont certifiées Qualiopi, ce qui vous garantit la prise en charge des coûts pédagogiques par votre OPCO !


    Contactez-nous : formation@airhandicap.org – 03 81 50 06 90

  • Les Jeux Paralympiques, un esprit d’inclusion

    Les Jeux Paralympiques, un esprit d’inclusion

    La pause olympique s’est terminée ce mercredi 28 août avec la cérémonie d’ouverture des jeux paralympiques. Un spectacle émouvant, tant sur le plan artistique que sur le message qu’il porte : symbole d’inclusion et d’ouverture à la différence, les jeux paralympiques nous montrent un esprit de détermination exceptionnel. En termes de chiffres, ce sont 4400 athlètes en situation de handicap, 170 nations représentées, 549 épreuves sportives et 22 sports.

    Un été sportif

    Les premiers jeux paralympiques se sont joués à l’été 1960 à Rome. Les athlètes étaient alors 400, pour 8 jours de compétition. Ces Jeux étaient destinés à réhabiliter par la pratique physique des victimes et anciens combattants de la Seconde Guerre mondiale devenus paraplégiques. C’est Ludwig Guttmann, médecin neurologue allemand ayant fuit l’Allemagne nazie, qui a eu l’idée d’organiser dès 1948 une compétition sur le terrain de l’hôpital de Stoke Mandeville (près de Londres). Depuis, les jeux paralympiques se sont démocratisés et ont intégré le comité olympique. Ils se jouent toujours quelques semaines après la fin des Jeux Olympiques.

    Et aujourd’hui ?

    Symbole d’inclusion et de solidarité, les jeux paralympiques participent à la démocratisation de ces sports parfois méconnus. S’ils bénéficient d’une couverture médiatique importante et bienvenue pendant cette période, nous relevons l’exclusion de certains handicaps mentaux, comme la trisomie 21 ou les troubles du spectre autistique parmi les athlètes. En effet, seules 3 disciplines sont ouvertes aux déficients intellectuels : la natation, l’athlétisme et le tennis de table. Les Jeux sont ouverts aux personnes dont le QI est mesuré à moins de 18 ans et fait 70 et moins.
    Il faut également noter que le nombre de jours est plus limité et que les épreuves sont moins nombreuses.


    Rédaction : Lucille Blondé

  • Les catalogues 2025

    Les catalogues 2025

    Les catalogues 2025 sont parus ! 2025 marque l’année de nos 40 ans d’existence et sont donc une édition spéciale. Effectués en un temps record, ils ont été envoyés à 8 408 établissements et services sociaux et médico-sociaux en France.

    Deux catalogues pour des structures différentes

    Pourquoi y a-t-il deux catalogues différents ? Le catalogue avec fond vert ci-dessous s’adresse aux professionnels travaillant avec des personnes handicapées, adultes et enfants. Le catalogue avec fond orange à droite s’adresse aux professionnels travaillant en MECS, DITEP et dans la Protection de l’enfance.

    Vous pouvez retrouver tous les thèmes des deux catalogues sur le site internet :

    2025, année des 40 ans

    2025 marque également la parution d’une « édition spéciale » puisque nous fêterons nos 40 ans d’existence ! En effet, AIR organise un colloque sur l’alimentation le 9 octobre 2025 à Besançon, ainsi qu’une conférence sur la e-santé le lendemain. Une fête où seront conviés tous nos partenaires, clients, mais aussi les salariés, les formateurs, les bénévoles et toutes les personnes qui ont contribué au développement de AIR depuis des années.

    Plusieurs temps forts aux 4 coins de France seront organisés afin que chaque personne puisse célébrer avec nous cet anniversaire.

    Nous vous attendrons nombreux et nombreuses à cette occasion et vous souhaitons, une bonne rentrée 2024 en attendant !


    Rédaction : Lucille Blondé

  • Congrès des XXIIIèmes journées itinérantes francophones d’éthique des soins de santé

    Congrès des XXIIIèmes journées itinérantes francophones d’éthique des soins de santé

    AIR a communiqué au colloque international francophone organisé par le GEFERS les 23 et 24 mai 2024 à Louvain-la-Neuve en Belgique, sur le thème du choix des lieux de vie des personnes âgées. AIR a notamment présenté ses travaux autour du lieu de fin de vie des personnes atteintes de handicap sévère vieillissantes dans les Établissements Médico-Sociaux et l’enjeu du travail d’équipe et de la démarche palliative en faveur d’une culture de l’anticipation. Zoom sur cette intervention.

    Le choix des lieux de vie des personnes âgées

    Les XXIIIèmes journées itinérantes francophones d’éthique des soins de santé ont eu lieu les 23 et 24 mai 2024 à Louvain-la-Neuve en Belgique. Il s’agit d’un congrès international francophone valorisant les travaux sur l’éthique du soin. Le thème portait sur le choix des lieux de vie des personnes âgées : quel projet vous fait envie ? Organisées par le GEFERS – Groupe Francophone d’Etudes et de Formations en Éthique de la Relation de Service et de Soin – AIR a communiqué sur le lieu de fin de vie dans les établissements accueillant des personnes atteintes de handicap sévère vieillissantes et de l’enjeu du travail d’équipe et de la démarche palliative en faveur d’une culture de l’anticipation. Les conférencières étaient  : 

    • Florence Mathieu-Nicot, psychologue clinicienne au sein du CHU de Besançon, Equipe Mobile de Soins Palliatifs et Laboratoire de psychologie UR3188, Université de Franche-Comté et Chargée de recherche à AIR,
    • Aurore Pernin, responsable formation métier et formatrice notamment sur la fin de vie,
    • et Monique Martinet, Directrice générale déléguée de AIR, neurologue, psychiatre et pédiatre. 

    Une intervention à trois voix

    Cette intervention sur le lieu de fin de vie des personnes handicapées vieillissantes a été préparée à trois voix : 

    • Florence Mathieu-Nicot en tant que psychologue clinicienne et chercheuse à AIR qui constate que la démarche palliative est tardive dans ces établissements, 
    • Monique Martinet en tant qu’experte dans le champ du handicap et dans le diagnostic du handicap sévère, qui indique qu’au niveau clinique, les professionnels sont souvent confrontés à des limites,
    • et Aurore Pernin en tant que responsable formation métier chez AIR, qui constate que les professionnels manquent souvent de clés car il s’agit d’un sujet qui est peu, voire pas du tout abordé dans la formation initiale et dans la formation continue.

    Aujourd’hui, dans les MAS notamment où on accueille un public atteint de handicap sévère et vieillissant, les professionnels sont souvent pris de cours et ils sont confrontés à des situations nouvelles. Il s’agit de réalités qui sont peu anticipées” explique Florence Mathieu-Nicot. “Par ailleurs, les professionnels sont peu formés au questionnement du lieu du choix de fin de vie. Les professionnels sont peu préparés à l’évolution de leur accompagnement compte tenu du vieillissement des bénéficiaires. En effet, cela implique notamment des décès de plus en plus fréquents en MAS et donc un ajustement de positionnement, de pratiques professionnelles et une coordination de réseau à étoffer (notamment avec les HAD ou soins palliatifs)” ajoute Aurore Pernin. “La démarche palliative fait pourtant partie des critères d’évaluation des ESSMS” indique Monique Martinet.

    Que dit la législation ?

    La loi Claeys Léonetti n°2016-87 du 2 février 2016 créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie. Cette loi conforte en effet la nécessité du droit d’accès pour tous aux soins palliatifs et à un accompagnement de fin de vie. Elle crée de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie et ses décrets (notamment celui du 2 août 2016) régissent la fin de vie des personnes qui ne peuvent pas exprimer leur volonté dont les personnes polyhandicapées. 

    En savoir plus

    Cette loi s’inspire du rapport Jacob de 2013 sur l’accès aux soins des personnes polyhandicapées, qui préconise que ces dernières puissent recevoir les soins palliatifs dans leurs EMS : la personne polyhandicapée doit accéder aux soins sans “rupture d’accompagnement”

    Solutions et pistes de réflexions esquissées par AIR

    Florence a exprimé l’importance de l’interdisciplinarité et l’implication des familles dans ce processus et dans le parcours de la personne. Monique a rappelé que les choix de la personne, lorsqu’elle les a exprimés, devaient être respectés, mettant ainsi en œuvre la démarche d’autodétermination essentielle. Aurore a rappelé également l’enjeu de la formation pour les équipes qui interviennent autour de la personne en situation de handicap. “Ces trois visions complémentaires se répondent et se complètent pour avoir un point de vue global dans l’accompagnement” conclut Florence. Ce colloque a été l’occasion de rendre visibles les valeurs et le travail de recherche et de formation de AIR autour de la personne en situation de handicap et vieillissante. “En effet, AIR s’investit autour des enjeux éthiques relatifs au soin, à l’accompagnement des personnes mais également concernant les proches et les professionnels impliqués” ajoute-t-elle.

    À la suite de ce colloque, AIR va réaliser une production écrite beaucoup plus fournie que la présentation orale. Cela donnera lieu soit à un article dans une revue, soit dans une publication. 


    Florence Mathieu-Nicot s’est également associée à un poster et une communication sur le lieu de fin de vie des personnes âgées malades : place des proches et des professionnels dans le processus de choix. Portée par plusieurs professionnels du service de soins palliatifs du CHU de Besançon et l’Université de Franche-Comté à Besançon, cette communication est issue d’une recherche appelée “WheretoCare” : ce projet de recherche s’intéresse au choix de lieux de fin de vie pour des personnes atteintes de cancer en phase avancée. Par le biais d’entretiens à différents temps du parcours de soin des personnes, le poster fait état des conclusions et réflexions que cela amène.

    Florence a participé au comité scientifique de la recherche, à la méthodologie et à l’analyse.


    Rédaction : Lucille Blondé ; Relecture : Florence Mathieu-Nicot et Aurore Pernin

  • La PCH Enfant actualisée par AIR avec le soutien de la CNSA

    La PCH Enfant actualisée par AIR avec le soutien de la CNSA

    AIR a le soutien de la CNSA pour l’actualisation de l’”Outil d’aide à l’évaluation pour la Prestation de Compensation du Handicap Enfant” à destination des MDPH. Une belle reconnaissance des compétences et expertises de AIR dans le champ du handicap, qui poursuit le travail engagé en 2012 lors de la création de cet outil PCH Enfant par AIR, avec le soutien de la CNSA. Éclairage sur ce travail de recherche mené par notre coopérative en partenariat avec l’Université de Reims et avec le concours des MDPH.

    Ce travail fait suite à la Conférence nationale du handicap qui a eu lieu en février 2020. Elle préfigurait le décret n°2022-570 du 19 avril 2022 qui modifiait l’annexe 2-5 du CASF, et notamment : 

    • les activités à prendre en compte pour l’accès général à la PCH,
    • les domaines d’aide humaine.

    En effet, le décret a notamment introduit un nouveau domaine d’aide humaine, appelé le “soutien à l’autonomie”.

    Priorité de la CNSA, cette refonte a pour objet la “prise en compte de la situation et des besoins des personnes sourdes-aveugles (surdicécité) et des personnes vivant avec une altération des fonctions mentales, psychiques ou cognitives ou des troubles neurodéveloppementaux pour l’accès à la prestation du handicap”.

    Un partenariat avec d’autres acteurs

    Ce projet est mené par AIR, représenté par Monique Martinet, et il est effectué en partenariat avec le Laboratoire Universitaire C2S, Cognition, Santé et Société, Université de Reims Champagne-Ardenne, sous la responsabilité du Professeur Christelle Declercq. Un temps d’expérimentation de l’outil sera également effectué avec et par les MDPH.

    Nous pouvons également citer quelques uns de nos salariés et formateurs : 

    • Monique Martinet, directrice générale déléguée de AIR et neurologue, psychiatre et pédiatre ;
    • Magali Ngawa, neuropsychologue et psychologue du développement et formatrice métier ;
    • Marie-Céline Pister, neuropsychologue chez AIR ;
    • Florence Mathieu-Nicot, chargée de projets de recherche chez AIR, Psychologue clinicienne – Docteure en Psychologie clinique et psychopathologique ;
    • Elena Bayo, neuropsychologue et formatrice métier et AIRMES.

    Parmi nos partenaires, nous pouvons également citer : 

    • Didier Chapeau, consultant formateur et chargé de mission au sein de l’association Marie Moreau ;
    • Christophe Lefebvre, directeur général de l’association Marie Moreau.

    Méthodologie de l’actualisation de la PCH Enfant

    AIR a pour objectif de mettre à jour le guide de la PCH Enfant au regard des nouvelles données de la science et en apportant des repères pour la prise en compte des évolutions réglementaires traduites dans le décret n°2022-570 (cf paragraphe 1). Plusieurs étapes seront nécessaires pour mettre à jour l’outil : 

    • une étude théorique préalable sur les domaines de développement de l’enfant concernés, par des experts confirmés, présentée sous forme de support théorique, auteurs, niveau d’arbitrage, correspondance CIF et CIF-EA (enfants et adolescents) qui sera adaptée aux conditions réglementaires.
    • une grille de correspondance entre les étapes clés du développement et les âges afin d’établir les capacités fonctionnelles et les étapes de développement.

    Seront ainsi précisés pour chaque activité listée, la référence aux étapes de développement habituel d’un enfant, les âges où la cotation reste sans objet, les âges où l’activité est en cours d’acquisition et les âges où l’activité est acquise pour la plupart des enfants. Le niveau de difficulté fait référence à la réalisation de l’activité par une personne du même âge qui n’a pas de problème de santé. Il s’agit également d’apporter les éléments pour établir la cotation des actes essentiels, les besoins de surveillance régulière et les besoins de soutien à l’autonomie. 

    Les attendus à produire

    Il s’agit ainsi de mettre à jour : 

    • l’outil d’aide à l’évaluation pour la PCH de l’enfant
    • la grille d’évaluation
    • l’application en ligne
    • un document explicatif didactique concret et fonctionnel complémentaire aux outils

    💡Le saviez-vous ?

    Ce travail fait suite à un premier guide initié en 2012 par AIR, avec le soutien de la CNSA, apportant des repères sur l’attendu développemental des enfants au titre des différentes activités du référentiel pour l’accès à la prestation de compensation du handicap. Il s’agissait de la cotation de 19 activités listées dans le référentiel, afin d’établir une comparaison avec un enfant du même âge qui n’a pas de problème de santé et en référence aux étapes de développement habituel d’un enfant. 


    Rédaction : Lucille Blondé ; Relecture : Monique Martinet

  • AIR renouvelle sa certification Qualiopi avec succès

    AIR renouvelle sa certification Qualiopi avec succès

    AIR a passé son audit de renouvellement de la certification Qualiopi avec succès les 25 et 26 avril 2024 ! Quels sont les enjeux ? A quel référentiel fait-elle référence ? Quels sont les résultats de AIR ? Réponses et explications.

    Certification Qualiopi : enjeux et objectifs

    C’est un succès collectif qui s’est dessiné jeudi 25 et vendredi 26 avril 2024. Les quatre référentes qualité de AIR, Isabelle Cheviron, Amanda Hajdu, Marie Noris, Aurore Pernin, ainsi que Monique Martinet, Directrice Générale Déléguée, ont répondu aux questions de l’auditeur d’ICPF, organisme de certification des prestataires de formation. L’enjeu ? Renouveler la certification Qualiopi de l’organisme de formation AIR et ainsi rendre plus lisible l’offre de formation : auprès des apprenants, financeurs, institutions, commanditaires. Les commanditaires des formations peuvent ainsi se faire rembourser les frais pédagogiques par les opérateurs de compétences (OPCO), l’Etat, les régions, la Caisse des dépôts et consignations, France Travail ou l’Agefiph.

    L’auditeur qualité, le souligne : “la marque Qualiopi permet également de stimuler l’amélioration continue dans les organisations”. 

    A partir du 6 juillet, date de fin de validité de notre précédente certification Qualiopi, AIR sera donc titulaire pour la deuxième fois de la certification Qualiopi pour une durée de 3 ans. A mi-parcours, un audit de surveillance à distance viendra vérifier le bon respect et la bonne application du référentiel national qualité dans sa version en vigueur. 

    Le référentiel Qualiopi

    Un auditeur ne juge pas et ne donne pas de conseils. C’est la loi de l’auditeur Qualiopi avec laquelle est arrivé l’auditeur pour ICPF, qu’il a appliquée tout au long de l’audit de renouvellement de AIR.

    Qualiopi est une marque de certification qualité des prestataires de formation. Elle fait suite à la loi n°2018-771 du 5 septembre 2018 qui prévoit une obligation de certification, par un organisme tiers, des organismes réalisant des actions concourant au développement des compétences sur la base d’un référentiel national de certification. Organismes de formation, prestataires et formateurs indépendants sont donc concernés par la certification Qualiopi.

    💡 Zoom sur ICPF : ICPF est un organisme accrédité par le COFRAC (Comité français d’accréditation) sur la base du référentiel national qualité. 

    Le référentiel national qualité est organisé autour de 7 critères qualité : 

    1. Conditions d’information du public sur les prestations proposées, les délais pour y accéder et les résultats obtenus ;
    2. Identification précise des objectifs des prestations proposées et l’adaptation de ces prestations aux publics bénéficiaires, lors de la conception des prestations ;
    3. Adaptation aux publics bénéficiaires des prestations et des modalités d’accueil, d’accompagnement, de suivi et d’évaluation mises en œuvre ;
    4. Adéquation des moyens pédagogiques, techniques et d’encadrement aux prestations mises en œuvre.
    5. Qualification et développement des connaissances et compétences des personnels chargés de mettre en œuvre les prestations ;
    6. Inscription et investissement du prestataire dans son environnement professionnel ;
    7. Recueil et prise en compte des appréciations et des réclamations formulées par les parties prenantes aux prestations délivrées.

    Pour chacun des 7 critères, le référentiel précise les indicateurs à mettre en œuvre, en fonction de la catégorie d’action concernée (action de formation, bilan de compétence, VAE, formation par apprentissage). 

    32 points sont décrits dans le guide du référentiel national qualité.

    Un audit qui fait grandir

    Installé face aux portraits des salariés et formateurs de AIR, l’auditeur a relevé les points forts de AIR :

    • très bon fonctionnement de l’organisme de formation
    • bonne organisation entre les équipes
    • personnes engagées

    Dans votre organisme, il y a une âme, on s’y sent bien” indique l’auditeur lors de son rapport d’évaluation final. 

    Après avoir remercié pour l’accueil et la collaboration des équipes auditées, l’auditeur s’est vu remercié pour ses qualités d’écoute. Sébastien Lecomte de conclure : “cet audit va permettre de grandir car on repart avec de vraies pistes d’amélioration”.


    Rédaction : Lucille Blondé ; Relecture : Monique Martinet

  • AIR remporte une treizième place au Raid Handi-Forts 2024 !

    AIR remporte une treizième place au Raid Handi-Forts 2024 !

    Pour la troisième année consécutive, AIR a parrainé une équipe au Raid Handi-Forts le week-end des 4 et 5 mai 2024. Notre équipe qui était jumelée avec le Centre Omnisports Pierre Croppet est arrivée 13ème sur un total de 35 équipes !
    Retour sur cette expérience d’inclusivité unique en son genre, où personnes valides et personnes en situation de handicap se surpassent ensemble par le sport.

    Découvrez la galerie photo en fin d’article !

    Un défi sportif

    Le Raid Handi-Forts, c’est bien plus qu’un seul week-end dans l’année : depuis la réunion de présentation du Raid Handi-Forts au mois de mars, nos salariés participants, Maeva du service avant-vente et Gabriel du service accompagnement des utilisateurs à l’usage du logiciel Airmes, ont préparé cette épreuve en participant à toutes les activités proposées avant la manifestation. Ils ont ainsi pu découvrir le volley assis et le tir para-sportif, deux disciplines paralympiques qu’il sera possible de suivre cet été pendant les Jeux. Ils ont également pu se familiariser avec le kayak sur le canal d’Avanne et ont eu une formation à l’usage de la joëlette, une sorte de fauteuil roulant tout terrain tirée et poussée par deux personnes. Ces activités sont l’occasion de rencontrer les autres membres de l’équipe et de commencer à créer du lien avec celles et ceux qui partageront les joies et les peines pendant tout un week-end.

    C’est dans la fraîcheur matinale du mois de mai que commence le Raid. Alors que le soleil n’est levé que depuis une heure, les deux cents participants se réunissent sur le parking où les attend des bus de ville garés en ligne. C’est un impressionnant convoi qui se met en route et les amène sur la ligne de départ. Après un échauffement et la chorégraphie officielle de l’édition 2024, les équipes s’élancent une à une sur le parcours ponctué d’épreuves de 35 km en deux jours, dans la nature bisontine, l’occasion pour Maeva et Gabriel de découvrir des coins qu’ils ne connaissaient pas !

    Parmi les défis qu’ils ont relevé : jeux de mémoire, course d’orientation, jeux de culture générale, tir à l’arc, volley assis et tir para-sportif, para-escalade, para-athlétisme, gymkhana en kayak, escrime fauteuil, goalball, langue des signes, acrosport…

    Dimanche en fin d’après-midi, l’équipe atteint l’arrivée sous les applaudissements et les acclamations des familles venues profiter du village d’animation sur la Promenade Chamars et surtout de plusieurs de leurs collègues de AIR, un moment plein d’émotions qui récompense pleinement les efforts fournis et la météo capricieuse.

    Enfin, la journée se termine par le classement général et la remise des prix.
    Si l’an dernier, le premier prix était de pouvoir participer à la première édition du Raid Handi-Forts à Avignon, cette année, la Ville de Besançon offre des places pour aller assister aux Jeux Paralympiques, à Paris !
    L’équipe obtient fièrement une treizième place parmi les trente-cinq équipes en lice !

    Une aventure humaine

    L’objectif n’est pas d’être l’équipe la plus rapide mais celle qui remporte le plus de points sur les ateliers. Partant de ce postulat, nul besoin de courir, il vaut mieux partir à point. Le Raid Handi-Forts, c’est une aventure humaine qui favorise les rencontres et l’entraide.
    Pour Gabriel et Maeva, les occasions n’ont pas manqué : toute l’équipe participe au passage des obstacles par la joëlette pour que Nadia puisse profiter du Raid dans le plus grand confort qu’offre ce fauteuil. Les coéquipiers se soutiennent lorsque l’un d’eux fatigue, ressent l’appréhension du vide ou la peur de l’eau. Lorsque ces situations arrivent, ils se posent, se soutiennent, se rassurent et s’encouragent.
    Au-delà de l’équipe, cet esprit bienveillant s’étend à tous les participants. Gabriel explique avoir porté les joëlettes de plusieurs équipes en plus de la sienne.
    Cette entraide lui a permis de se mettre à la place des personnes à mobilité réduite et de prendre conscience de la difficulté de se mouvoir pour une personne à mobilité réduite : “le moindre escalier, pente un peu raide, quand tu peux marcher sans problème, tu ne penses pas à tout ça. J’ai passé deux jours à devoir réfléchir à des questions que je ne m’étais jamais posées, je vois les choses autrement, désormais.” Maeva aussi a ressenti cette même prise de conscience pendant qu’elle participait aux activités : “Pendant l’escrime, je devais à la fois tenir en équilibre sur mon fauteuil et viser avec mon fleuret, c’est beaucoup plus dur que ce que l’on pourrait penser ! Et quand je courais avec les yeux bandés en athlétisme, je n’avais plus aucun repère. Tous mes autres sens étaient en ébullition pour compenser l’absence de la vue : je me suis concentrée sur tout un tas d’autres détails auxquels je ne pense même pas quand je vois.”

    Mathilde, salariée d’une entreprise adaptée de la Fondation Pluriel fait partie de l’équipe AIR – COPC. Elle a un handicap cognitif qui complique son élocution et sa vitesse de compréhension. Le Raid est pour elle l’occasion de prouver qu’elle est capable : “je voulais montrer que les personnes en situation de handicap peuvent faire du sport.” et c’est un défi relevé : comme tous les autres participants, elle est arrivée au bout des 35 kilomètres de marche, fatiguée mais heureuse d’avoir réalisé cet exploit !
    Elle raconte avoir découvert plusieurs sports et qu’elle envisage de s’inscrire à la natation en septembre !

    Les moments d’attente devant un atelier, les passages étroits, les ateliers où plusieurs équipes s’affrontent sont autant de temps où la rencontre est possible : “Les gens voient le logo de AIR, ils nous demandent ce que l’on fait, ça crée le dialogue” nous explique Gabriel. Pour Maeva, fidèle à sa mission de prospection pour la Coopérative, c’est toujours l’occasion de parler des différentes activités de AIR et de faire la promotion d’Airmes ! 

    Elle rentre même avec des contacts à qui elle a envoyé des catalogues de formation et le dépliant du logiciel !

    Quand on demande à nos collègues ce qu’ils ont pensé de cette aventure, ils nous répondent en chœur, des étoiles dans les yeux : “c’était physique mais on a adoré !
    Gabriel salue particulièrement l’organisation de l’évènement : “Chapeau à l’organisation. À chaque carrefour, il y a des bénévoles qui t’applaudissent et t’encouragent. Tout était bien ficelé. Au final, tu ne t’occupes de rien à part marcher et participer aux activités.

    Maeva, elle, a particulièrement apprécié l’expérience personnelle qu’elle a vécu : “J’ai envie de dire aux collègues que c’est plus facile que ce qu’ils croient. Je croyais que j’allais courir pendant 35 km mais comme seules les épreuves comptent, on peut le faire en marchant ! Les ateliers étaient originaux, j’ai découvert plusieurs sports que je ne connaissais pas. J’ai l’habitude de sortir de ma zone de confort, c’est l’occasion pour moi d’éprouver mes repères personnels et ma volonté. Le Raid a été une nouvelle expérience pour moi : je ne suis pas sportive et j’ai peu d’endurance. J’ai dû me battre contre moi-même, ma fatigue. Mais j’ai eu suffisamment de force intérieure, de soutien et de détermination pour arriver jusqu’au bout. J’ai aussi découvert de nouveaux endroits très natures et très agréables.”


    💡Le sport, vecteur de sociabilisation

    Pour beaucoup de participants, le Raid Handi-Forts est une sortie incontournable attendue toute l’année. Il faut dire que tout est mis en œuvre pour rendre cet évènement accessible à tous : tous les sites sont PMR, un interprète LSF est présent pendant toutes les prises de paroles et l’organisation sensibilise les représentants des entreprises.
    Bien que les collectivités multiplient les efforts pour rendre les espaces urbains accessibles, la vie quotidienne et les sorties en extérieures restent de véritables parcours du combattant pour les quelques 9 millions de personnes en situation de handicap en France.


    Selon le Ministère des Solidarités, près de 70% des personnes en situation de handicap de moins de 60 ans se disent favorables à la pratique régulière mais moins de la moitié (47%) le font.
    Le sport permet de se sentir mieux dans son corps, de le découvrir et de l’apprivoiser. C’est aussi un vecteur social qui favorise la rencontre, le travail et la cohésion d’équipe. Il reste donc un bon moyen d’éviter le sentiment d’isolement et de solitude qui touche une personne en situation de handicap sur trois selon la Fondation de France.

    Pour aller plus loin : Mon Parcours Handicap – Quel sport pratiquer ? 
    Caisse d’Allocation Familiale – Handicap et pratique sportive : comment se lancer ?


    Rédaction et réalisation vidéo : Amaury Salles ; Contributeurs : Mathilde, Maeva, Gabriel, Grégory, Estelle, Nadia ; Relectrice : Lucille Blondé.

  • AIR, organisme accrédité évaluateur de la qualité des ESSMS par la HAS

    AIR a passé avec succès, l’accréditation d’organisme évaluateur de la qualité des ESSMS. Organisme auparavant habilité à réaliser des évaluations externes d’après le précédent référentiel HAS, AIR a candidaté à l’accréditation du nouveau référentiel HAS. AIR a obtenu la recevabilité opérationnelle du 1er septembre 2022 au 1er mars 2024, étape qui précède l’audit d’évaluation finale. Retour sur un grand pas pour AIR et pour les équipes qui ont relevé le défi avec brio.

    👉Retrouvez la Liste des organismes accrédités, dont AIR dans le Doubs (25).

    La loi du 24 juillet 2019

    Depuis la loi 2002-2, tous les établissements et services sociaux et médico-sociaux (ESSMS) ont l’obligation d’être évalués sur la qualité des activités et prestations délivrées aux personnes accueillies. La loi du 24 juillet 2019 a missionné la HAS pour élaborer une nouvelle procédure d’évaluation nationale commune à tous les ESSMS et un nouveau cahier des charges fixant les exigences requises pour être accrédité comme organisme autorisé à réaliser ces évaluations.

    Ce nouveau référentiel concerne tous les ESSMS mentionnés à l’article L312-1 du CASF dans les secteurs : 

    • personnes âgées,
    • personnes en situation de handicap,
    • les enfants protégés
    • personnes confrontées à des situations de grande précarité ou concernées par des addictions

    Soit environ 40 000 ESSMS en France.

    Cette accréditation est accordée sur la base :

    • de la norme EN ISO/IEC 17020 – Évaluation de la conformité – Exigences pour le fonctionnement de différents types d’organismes procédant à l’inspection ;
    • du document INS REF 02 (traduction internationale ILAC P15) ;
    • de toutes règles définies par l’organisme d’accréditation ;
    • des exigences complémentaires fixées par le cahier des charges de la HAS.

    Le nouveau référentiel

    Un nouveau référentiel commun à tous les ESSMS a donc été élaboré par la HAS. Il est centré sur la personne accompagnée à travers des entretiens pour évaluer les pratiques et les organisations au plus proche du terrain : entretiens avec les personnes accompagnées, les membres du conseil de la vie sociale, les professionnels et la gouvernance des ESSMS.

    Ce nouveau référentiel répond à trois enjeux majeurs : 

    • permettre à la personne d’être actrice de son parcours ;
    • renforcer la dynamique qualité au sein des établissements et services ;
    • promouvoir une démarche porteuse de sens pour les ESSMS et leurs professionnels.

    Il s’attache à quatre valeurs fondamentales : 

    • le pouvoir d’agir de la personne ;
    • le respect des droits fondamentaux ;
    • l’approche inclusive des accompagnements ;
    • la réflexion éthique des professionnels.

    Il est organisé en trois chapitres : 

    1. Chapitre 1 : La personne
    2. Chapitre 2 : Les professionnels
    3. Chapitre 3 : L’ESSMS

    Il se décline en 9 thématiques : 

    1. Bientraitance et éthique
    2. Droits de la personne accompagnée
    3. Expression et participation de la personne accompagnée
    4. Co-construction et personnalisation du projet d’accompagnement
    5. Accompagnement à l’autonomie
    6. Accompagnement à la santé
    7. Continuité et fluidité des parcours
    8. Politique ressources humaines
    9. Démarche qualité et gestion des risques

    Il répond à 42 objectifs déclinés en 157 critères d’évaluation. Pour chacun des critères, sont précisés son champ d’application, son niveau d’exigence, ses éléments d’évaluation (entretiens / consultation documentaire / observations) et les référencements associés. Parmi ces 157 critères : 

    • 129 sont génériques et communs à tous les ESSMS,
    • 28 sont applicables selon le secteur d’activité, le type de structure ou le public accompagné.

    Sur ces 157 critères : 

    • 139 correspondent au niveau “standard” attendu,
    • 18 sont dits “impératifs” car ils impliquent la mise en place d’un plan d’actions spécifiques dans la continuité immédiate de la visite d’évaluation.

    Le rapport d’évaluation final doit être écrit sur une trame définie, commune à l’ensemble des établissements et services sociaux et médico-sociaux. Les résultats de l’évaluation sont ensuite transmis à l’autorité de tarification et de contrôle, et à la HAS. Les résultats de l’évaluation feront également l’objet d’une diffusion publique.

    Passant de 7 à 5 ans, l’intervalle entre deux évaluations d’un ESSMS est réduit afin de correspondre à la durée du projet d’établissement. Une auto-évaluation par l’établissement peut être organisée en amont de l’évaluation quinquennale réalisée par un organisme tiers accrédité.

    Le référentiel est accompagné d’un manuel d’évaluation qui répertorie l’ensemble des fiches critères et présente des fiches pratiques utiles à la mise en œuvre de l’évaluation : 

    Le nouveau cahier des charges pour devenir organisme accrédité

    Le nouveau cahier des charges pour devenir organisme évaluateur de la qualité des ESSMS accrédité est exigeant. Il garantit la probité et l’intégrité de l’organisme évaluateur et donc la qualité globale des 40 000 ESSMS en France. Le challenge a été relevé par Yann Rondot, Responsable des évaluations chez AIR, et Monique Martinet, Directrice Générale Déléguée. Épaulés par Thierry Parmantier, Consultant qualité, ils ont su mettre en place l’organisation nécessaire à la bonne application du nouveau référentiel.

    Le cahier des charges est exigeant et nécessite une organisation rigoureuse et solide” explique Yann Rondot. “L’un des critères important est par exemple l’impartialité et l’indépendance” poursuit-il : 

    • Les intervenants qui évaluent les structures doivent être indépendants.
    • Ils ne doivent par exemple pas agir en tant que conseiller dans les 24 mois précédant la visite et les 12 mois suivant la visite.
    • Ils ne doivent pas avoir de conflit d’intérêts avec la structure qu’ils évaluent, c’est-à-dire ne pas avoir exercé d’activité dans l’ESSMS ou l’OG, depuis 5 ans, ou ne pas avoir d’intérêt direct ou indirect dans l’ESSMS et l’OG évalué.
    • Ils ne doivent pas exercer leur activité au sein d’un ESSMS du même département que l’ESSMS évalué. 
    • Ils ne doivent enfin pas exercer au sein des autorités d’autorisation, de tarification et de contrôle des ESSMS, ni au sein de la HAS.

    “Pour autant, les intervenants doivent avoir de l’expérience et des compétences dans le secteur du social et du médico-social” ajoute Monique Martinet : 

    • Il faut que les intervenants assurent 4 missions d’évaluation minimum en ESSMS en moyenne par an sur un cycle d’évaluation (5 ans).
    • Il est impératif d’avoir une expérience de 3 ans minimum dans le secteur social et médico-social et que les compétences soient si possible liées à l’organisation des soins dans le secteur médico-social.

    La confidentialité est en outre obligatoire dans ce nouveau référentiel” conclut Thierry Parmantier : 

    • Le rapport de visite ne doit pas être divulgué.
    • Il doit garantir l’anonymat des personnes qui ont pris part à l’évaluation.

    D’autres critères viennent étoffer ce cahier des charges. Pour le consulter en intégralité : Cahier des charges.


    Rédaction : Lucille Blondé ; Relecture : Monique Martinet

  • Des formations au handicap pour les Transports de l’Ain

    Des formations au handicap pour les Transports de l’Ain

    AIR réalise des formations pour les Transports de l’Ain, un acteur public qui transporte chaque jour des milliers de voyageurs, notamment des enfants valides et en situation de handicap. Dans le cadre du plan de développement des compétences, l’entreprise a fait le choix de confier leur projet de formation à AIR, centre ressources et de formation dédié au handicap. Zoom sur ce projet symbole d’inclusion dans la société.

    Un projet de formation…

    L’entreprise des Transports de l’Ain assure le transport scolaire et adapté de 18 000 élèves du primaire au BTS, en passant par le collège et le lycée, sur plus de 600 communes du territoire de l’Ain. Parmi ces élèves, l’entreprise estime qu’environ 700 enfants sont en situation de handicap. Dans le cadre du plan de développement des compétences, la société a sollicité AIR pour réaliser des formations sur le handicap : “Nous avions besoin d’avoir des éléments de compréhension par rapport aux pathologies afin d’accompagner au mieux les élèves, notamment dans la gestion des crises” explique Alexandre Giroud, à l’origine du projet. Lui-même gestionnaire du transport adapté, il était sensibilisé à la thématique et a su mettre en œuvre l’écoute nécessaire pour faire remonter les besoins du terrain.

    … symbole d’inclusion dans la société

    C’est ensuite à Ophélie Grégoire, gestionnaire du service formation, qu’a été confiée la mise en place concrète. Un programme a ensuite été élaboré avec AIR : “Nous avions besoin d’avoir des informations sur les raisons possibles d’une crise que peut faire un enfant dans le bus, afin de pouvoir mettre en place l’environnement adapté pour lui”. Des outils ont par exemple été proposés pour gérer la crise lorsqu’elle survient : un baromètre d’humeur permet instantanément de sentir comment est l’enfant à l’arrivée dans le bus. 180 chauffeurs de bus et cadres du siège participent aux formations. AIR soutient et accompagne ce projet, symbole d’inclusion des enfants en situation de handicap dans la société, fer de lance de la coopérative.


    Interview de la formatrice, Elena Bayo

    Elena Bayo est neuropsychologue et formatrice pour AIR. Elle réalise les formations pour les chauffeurs et cadres des Transports de l’Ain qui ont démarré en 2024. Contenus pédagogiques personnalisés, rythme adapté et questionnements, cette formation est un signal très positif pour l’inclusion des personnes en situation de handicap dans le monde dit “ordinaire”.

    Le trajet : premier pas dans le monde ordinaire de milliers d’enfants chaque jour

    2024 signe le début des formations pour les Transports de l’Ain, une entreprise publique qui transporte quotidiennement des milliers d’enfants à l’école. Parmi eux, des enfants en situation de handicap. Les chauffeurs ont souhaité se former à l’accueil et l’accompagnement de ce public afin que le premier et le dernier pas de ces enfants hors de leur famille soit un moment agréable et positif. 12 journées ont ainsi été programmées et Elena nous en a parlé :

    Quelles sont les formations que vous réalisez pour les Transports de l’Ain ?

    Je réalise les formations à destination des chauffeurs. L’objectif est d’avoir des réflexes et une méthodologie pour savoir réagir en cas de crise ou d’agitation. Je dispense donc des formations scindées en deux moments forts : 

    • Qu’est-ce que le handicap ? (matin)
      • les différents types de handicap : TSA, TND, TDAH, etc.
      • les comportements et signes pour les reconnaître : communication, particularités, etc.
      • le développement de l’enfant
      • les pistes les plus courantes pour arriver à distinguer les différences, comprendre les essentiels modes de fonctionnement, etc.
    • Etudes de cas (après-midi)
      • échanges concrets sur les situations rencontrées
      • la réponse immédiate à une crise
      • la gestion de la crise lorsqu’elle est un peu désamorcée (communication, verbal, émotionnel, physique)
      • la réflexion à froid, les recommandations de bonnes pratiques, etc.

    En quoi cette formation est-elle différente de ce que vous réalisez habituellement ?

    Pour moi, cette formation est très enrichissante car elle se déroule en milieu ordinaire. Les professionnels que je forme ne sont pas des experts du handicap, ils sont en dehors des institutions médico-sociales. Ils ont des problématiques différentes et une envie de bien faire qui donne de l’espoir. Ils ont la volonté de bien accueillir, ils sont motivés. Pour eux, c’est une vocation de transporter des enfants, et de le faire bien.

    Par ailleurs, j’apprends plein d’anecdotes sur ce qu’ils vivent. De véritables liens d’attachement se sont créés avec ces enfants. Ils ont une humanité récente et belle qui est leur moteur.

    En quoi de ce type de formations préfigure l’avenir ?

    On se dirige progressivement vers une désinstitutionnalisation des personnes en situation de handicap. L’accompagnement se fait aussi en dehors des centres médico-sociaux, la personne est au centre. C’est un signal positif pour l’avenir, mais il faut continuer à accompagner ces professionnels. Ils doivent assurer le bien-être et la sécurité des enfants, mais ils sont parfois démunis et ils manquent de moyens. L’Etat et la société sont démunis, ils n’ont pas les ressources et les moyens économiques pour accompagner. Il faut continuer à former, c’est la clé pour l’inclusion dans la société.


    Rédaction : Lucille Blondé ; Relecture : Ophélie Grégoire et Alexandre Giroud

  • Zoom sur l’intervention de Monique Martinet à l’ONU

    Zoom sur l’intervention de Monique Martinet à l’ONU

    Lundi 18 mars 2024, de 18h30 à 20h30, Monique Martinet – neurologue psychiatre et pédiatre, directrice générale déléguée de AIR – est intervenue pour la 68ème Commission sur le Statut de la Femme, organisée par l’ONU des Femmes et par l’European Union of Women. Le thème : L’impact de la pauvreté sur la vie des Femmes et des enfants. Ce webinaire était accessible en visioconférence.

    Le handicap, définition

    Monique a commencé son intervention en citant la définition du handicap inscrite dans la loi 2005-102 : « Constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant. » La différence avec les précédentes conceptions du handicap réside, d’une part dans la prise en compte des retentissements des problèmes organiques et fonctionnels en termes de participation sociale, et d’autre part sur la place donnée à l’environnement. Actuellement en France, 2,22 millions de personnes bénéficient de l’Allocation Adulte Handicapé (AAH) – environ 1000€ par mois – et 410 000 enfants bénéficient de l’Allocation d’Education de l’Enfant Handicapé – environ 150€ par mois.

    Handicap et pauvreté en France

    Le niveau de pauvreté en France est calculé en pourcentage du niveau de vie médian, après impôts et prestations sociales, pour une personne vivant seule ou collectivement (INSEE). Il s’appuie sur 4 niveaux : le niveau de revenu, le seuil de pauvreté, les critères de privation en termes de conditions de vie, le train de vie minimum. En France, le seuil de pauvreté est de 1010€. Le niveau de pauvreté prend donc en compte les aides sociales et les avantages sociaux et il faut alors considérer le “reste à vivre”. Comment donc mesurer ce “reste à vivre” et le faire évoluer ? La loi n°2023-1196 du 18 décembre 2023 vise l’inclusion des personnes handicapées dans la société, y compris en ESAT et en ateliers protégés, à travers différentes mesures : droit de grève, droit d’adhérer à un syndicat, prise en charge d’une partie des frais de transport, droit plus large d’accès au chômage. Les personnes handicapées peuvent également bénéficier, comme tout citoyen, d’un patrimoine. Comment concilier alors solidarité nationale (aides sociales) et solidarité de proximité (patrimoine) ? La pauvreté est multidimensionnelle, influant directement sur la qualité de vie des personnes, notamment en termes de « conception universelle » pour les personnes en condition de situation de handicap.

    Nécessité de changer de paradigme

    Le premier pas est de considérer la personne handicapée comme une personne à part entière. L’association Down Up à Arras propose par exemple des appartements à des personnes handicapées, qui vivent, travaillent et sont indépendantes au sein de la cité. L’inclusion et l’autodétermination sont des réflexions émergentes en France qui favorisent la possibilité de choix, renforce le sens de sa vie, favorise l’estime de soi, permet la reconnaissance sociale pour soi et pour le collectif, l’accès aux évolutions technologiques. Un enrichissement non financier, net et mesurable pour tous les citoyens.


    Rédaction : Lucille Blondé ; Relecture : Monique Martinet